Jacques Gaillot

  • Chemin de croix

    Jacques Gaillot

    Voici un texte bref, suggestif, à la disposition d'un lecteur isolé ou d'une communauté. Pour mettre ses pas dans ceux du Christ au cours de sa Passion. Pour mettre ses pas dans les pas des innocents persécutés auxquels le Christ a voulu s'identifier. La dernière station est celle de la Vie. La mort n'a pas le dernier mot. Le tombeau est ouvert. C'est la déchirure d'une naissance. Il est ouvert sur un monde nouveau. Nous sommes délivrés de l'angoisse de la mort pour être des vivants.

  • Quand un homme de foi destitué se libère du carcan de l'Église et s'engage auprès des opprimés.

    Véritable maître à penser de toute une génération déçue par le conservatisme d'une Église jugée parfois comme intolérante, Jacques Gaillot est devenu une figure incontournable de la scène médiatique et politique française. Aussi charismatique que Soeur Emmanuelle, aussi provocateur que Guy Gilbert, Jacques Gaillot n'a jamais cessé de lutter aux côtés des sans-papiers et des mal-logés. En janvier 1996, il crée le site Partenia qui lui permet de maintenir le dialogue, élargi à des milliers d'internautes de tous les horizons.
    Au jour le jour, il relate ses expériences, ses impressions de voyage, ses rencontres. Les massacres de Gaza, les morts dans les prisons, Cuba, Obama, qui, à peine récompensé par le prix Nobel de la Paix, envoie des renforts en Afghanistan, Jacques Gaillot pose sur le monde un regard plein de compassion. Il confie ses prières. Le rang ou le statut des hommes et des femmes qu'il croise sur son chemin importent peu. De ses Carnets se dégage le charme de l'écoute particulière de cet homme ; de chaque page émane un authentique témoignage du don de soi et du partage de la parole de Dieu.
    Pour celui qui a fait le choix des plus démunis, aucun combat n'est à exclure. Dix ans après sa révocation, il reste un infatigable semeur : toujours en chemin ! son immense tolérance est à l'image de son regard bleu, comme deux fenêtres grandes ouvertes sur un monde ensoleillé par la foi.
    Jacques Gaillot a aujourd'hui 75 ans. Cette date anniversaire est l'occasion pour lui de nous livrer ses réflexions comme on conte le monde, le soir, à la veillée.
    En humaniste engagé, le site Internet Partenia qu'il a mis en ligne depuis 4 ans connaît des records de fréquentation. Traduit en 7 langues, le site propose un forum, des carnets de route et des interventions sur l'actualité.

  • "Comme il est difficile de devenir libre et responsable à notre époque ! Nous sommes bien souvent laissés à nous-mêmes, pour faire des choix, pour penser par soi-même et trouver un sens à la vie. Lourd fardeau". Dans cette très belle lettre à Nicolas, un jeune garçon rencontré dans les luttes altermondialistes, l'indocile évêque Jacques Gaillot tente d'aider son ami en s'interrogeant sur l'argent, les préjugés, l'injustice, la paix, la non-violence... mais aussi la promesse d'un autre monde. Avant de conclure : "Je crois en Dieu parce que je crois en l'homme". Avec cette lettre à Nicolas, Mgr Gaillot inaugure la nouvelle collection "Messages personnels" des Editions Mordicus. Sous la forme de courts textes adressés à un jeune homme ou une jeune fille qui entame sa marche dans la vie, il s'agira, pour l'auteur, de répondre à quelques questions déterminantes : quel message aimerait-il laisser derrière lui? Quelles sont les idées majeures qu'il souhaite transmettre aux générations futures ? Une façon de faire le point sur ce qui compte réellement.

    Sur commande
  • " Mgr Gaillot anticipe sur les positions qui seront nécessairement celles de l'Église de demain ", prédisait l'abbé Pierre. Et d'ajouter à l'adresse de l'ex-évêque d'Évreux : " Prenez des risques, prenez des coups, mais ne vous taisez pas ! " Non seulement Jacques Gaillot ne s'est pas tu, mais dans ce livre d'entretiens il est plus direct que jamais, plus incisif contre les pouvoirs qui écrasent l'être humain, en France comme ailleurs.

    Immergé dans le monde réel, loin du carcan des institutions, il n'a rien renié des convictions qui en 1995 le firent chasser à grand fracas de son diocèse d'Évreux. Non content de le destituer, le Vatican lui avait octroyé un diocèse fantôme perdu dans les sables du Sud algérien, Partenia, avec le ferme espoir de voir la parole dérangeante de l'évêque SDF s'y enliser. L'erreur fut double : le banni s'est retrouvé libre comme il ne l'avait jamais été ; il a alors retourné la punition à son avantage et transformé l'inexistant Partenia en un formidable forum Internet qui est devenu le plus grand diocèse du monde ? pour croyants et non-croyants. Jamais traversée du désert n'aura été aussi peuplée.
    En septembre 2010, Jacques Gaillot aura soixante-quinze ans (en principe l'âge de la retraite pour un évêque), mais il n'a pas l'intention de renoncer à lutter sur le terrain contre l'injustice. Il plonge au quotidien dans l'enfer des déshérités, s'engage aux cotés des sans-abri mais aussi des peuples sans terre. Le mouton noir de l'épiscopat français voit également avec une indulgente ironie ses " frères évêques ", qui hier le lâchaient, souffrir et grogner sous les coups de boutoir du Vatican.

