Hugues Tertrais

  • Une région au coeur de la croissance mondiale.

    L' Asie du Sud-Est représente plus de 650 millions d'habitants répartis dans 11 pays. Autrefois théâtre de conflits, aujourd'hui lieu de croissance, cette Asie du contraste doit relever de nombreux défis :

    - Composer avec des héritages historiques et politiques variés.
    - S'accommoder de milieux naturels hétérogènes et parfois contraignants.
    - Construire un développement économique à partir de fortes disparités nationales.

    Les 80 cartes et infographies nous invitent à découvrir cette région, entre Inde et Chine, qui devient un carrefour vital de l'économie mondiale.

  • Illustrée d'exemples, cette synthèse sur les onze pays de l'ASEAN (Association des nations d'Asie du Sud-Est) aborde les aspects politiques, économiques, religieux, industriels ou encore énergétiques de cette région dont l'importance devient vitale pour l'économie mondiale actuelle.

  • Entre 1945 et 1954, le Service cinématographique des armées (SCA) puis le Service presse information (SPI) couvrent l'interminable guerre d'Indochine. Leurs opérateurs, dont Pierre Schoendoerffer et Raoul Coutard (plus tard, talentueux directeur de la photographie de la Nouvelle Vague), saisissent le conflit, dans des conditions souvent extrêmes. Leurs reportages servent bien sûr la propagande de l'armée française. Mais ces jeunes photographes portent également un regard plus personnel sur les régions qu'ils découvrent. Leur objectif s'attarde sur les rizières et les travaux des champs, les gestes des artisans et des pêcheurs, les minorités, les ruines d'Angkor ou de Hué, les fêtes du «retournement» des eaux à Phnom Penh ou du Nouvel An à Hanoi, la vie coloniale à Saigon... Cet ouvrage met en valeur la qualité artistique et documentaire de leurs photographies, présentées et commentées par Hugues Tertrais. Voilà un témoignage fort et rare sur les trois pays de l'Indochine française (Vietnam, Cambodge et Laos) au moment où l'Histoire bascule.

  • La Chine d'aujourd'hui est très largement tournée vers la mer. Cette interface composée du littoral et des mers proches apparaît marquée par les conflits. Les enjeux balaient tous les secteurs : sécuritaires, mais aussi technologiques, énergétiques, commerciaux, le long d'une façade maritime qui s'adapte à vue d'oeil. Les lieux de tensions demeurent et cet aspect des choses fait l'originalité de la situation : les vieilles querelles de voisinage se nourrissent de calculs planétaires. Une poudrière maritime ?

  • Asie du Sud-Est : l'expression est courante.
    Mais combien savent ce qu'elle recouvre ? Au siècle dernier Élisée Reclus parlait, en termes géographiques, de l'" angle de l'Asie ", à la périphérie de l'Inde, du Japon et de la Chine. Aujourd'hui, paradoxalement, la seule définition cohérente est celle, en termes politiques, de l'organisation régionale des dix pays du Sud-Est, l'ASEAN. Cette région, dans les faits, est aussi émiettée que l'Europe, mais plus encore diverse culturellement, économiquement et socialement : quoi de commun entre l'île-État, au capitalisme précoce, de Singapour et les campagnes, encore enclavées dans le communisme, du Laos ? Entre la grande " Indochine " (Birmanie, Vietnam, Thaïlande, Laos et Cambodge) et le monde " malais " (Malaisie, Indonésie, Philippines) ? Entre l'univers bouddhiste indochinois, et les mondes musulmans d'Indonésie et de Malaisie, et chrétien des Philippines ? À l'heure de la " crise asiatique ", partie de Thaïlande en 1997 pour venir frapper les Bourses occidentales, et des impacts, dans la région, de la guerre contre le terrorisme, la coopération entre les dix États survivra-t-elle aux traumatismes ou périra-t-elle sous les ondes du " choc des civilisations " que d'aucuns situent justement dans cette région ? L'enjeu régional est au coeur des enjeux mondiaux.

