Isabelle Monnin

  • « On lirait dans les êtres comme dans le flanc éraflé des montagnes, si on savait.»C'est une histoire intime, la jeunesse lumineuse de deux soeurs nées dans les années 1970 ; et puis la tragédie obscurcit tout.C'est une promenade sur les sentiers de la vie d'une femme, traversés par l'époque, les rêves et ces chagrins inconsolables qui nous font pourtant grandir.Récit à la beauté vibrante, Mistral perdu recueille les traces des événements personnels et collectifs qui nous percutent à jamais.Un texte d'une douceur déchirante et pourtant apaisante. Raphaëlle Leyris, Le Monde des livres.Un récit bouleversant, touché par des moments de grâce. Mohammed Aïssaoui, Le Figaro littéraire.

  • Mistral perdu

    Isabelle Monnin

    • Lattes
    • 6 September 2017

    C'est une histoire intime, deux soeurs grandissent ensemble dans la France provinciale des années 1980 ; et puis l'une meurt.
    C'est une histoire politique, on croit qu'on appartient à un tout ; et puis on ne comprend plus rien.
    C'est l'histoire du je et du nous, ces deux-là s'intimident, ils se cherchent, parfois ils se trouvent ; et puis ils se déchirent.
    C'est l'histoire de valeurs, elles disent qui on est ; et puis elles se laissent bâillonner.
    C'est l'histoire d'un chanteur préféré, tendre et rebelle ; et puis il finit par embrasser les flics.
    C'est l'histoire d'un hier, où ne comptait que le futur ; et puis des aujourd'hui, malades du passé.
    C'est l'histoire d'un monde qui se croyait fort et paisible ; et puis il réapprend la haine.
    C'est l'histoire qui nous arrive ; et puis l'impression de ne plus y arriver.
    C'est une nostalgie, sans doute, mais pas seulement : dans la mémoire de ce qui fut, demeurent peut-être les graines de ce qui renaîtra, après la catastrophe.

  • C'est une semaine spéciale dans la vie de Daffodil Silver.
    Elle doit solder la succession de ses parents récemment disparus. Avant d'accepter ou de refuser l'héritage colossal qu'ils lui laissent, elle veut raconter au notaire leur singulière histoire.
    Le récit commence bien avant sa naissance, quarante ans auparavant. La mère de Daffodil s'appelle Lilas. Elle est la première des deux filles de Marguerite et Marcel, le propriétaire de l'usine des Souvenirs Faure. Trois ans après elle, est née sa moitié miraculeuse, l'autre face de sa médaille, un soleil : Rosa.
    Les soeurs sont inséparables. Elles rêvent d'ailleurs et de création, sont le noyau d'un joyeux groupe d'amis. Ensemble, ils jouent aux cartes et s'inventent des avenirs glorieux.
    Beau temps ne dure jamais.
    Alors que Lilas vient de donner naissance à sa fille, Rosa meurt brutalement.
    Passé le choc, vient le sursaut : Lilas décide, pour prolonger d'autant la vie de sa soeur et donner un sens à la sienne, d'écrire un livre qu'on mettrait autant de temps à lire que Rosa a vécu. Vingt-six ans, trois mois et six jours. Une cathédrale peut être magnifique et monstrueuse. La quête est vaine. Elle se heurte à l'indéfinissable de chacun, à ses mystères.

  • 5 mai 2012.
    Demain aura lieu le second tour de l'élection présidentielle mais ce soir, dans la fébrilité de cette attente, Jipé fête ses cinquante ans. Parmi ses invités, Pierre et Jeanne.
    Ils ne se sont pas vus depuis trente ans et pourtant n'ont rien oublié de l'amour qui les avait fait trembler alors. Cette nuit-là, le cours de l'histoire peut changer. Second tour ou les bons sentiments est un roman politique et un roman d'amour, à moins que ce ne soit l'inverse.

  • Jour J : Eugène naît prématurément.
    J+7 : Eugène meurt prématurément.
    À peine une semaine, c'est une petite vie, mais une vie quand même.

    Face au drame, chacun réagit de façon différente. Puisqu'il n'y a rien à dire, la maman se terre dans un mutisme qui témoigne de sa souffrance, tandis que le papa se trouve dans le besoin de dire, de raconter. Il créé le fichier « L'Histoire de notre fils.doc », une biographie qui prouve l'existence de son enfant malgré l'absence.

  • En juin 2012, j'achète à un brocanteur sur Internet un lot de 250 photographies d'une famille dont je ne sais rien. Les photos m'arrivent dans une grosse enveloppe blanche quelques jours plus tard. Dans l'enveloppe il y a des gens, à la banalité familière, bouleversante. Je décide de les inventer puis de partir à leur recherche. Un soir, je montre l'enveloppe à Alex. Il dit : « On pourrait aussi en faire des chansons, ce serait bien. » Les gens dans l'enveloppe, un roman, une enquête, des chansons.
    I. M.
      Un tourbillon de sens et d'émotion. Un dispositif renversant. La preuve que la littérature est bien un art vivant. Hubert Artus, Lire.

    Difficile de dire laquelle des deux parties est la plus émouvante. Isabelle Monnin a une plume, et de l'humanité. Sophie Delassein, L'Obs.

    Un grain, une poésie, une gravité rares. Juliette Einhorn, Le Magazine littéraire.

  • "En juin 2012, j'achète sur Internet un lot de 250 photographies. Dans l'enveloppe il y a des gens. Je décide de les inventer puis de partir à leur recherche. Les gens dans l'enveloppe, un roman, une enquête, des chansons", Isabelle Monnin.

  • Zola, Gainsbourg, Coluche mais aussi Badinter, Apollinaire ou le grand-père de Sarkozy ont un point commun : ils ne sont pas nés français. C'est aux Archives nationales que se trouvaient les longues démarches de naturalisation de nombreuses personnalités. En enquêtant sur ces histoires, les auteurs ont mis à jour des témoignages émouvants qui forment une véritable aventure collective.

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