Isabelle Richefort

  • Des artistes renommés - comme Poussin, Le Brun, Mignard - à ceux restés méconnus, Isabelle Richefort, après un important dépouillement d'archives, retrace tout d'abord la vie matérielle, culturelle et sociale des peintres dans le Paris des années 1600-1650.
    Quelle formation suivent-ils ? Où vivent-ils ? Qui fréquentent-ils ? Quel est leur degré de fortune ? Quelles sont leurs connaissances culturelles et leurs pratiques religieuses ? Puis, dans un second temps, l'auteur s'attache plus précisément aux oeuvres. Pour qui peignent-ils ? Que peignent-ils ? Comment s'effectue le commerce de l'art ?
    De l'oeuvre profane à l'oeuvre religieuse, de la très modeste " peinture en bâtiment " à la prestigieuse commande royale, nous suivons l'évolution de ce métier jusqu'à la création de la célèbre Académie royale - inspirée du modèle italien - qui reconnaît enfin en France l'art pictural comme une discipline de l'esprit.

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  • Adam-François Van der Meulen, né en 1632 à Bruxelles, fit l'apprentissage de son art auprès d'un peintre de l'école d'Anvers entré au service des archiducs espagnols, et se spécialisa dans la peinture de batailles.
    Genre pictural dont les Pays-Bas méridionaux lui offraient d'autres modèles et sources d'inspiration. Batailles, combats et escarmouches de cavalerie, marches de troupes, convois militaires, haltes de cavalerie et attaques de voyageurs, qui constituaient un spectacle quotidien dans un pays ravagé par la guerre, devinrent ses sujets de prédilection durant les années passées à Bruxelles. Le peintre se distingua rapidement de ses confrères par des qualités particulières, l'attention accordée au paysage, son habileté à représenter les chevaux et les costumes ainsi que la richesse de sa palette.
    /> C'est à cet artiste que Charles Le Brun, premier peintre de Louis XIV et directeur de la Manufacture des Gobelins, fit appel en 1662 pour renforcer l'équipe des collaborateurs qui devaient l'aider à mettre en image l'histoire du roi de France. Sous la direction de Le Brun. l'art de Van der Meulen gagna en lisibilité, en mesure et en grandeur pour se conformer aux critères du classicisme français. De son côté, Van der Meulen devait marquer de son empreinte la peinture française du Grand Siècle.
    Il fit école dans le domaine qui était le sien, et plusieurs de ses collaborateurs lui succédèrent comme peintres de l'histoire du roi. Au-delà de sa spécialité, il exerça une influence sur les artistes des générations suivantes par l'importance qu'il avait accordée au paysage, par son sens aigu de la réalité et ses qualités de coloriste, qui répondaient à une évolution du goût vers un art plus directement accessible.
    Le jugement porté sur le peintre évolua naturellement au cours des années. Apprécié en tant que talentueux illustrateur des conquêtes du Roi-Soleil et de la grandeur de son règne, il fut progressivement entraîné dans le discrédit qui affecta la peinture officielle du règne de Louis XIV, et tomba peu à peu dans l'oubli. La présente étude constitue une contribution à la redécouverte de l'oeuvre de ce peintre, qui témoigne de la richesse et la complexité des échanges artistiques qui existèrent entre la France et les Pays-Bas méridionaux au XVIIe siècle.