  • Soixante-quatre pages pour mieux appréhender et comprendre un demi-siècle de conflit en Indochine, dont la complexité est à la mesure de la durée (1940 à 1990).
    En effet, quatre périodes se succèdent dans ce long drame qui affecte la péninsule indochinoise. La mise en place a lieu lors de la Seconde Guerre mondiale, au moment de la fondation du Viêt Minh : l'Union indochinoise française, qui entre en conflit avec la Thaïlande en début de période et subit la pression militaire des États-Unis à la fin, se retrouve de fait placée sous l'autorité japonaise (1940-1945). La « première guerre d'Indochine » commence alors, jusqu'à l'échec de la France face au mouvement vietnamien d'indépendance et à son retrait de la péninsule (1945-1954). Le temps de l'intervention américaine vient avec la fin des années 1950, contre le même adversaire, et culmine dans la « guerre du Viêt Nam » proprement dite (1965-1975). Au-delà, l'après-guerre est à peine plus calme : un conflit opposant le Viêt Nam et la Chine, impliquant aussi le Cambodge, se prolonge jusqu'en 1990.
    La succession de cartes à différentes échelles, ainsi que de graphiques et d'infographies, constitués à partir de sources émanant de toutes les parties en conflit, permet de débrouiller ces guerres complexes qui ont non seulement entraîné les grandes puissances mais aussi, à des degrés divers, de nombreux pays d'Asie orientale.

  • Les temples d'Angkor ont tout pour exciter l'imagination. Ils témoignent d'une prestigieuse capitale, unique par son ampleur comme par la dimension de l'empire qu'elle a construit en Asie du Sud-Est à l'époque de notre Moyen Âge. Leur architecture pétrie de culture indienne, le sourire sculpté dans la pierre comme les bas-reliefs racontent une histoire encore mal connue. Ajoutant au mystère, ils ont été repris par la forêt qui, parfois encore, ne desserre pas son étreinte sur la pierre ; en effet, il y a quelque cinq siècles, cette capitale a été abandonnée. Y a-t-il continuité entre l'ancien empire khmer et le Cambodge actuel ? Depuis qu'ils ont été redécouverts au XIXe siècle, et restaurés par l'École française d'Extrême-Orient, ces temples ont focalisé l'attention sur cette partie de l'Asie du Sud-Est : leur étude n'est pas pour rien dans le développement de l'orientalisme français, leur image - toujours présente dans la littérature et le cinéma - se confond souvent avec celle de l'Indochine coloniale et, depuis l'indépendance du Cambodge proclamée en 1953, leur silhouette orne le drapeau national, tous régime confondus. Après plus de vingt ans de guerre et de tragédie nationale, Angkor ressurgit, fixant l'attention tout à la fois des nouveaux dirigeants du pays, de l'Unesco, qui a classé le site au patrimoine mondial de l'humanité en 1992, et du tourisme international. Le nouvel ensemble urbain de Siem Reap-Angkor s'affirme : les ruines, pour beaucoup rétablies dans leur ancienne splendeur, les représentations auxquelles elles ont donné lieu et des générations de villes s'y confondent et s'y côtoient dans une forêt de symboles.

  • Première biographie de Deng Xiaoping (1904-1997), le grand leader de la République populaire de Chine qui fit basculer son pays, à la mort de Mao, en 1978, dans l'économie de marché. À travers le parcours de celui que l'on surnommait "le petit timonier" du fait de sa petite taille et qui vécut en France de 1920 à 1926, c'est toute l'histoire de la Chine au XXe siècle et de son entrée dans le monde moderne qui nous est dépeinte ici, jusqu'aux terribles événements de la place Tian'anmen en 1989, dont Deng Xiaoping approuva la répression sanglante, et à la rétrocession de Hong Kong en 1997. Par un éminent spécialiste de l'Asie du Sud-Est, fondateur et directeur du Centre d'histoire de l'Asie contemporaine de Paris 1.

