Hervé Le Bras

  • Le démographe Hervé Le Bras analyse brillamment le contexte migratoire que connaît actuellement notre pays. À la question, abondamment commentée, de l'immigration, l'auteur intègre celle de l'émigration, de Français d'une part et d'étrangers d'autre part. Il propose également une réflexion sur le lien entre immigration et croissance économique, sur le vieillissement des populations européennes, ainsi qu'une proposition prospective quant à l'avenir des migrations.
    Enfin, il répond aux tenants de la théorie du "grand remplacement"...

  • Hervé Le Bras nous propose dans cet ouvrage une analyse des inégalités en France et en comparaison avec les autres pays européens, sur une vaste gamme de critères et de services. Son constat est sans appel : notre pays est dans une bonne situation par comparaison avec nos voisins, et les inégalités ont très peu augmenté. La vraie difficulté tiendrait donc plus en France à la perception de l'inégalité qu'à l'inégalité elle-même.
    Dans le contexte actuel, le propos du démographe dénote... C'est pourquoi il est d'autant plus nécessaire de le lire !

  • Le démographe dresse le portrait du nouvel âge des migrations et montre qu'il n'y a aucune crainte à avoir des migrants, contrairement au fantasme alimenté par certaines personnalités politiques. A l'ère de la mondialisation, la mobilité est désormais un mode de vie et les migrations sont devenues un facteur de développement pour les pays d'accueil comme pour les pays de départ.

  • Cet ouvrage tente de mieux saisir ce que signifie l'identité de la France, en reprenant les critères qu'Ernest Renan avait passés en revue : race, moeurs, religion, langue. Mais il explique surtout que c'est un dernier critère, celui de la culture, qui ouvre l'identité sur le monde.

  • Portrait actualisé des écarts qui se creusent et qui divisent les Français. Point sur les raisons profondes des inégalités sociales.

  • Le tripartisme bouscule le jeu politique français, la gauche et la droite étant désormais talonnées par un Front national à 28 %. On prédisait un effondrement de la gauche, mais - première surprise -, elle a fait jeu égal avec la droite au premier tour des départementales de 2015, puis l'a doublée aux régionales. Deuxième surprise : au second tour, le tripartisme provoque des duels d'une nature inédite. Grâce à une méthode statistique et cartographique nouvelle, Hervé Le Bras passe au crible les résultats électoraux des communes, des cantons et des régions. La formation de « fronts républicains » peut-elle perdurer dans ce nouveau contexte ? Quel est l'impact de la division de la gauche sur cette recomposition ? Quelle est la porosité entre la droite et l'extrême droite ? Répondre à toutes ces questions, c'est comprendre les bouleversements politiques français depuis vingt ans. C'est aussi définir les termes de la prochaine présidentielle et des législatives qui l'accompagneront.

  • Cet essai aborde la crainte de l'immigration perçue comme une invasion, les processus d'intégration et d'assimilation des étrangers, l'attitude vis-à-vis du sol et du sang et la conception de l'appartenance nationale qui en découle.

  • Les statistiques isolent les individus de leur milieu pour les transformer en des sortes de Robinson affublés de diverses caractéristiques personnelles, leur âge, leur profession, leur sexe, leur éducation, leur nationalité, etc. Pire, l'individu est débité en tranches. Tantôt il est ouvrier qu'on compare aux autres professions, tantôt, âgé de 40 ans, il est comparé aux autres classes d'âge, tantôt il est mâle, immigré, bachelier, etc., mais jamais considéré comme un tout.
    Pour comprendre le comportement des Français, cet ouvrage a la double ambition de recoller ces morceaux d'individu en croisant les différentes caractéristiques puis de réinsérer l'individu dans son proche milieu, son couple éventuel, son ménage, sa parentèle, son lieu de résidence. Cela est réalisable grâce aux données du recensement qui décrivent la composition des ménages et des logements, pour plus de 20 millions de personnes. Grâce aussi à une cartographie précise, qui permet de déterminer la variabilité locale et régionale des comportements sociaux, économiques et politiques.
    L'ouvrage progresse par étapes en élargissant progressivement le cercle des proches, à commencer par le couple : qui vit avec qui en termes de profession, de diplôme, d'origine, de chômage. Par exemple, on constate que la conjointe d'un ouvrier n'est une ouvrière que dans 13 % des cas, mais une employée dans 50 % des cas et pour le reste appartient à une profession intermédiaire (technicienne, infirmière, assistante sociale par exemple). La notion de « ménage ouvrier » est dès lors largement vidée de sa signification. Puis on passe à la famille et au ménage (nombre des enfants, fécondité, familles monoparentales, isolés, etc.), au cercle de la parenté et enfin du voisinage.
    Sans aller jusqu'à l'adage « Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es », cette enquête exceptionnelle, qui croise des millions de données, montre que l'influence du milieu proche compte au moins autant que les caractéristiques de l'individu pour comprendre son comportement. Hervé Le Bras brosse un portrait des Français sous un jour absolument neuf.