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  • L'année 2020 marque un double anniversaire, celui des 75 ans de la fondation des Nations unies mais aussi le centenaire de la création de la Société des Nations (SDN), qui a posé les premières pierres du système multilatéral à l'issue de la Première Guerre mondiale.
    Au-delà de son impuissance à éviter le déclenchement d'un second conflit mondial, il s'agit dans cet ouvrage de rendre accessibles des sources françaises permettant de mieux comprendre l'action de la SDN. Celle-ci s'est pleinement affirmée dans le domaine de la collaboration fonctionnelle en jouant un rôle pionnier et important en matière d'organisation internationale dans de multiples domaines. Elle a ainsi été chargée de gérer au mieux les territoires coloniaux détenus en 1914 par l'Allemagne ou par la Turquie, confiés sous son autorité à la suite des traités de paix par le système des mandats à des puissances victorieuses, ouvrant la voie à la décolonisation.
    Le rôle économique et financier de la SDN n'est pas moins important. Par le biais de comités d'experts et de grandes conférences internationales en faveur des pays dont les finances avaient été désorganisées par la Grande Guerre, elle a abordé presque toutes les questions qui se sont posées dans ce domaine.
    La protection des minorités est devenue, à l'initiative du président Wilson, une mission essentielle de la SDN, rendue indispensable par les bouleversements territoriaux subis par l'Europe centrale. Le rôle humanitaire au profit des plus faibles a été également une des priorités de cette organisation internationale. Soulignons qu'après la Grande Guerre, la constitution d'un droit international en matière sociale lui est confiée. Enfin, puisque ce volume est consacré à l'inventaire des archives françaises relatives à la SDN, il est également frappant de constater à quel point la France était déjà investie dans ces premiers efforts pour mettre en place un ordre international. De nombreuses reproductions de documents et photographies dont certaines sont inédites, contribuent à nourrir la réflexion sur l'importance que revêt aujourd'hui, comme hier, un système international basé sur la coopération plutôt que sur la confrontation.

  • Bien que les études européennes ne constituent pas un champ cohérent et qu'un tassement de la « demande d'Europe » dans la société soit sensible, on enregistre l'émergence, au cours des dernières années, d'une historiographie des « coopérations européennes » dynamique et pertinente, qui s'est renouvelée et a élargi son champ d'investigation au cours des dix dernières années, aussi en relation avec l'ouverture des archives institutionnelles ou de l'accès à des fonds documentaires diversifiés (personnalités, mouvements, business archives, archives syndicales et partisanes, think tanks). Le colloque international organisé aux Archives diplomatiques de La Courneuve les 30 juin et 1 er juillet 2016, dont les actes sont publiés dans le présent volume, se proposait d'explorer le renouvellement de ce champ d'investigation à partir de l'examen des thèmes suivants : les États membres et les Institutions de l'Union européenne ; l'apport des archives privées à l'historiographie de la Construction européenne ; l'action des fondations, le rôle des groupes de travail et portails européens dans la collecte, la diffusion et l'exploitation des sources et études sur la construction européenne.

  • Sorties de guerre (1918-1923) ; l'état des sources Nouv.

    Les archives des Affaires étrangères issues du règlement de la Première Guerre mondiale n'ont pas été épargnées par la Seconde. Document emblématique, objet de la vindicte d'Hitler, l'original du traité de Versailles (28 juin 1919) dont la France était le dépositaire officiel, pourtant mis à l'abri au château de Rochecotte près de Tours, fut dérobé, avec le traité de Saint-Germain, par une délégation conduite par Otto Abetz et disparut, sans doute après avoir été exposé à Berlin. Les archives de la Conférence de la paix, ouverte au Quai d'Orsay le 18 janvier 1919 et qui poursuivit ses travaux au-delà de la signature des traités de Versailles, Trianon, Saint-Germain-en-Laye et Sèvres, ont aussi, dans leur ensemble, subi de graves dommages après avoir été emportées par les nazis, des dommages que la direction des Archives des Affaires étrangères a entrepris de réparer en lançant une campagne de classement et de restauration (523 cartons répartis en cinq séries, de 1918 à 1930, comprenant des rapports, correspondances, imprimés et cartes). Ces archives viennent compléter les traités, les cartes et atlas, qui constituent des documents essentiels pour comprendre la redéfinition des frontières de l'Europe à l'issue de la Grande Guerre. Il convenait, par ailleurs, d'attirer l'attention sur un certain nombre de collections d'origine privée que le caractère incomplet de leurs inventaires avait empêché de communiquer aux chercheurs.

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