    Sur commande
  • Évêque du scandale pour les uns, missionnaire des temps nouveaux pour les autres, monseigneur Gaillot fait régulièrement la une de l'actualité par ses déclarations fracassantes et ses prises de position peu orthodoxes sur les grands débats de société.Petites phrases après petites phrases, le piège de la caricature médiatique s'est peu à peu refermé sur l'enfant terrible de l'épiscopat français, si bien que l'on écoute plus volontiers le vacarme provoqué par son discours que le discours lui-même...Loin des fièvres de l'information immédiate, et au-delà des « affaires », l'évêque d'Évreux explique ici, très simplement et très clairement, le sens de son combat d'homme d'Église en cette fin de XXe siècle. guidé par « l'Évangile libérateur », il milite pour une religion catholique ouverte sur le monde moderne, donc sur l'avenir, et s'inquiète des « tentations du repli ». S'affirmant « évêque des non-croyants » et plus encore des « paumés » de la société, Jacques Gaillot se bat pour une Église plus tolérante et moins frileuse, une Église sans tabous et sans interdits, une Église qui s'arrêterait de « prêcher dans le désert ».Contesté, décrié, insulté même, monseigneur Gaillot a également acquis une stupéfiante popularité auprès de tous ceux, croyants ou non, qui l'encouragent à ne pas se taire. L'évêque d'Évreux leur répond en exposant sa stratégie, mélange de prudence et d'audace : Jacques Gaillot veut continuer « à parler libre et vrai », mais en demeurant au sein de l'Église. Il ne veut ni déserter, ni se faire débarquer, ni « s'établir à son compte ». Il conteste, mais dans les règles. N'empêche que la question reste posée : le laissera-t-on faire ? Et jusqu'où ? Elizabeth Coquart-Huet, journaliste à Paris-Normandie, responsable de la rédaction d'Évreux, suit depuis plusieurs années l'itinéraire mouvementé de monseigneur Jacques Gaillot.Philippe Huet, grand reporter, ancien rédacteur en chef adjoint de Paris-Normandie, a « couvert », pendant quinze ans, de nombreux événements mondiaux ainsi que les grands procès d'Assises.

    Sur commande
  • Monseigneur pour les uns, agitateur pour les autres, Jacques Gaillot est partout : à la télévision, rue du Dragon, à Rome, avec les expulsés dans les églises... Il est de tous les combats. Ce ne sont pas les médias qui l'appellent. C'est la vie qui le sollicite.

    Mais cet homme qu'on voit beaucoup, dont on connaît le visage, l'écoute-t-on ? Sait-on même ce qu'il pense ? Partout où il va, on l'interroge : Qui a fait la mort ? Que dire aux sans-logis ? Qu'est-ce que l'amour ? Jacques Gaillot évoque ici ses rencontres avec tous ces inconnus qui frappent à sa porte, Tayeb, Ali et quelques autres, enfants de Dieu à leur façon. Tous sont bousculés dans leurs vies. Ils ont soif d'autre chose. Ce que je crois n'est pas une encyclique, donc, mais un témoignage vivant, qui nous fait rire et douter.

    Sur commande
  • Sur commande
  • Monseigneur des autres

    Jacques Gaillot

    • Seuil
    • 1 September 1989
    Sur commande
  • N'est-ce pas un paradoxe de mettre ensemble catéchisme et liberté ? Le catéchisme évoque ce qu'il faut croire, tandis que la liberté fait appel à la responsabilité personnelle. Nous vivons une époque où il y a une perte de contrôle des religions. Avec les avancées de la modernité, les vérités transmises, prescrites ne s'imposent plus. Nous sommes témoins de la fin d'un monde et nécessairement de celle d'une Eglise. Témoins aussi de la naissance d'un autre monde et de l'émergence d'une Eglise passionnante où l'important est d'être en chemin.

  • "J´ai fait un rêve : celui de pouvoir accompagner les pauvres, les exclus, les pas grand-chose, sans avoir à m´expliquer, me justifier auprès des riches, des nantis, des confortables. Celui de pouvoir me rendre où la détresse m´appelle sans avoir à déposer de préavis. Celui de pouvoir m´indigner contre lia misère, l´injustice, la violence, le commmce des armes et les famines réglementees sans être classé en politique...
    J´ai fait un rêve : celui de pouvoir vivre ma foi au sein de l´figlise, mais également dans la société, dans mon temps et avec mon temps. Celui d´avoir la liberté depenser, de m´exprimer, de débattre, de critiquer sans le couperet. Celui d´être différent dans l´unité et de rester moimême, solitaire et solidaire. Celui enfin de pouvoir annoncer un Évangile de liberté sans être marginalisé ...
    J´ai fait un rêve, et ce rêve devient réalité. "Le pape vous a rendu un grand service, m´a écrit quelqu´un. Vous allez pouvoir quitter votre palais, et vivre du Christ, avec lui, où il est"... A ce détail près que mon évêché d´Évreux n´était pas un palais, ce correspondant dit vrai : en me libérant contre mon gré, Rome m´offre plus que je n´osais l´espérer, bien plus qu´un diocèse, bien plus qu´un évêché.
    Elle m´offre Partenia."

empty