  • La population de la Terre est-elle en danger ? Selon l'ONU, elle vient d'atteindre 6,6 milliards d'habitants et devrait friser les 9 milliards avant 2050. Pourra-t-elle survivre durablement à de tels niveaux ? Déjà le prix des subsistances enregistre une forte hausse et le nombre des victimes de la faim monte. Mais, en réalité, les problèmes se situent ailleurs. D'abord, la diminution très rapide de la fécondité dans les plus grands pays du monde rend probable un plafonnement de la population mondiale avant 2050. Ensuite, ce n'est pas la quantité globale de nourriture qui compte mais la part de nourriture animale dans l'alimentation ainsi que la part croissante des agrocarburants. En confondant dans un même ensemble les différents niveaux de fécondité et la grande variété des modes d'alimentation, la notion abstraite de population mondiale masque les problèmes réels.

  • « C'est à une recherche de l'origine de nos idées présentes sur l'étranger que ce petit livre invite. Connaître ce qui nous attache à la nation, c'est se connaître, et donc mieux garder son sang-froid lorsque le monde change. » Hervé Le Bras Comment naît la crainte récurrente de l'immigration perçue comme une invasion ? Comment intègre-t-on, ou plus exactement, comment assimile-t-on des étrangers ? Et quels étrangers ? Pourquoi l'attitude vis-à-vis du sol et du sang, par conséquent la conception d'appartenance nationale, a-t-elle été modifiée ? Un « petit essai plein de verve » pour André Burguière dans Le Nouvel Observateur et selon Le Canard enchaîné, un texte « stimulant qui invite à repenser sérieusement la nationalité. »

  • La politique invoque souvent la science pour justitier ses méthodes et ses fins. La science flatte parfois la politique par intérêt ou par vanité. De ce point de vue, la confusion ou la collusion est totale pour la démographie française. Après François Mitterrand craignant une évolution qui « à terme condamne la population à disparaître ». Jacques Chirac annonce que « dans vingt ou trente ans, notre pays sera vide ». Même opinion chez les spécialistes : Alfred Sauvy redoute « une diminution du nombre » tandis que Jean Fourastié parle d'un « suicide collectif »...
    Or, surprise, la population française augmente au contraire rapidement. Depuis la guerre, elle s'est accrue de 40 %, passant de 40 à 56 millions d'habitants. Jamais auparavant, la croissance n'avait été aussi vive ni aussi durable.
    Pourquoi politiques et scientifiques nient-ils cette évidence ?
    Démontant les rouages complexes qui lient natalistes et nationalistes. Hervé Le Bras nous donne une analyse inédite, profonde et décapante de la population francaise actuelle et de son avenir.

  • Y a-t-il trop d'hommes sur terre ? Au grand banquet de la nature, l'humanité est-elle de trop ? Dans notre imagination, la peur du nombre a remplacé la peur de la bombe : non seulement, nous dit-on, il n'y aura bientôt plus de quoi nourrir la planète mais la surpopulation est directement ou indirectement responsable du trou dans la couche d'ozone, du réchauffement climatique, de l'érosion des sols, bref de toutes les catastrophes écologiques qui guettent l'espèce humaine à l'aube du XXIe siècle.
    Hervé Le Bras démontre qu'il n'y a pas une parcelle de vérité dans les terribles prédictions chiffrées que nous assènent nos Cassandre. Les chiffres masquent des arguments d'autorité, et les arguments d'autorité sont le paravent de nos préjugés et de nos peurs. La surpopulation est un mythe : telle est en substance la conclusion qui s'impose ici après une analyse serrée. Et, comme tout mythe, celui-ci nous en apprend plus sur nous-mêmes que sur le monde qui nous entoure.

    Indisponible
  • Comment naît la crainte récurrente de l'immigration perçue comme une invasion ? Comment intègre-t-on ou, plus exactement, assimile-t-on des étrangers, et quels étrangers ? Pourquoi l'attitude vis-à-vis du sol et du sang, et donc la conception de l'appartenance nationale, a-t-elle été modifiée oe

  • Les hommes, pensait Kant, sont à la fois poussés à s'associer et enclins à s'isoler.
    Cette contradiction explique leur occupation de l'espace dans le temps : concentrations de populations, circulations de migrants et, entre les deux, constructions de labyrinthes. Cette géométrie sociale est représentée ici dans ses fondements (brisures de symétries, fractales, fractions continues), dans ses représentations (mythes platoniciens, utopies urbaines, romans de Kafka) et dans ses objets (mariages, invasions, migrations).
    Ce livre est un manifeste pour les sciences sociales que l'on dit en crise au moment où elles n'auront jamais été aussi efficaces contre les préjugés qui alimentent nos craintes, sur le risque d'" invasion " ou pour l'existence d'une " population de souche "...