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  • Le XXe siècle aura beaucoup chahuté l'Asie. On s'inquiéta d'abord d'un improbable « péril jaune », alors que le Japon de Meiji prenait ses marques dans le sillage de l'Europe ; l'empire chinois se trouvait alors au plus bas, mais la foule asiatique était là, dans les campagnes et la misère : elle allait connaître une succession d'expériences sociales et politiques hors du commun, parfois tragiques, où se rencontrent et se heurtent les États, les idéologies et les peuples. La première moitié du siècle est dominée par la montée en puissance du Japon et l'apogée des empires coloniaux. Après 1945 et la « déconstruction » des empires, vient le temps des révolutions, des guerres de libération et du communisme. Une croissance économique insolente clôt le siècle. Comme régénérée par un siècle de crises et de chaos, l'Asie écrit une nouvelle partition.

  • Dien Bien Phu. 13 mars-8 mai 1954. Un printemps en enfer. Partis en Indochine avec la fougue et l'idéalisme de leurs vingt ans, plusieurs dizaines d'anciens combattants français témoignent, cinquante ans après, de ces 57 jours d'angoisse, de mort. Ils racontent le déluge d'obus, les tranchées emplies de cadavres, les blessés que l'on ne pouvait plus évacuer, les renforts parachutés en vain dans la fournaise ; enfin, la reddition du 7 mai, « l'assourdissant silence de la défaite », la captivité dont beaucoup de leurs camarades ne sont pas revenus, la faim et la maladie... Puis le difficile retour en France et le cauchemar des traumatisés de guerre.

  • Répondant à une demande d'historiens chinois francophones, la Fondation Maison des sciences de l'homme (FMSH) a créé une université d'automne franco-chinoise en histoire, en collaboration avec la Société chinoise d'études de l'histoire de France, l'Université normale supérieure de l'Est de la Chine et l'Université du Zhejiang.
    Le contenu de l'ouvrage, en deux volumes, est une trace visible de cette coopération et puise donc dans l'ensemble des activités liées à l'Université d'automne : les années de formation et les colloques organisés en parallèle.
    La thématique est celle des représentations du temps, « représentation du passé : histoire et mémoire » et « représentations du futur : peurs et espérances ».
    Ce premier volume pose la question : comment écrire l'histoire ? passé vécu, gestion du passé et aussi futur.

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  • Temps croisés II reprend certaines des réflexions produites dans le cadre de l'" Université d'automne", programme de formation, d'échanges et de recherche qui se tient depuis plus de cinq ans à Shanghai et qui associe enseignants, chercheurs et étudiants européens et chinois.
    Les représentations du temps constituaient l'axe privilégié du premier volume. Celui-ci s'attache à l'une des grandes questions inter nationales actuelles : la tendance, plus ou moins contrariée, à l'intégration régionale, ses réussites et ses difficultés. Historien ; français et européens (Russie, Italie, Allemagne, Royaume-Uni) mêlent leurs analyses à celles des historiens chinois, sur l'Europe comme sur l'Asie.
    L'aventure de la construction européenne est à penser sur la durée et dans ses limites géopolitiques, externes et internes. Mais la construction européenne est surtout une volonté, celle de ses acteurs, un rythme, ponctué par quelques grands moments comme l'unification allemande en 1990, et par de grands enjeux à considérer à l'échelle planétaire. L'Asie est-elle dans le même état d'esprit ? Malgré l'existence de l'ASEAN et son implication dans un espace asiatique plus large, l'expérience européenne y est diversement appréciée.
    Il est vrai que la Chine, qu'il faut sans doute redéfinir à l'heure des réformes, est beaucoup plus vaste et plus peuplée que l'Europe elle-même. L'expérience européenne bute sur les réalités asiatiques. Comme l'Université d'automne, dont provient l'essentiel de ces textes, cet ouvrage témoigne sur ce sujet du dialogue intellectuel qui se développe entre chercheurs des deux mondes, européen et chinois.

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