Isabelle Rigoni

  • Il s'agit moins de mesurer l'intégration des migrants turcs et kurdes que de contribuer à une nouvelle approche de la mobilité, des échanges et des mobilisations. Cette recherche montre la diversité des modalités de gestion identitaire et d'action collective. Une large partie des enquêtes est basée sur des entretiens et l'observation directe. Une solide connaissance de la société turque a permis à l'auteur de livrer une lecture claire des stratégies et des enjeux.

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  • Terre d'accueil historique, la France a scolarisé de nombreux enfants étrangers tout au long du XXe siècle en privilégiant une approche centralisée et universaliste. Depuis les années 1970, la prise en charge des enfants migrants a évolué dans une perspective inclusive. L'arrivée de familles migrantes et en demande d'asile, et l'accroissement du nombre de mineurs non accompagnés induisent un défi de taille pour le milieu scolair e Les 9 chapitres abordés par des chercheurs de différentes disciplines (sociologie, histoire sociale, droit, didactique des langues, sciences de l'éducation) proposent une vision pluridisciplinaire des politiques éducatives qui conditionnent les vécus de l'enfance et de la jeunesse migrantes. Ce recueil éclaire les problématiques socio-éducatives et didactiques au prisme de la question migratoire et au regard des biographies langagières et scolaires.
    Les approches historique et quantitative permettent d'appréhender l'évolution des migrations enfantines et juvéniles, tandis que le droit à l'éducation de ces jeunes dans le contexte français est mis en regard des référentiels institutionnels européens.
    L'analyse ethnographique des expériences sociales et des relations pédagogiques des enfants et jeunes migrants offre des clés de compréhension relatives tant à leurs trajectoires et projets migratoires qu'à leurs parcours en France. Mais elle interroge aussi l'école et la place des élèves migrants en son sein. Plus concrètement, au sein des classes, les choix d'enseignement linguistique pour un public identifié comme « allophone » sont questionnés à l'aune des évolutions institutionnelles et didactiques.

  • voici une réflexion collective et pluridisciplinaire sur les modalités de production des catégorisations et assignations identitaires. tandis que l'actualité politique et médiatique va dans le sens d'un renforcement des représentations stéréotypées et simplifiées de la réalité sociale, il s'agit ici de déconstruire les images stigmatisantes et fixistes imposées par les discours dominants. les pratiques sociales restent encore trop souvent analysées au prisme de l'« immigration » et de l'« intégration », y compris dans la production scientifique, alors même que de plus en plus de faits et d'acteurs sociaux ne se rapportent plus que de façon lointaine à une expérience de migration.
    cet ouvrage part du terrain et des acteurs sociaux. basé sur des récits restitués par des sociologues, des anthropologues et des historiens, chaque chapitre déroule le fil de parcours de vie, individuels ou familiaux. les auteurs s'arrêtent ainsi au côté de femmes et d'hommes, de leurs expériences diverses et complexes, des contradictions institutionnelles qui interagissent dans leur vie, des discriminations qu'ils subissent et intègrent, des multiples manières dont ils improvisent ou composent, au fur et à mesure, à différents moments biographiques et dans divers espaces géographiques, des modalités selon lesquelles ils se racontent, se désignent, s'identifient.
    contribution originale à la sociologie générale, ce livre qui témoigne, comme le souligne maryse tripier dans sa préface, de la pleine légitimité acquise par les recherches sur les relations interethniques, contribue à défaire des préjugés trop installés et ouvre des perspectives pour les travaux à venir. riche d'enseignements pour tous ceux qui entendent progresser dans cette voie, il intéressera les étudiants, les professionnels, les acteurs de terrain et tous ceux qui entendent réfléchir en citoyens informés sur l'évolution de la société civile.
    claire cossée, emmanuelle lada et isabelle rigoni, sociologues rattachées au laboratoire genre et rapports sociaux (gers-cnrs), ont conçu et coordonné cet ouvrage.

    mise en conformité et franchissements des catégories. faire face à la violence des assignations. préambule. un prisme en noir et blanc. l'invisibilité des familles multiraciales dans le recensement américain au début du xxe siècle. familles antillaises de milieu populaire. un rapport spécifique à l'école de la métropole. l'arrangement des origines. d'un espace à l'autre. circulation et frontières. préambule. traversée de frontières. l'identité combinée d'une jeune fille de france et de turquie au fil du temps. drogue, vih et individuation des femmes gitanes.

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