  • La démographie, qui affirme être une science, n'a-t-elle pas aussi des préjugés idéologiques ?
    Définir une population représente un coup de force : n'est-ce pas imposer à un ensemble d'individus une catégorie qui va désormais les cataloguer et les contraindre ? A peine inventée, la population prend son autonomie : elle augmente, diminue, se déplace et enferme les individus dans son piège.
    Dès lors, ses conventions deviennent ses objets : l'âge, la fécondité et la croissance endogène de la population. D'où le racisme, l'eugénisme et l'exclusion de groupes considérés " à risques ".
    Cet ouvrage retrace les étapes de cette inquiétante invention des populations dans des domaines aussi différents que la politique de la Banque mondiale, l'idéologie des races, des ethnies et de l'assimilation, ou du vieillissement, la politique coloniale de la population...
    Sur toutes ces questions hautement controversées, de jeunes spécialistes internationaux interviennent.

  • Au XVIIe siècle, on mourait encore de chagrin ou foudroyé par une planète à cause d'un mauvais horoscope.
    La mortalité ne désignait qu'une épidémie soudaine et catastrophique. En classant les décès des listes paroissiales de Londres par cause et par âge, John Graunt, marchand drapier, invente en 1662 l'idée moderne de mortalité. De l'avis général, ses Observations naturelles et politiques fondent la statistique et la démographie. Le cheminement d'une telle découverte resterait mystérieux si Graunt n'avait eu pour ami le remuant William Petty, médecin, mathématicien, courtisan proche à la fois des Cromwell et des Stuart, disciple de Hobbes et fondateur de l'" Arithmétique politique " et de la première académie scientifique moderne, la Royal Society.
    Petty ne serait-il pas le véritable inventeur de l'idée de mortalité ? La question est importante : si l'on attribue à Graunt la statistique et la démographie, elles feront partie des sciences naturelles ; si leur paternité revient à Petty, elles relèveront des disciplines politiques. En montrant que Petty est l'auteur principal des Observations, Hervé Le Bras éclaire la découverte de la mortalité d'un jour nouveau.
    A la gestion individuelle de la mort par la recherche d'une grande longévité, les premières monarchies absolues modernes substituent un contrôle de la mortalité. L'État prend désormais en charge l'existence de ses sujets : avec les comptages et les calculs de populations, statistique et démographie deviennent des disciplines de gouvernement.

  • La démographie sert de baromètre à la nation.
    Quand la fécondité diminue, on craint le déclin, voire la disparition; quand la mortalité augmente, on fustige l'Etat incapable d'assurer la santé publique; quand le divorce progresse, ou brandit le spectre d'une disparition de la famille. Comment marche ce baromètre? Et peut-on lui faire confiance? Hervé Le Bras nous introduit dans l'atelier du démographe et nous initie à ses secrets de fabrication.
    Chaque pièce de l'instrument est démontée, étudiée et testée selon des procédures rigoureuses, chaque indice et chaque théorie de la démographie sont scannés et soumis à des expériences incontestables. Une initiation sans concession à la plus précise des sciences sociales ; un manuel détaillé d'utilisation pour déjouer les faux diagnostics.
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  • la france ne serait-elle plus seulement une terre d'immigrationoe elle devient, et pour la première fois de son histoire, un pays d'émigration.
    la dénatalité menacerait-elle toujours notre système de retraites ? la france renouvelle, au rebours de ses partenaires européens, ses générations. le vieillissement de sa population serait-il encore à redouter ? quand l'espérance de vie en bonne santé ne cesse de croître, les personnes âgées mènent toujours plus longtemps une vie autonome.
    le "désert français" ne serait-il pas une image dépassée ? nos campagnes se peuplent aujourd'hui plus vite que les villes.
    quatre faits occultés, quatre mystères auxquels s'attaque hervé le bras.
    avec rigueur et humour, il dessine le nouveau tableau de la population française en réfutant les lieux communs des prophètes du déclin.

  • Qui vote Front national et pourquoi ? Les protestataires, les racistes, les exclus, les antismites ? Ce serait trop simple. Au-del des discours mme de l'extrme droite, au-del des sondages toujours sujets caution, observons la gographie des votes. Les cartes rvlent une chelle trs fine et prcise le trouble ressenti par de nombreux Franais : disparition des relations de voisinage, expulsion des mtropoles, blocage de l'ascension sociale. Le Front national parat ds lors l'unique moyen de changer la donne. Pari dsespr, pari perdant en probabilit, mais pari logique... et contagieux.

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  • "Le peuplement des pays de la Loire est bien structuré : de Saint-Nazaire à Saumur, le grand fleuve a toujours concentré la population sur ses rives." L'auteur nous plonge avec délice dans le peuplement de cette France ligurienne, ses croyances, ses politiques d'héritage, ses structures profondes. Les principales thématiques abordées sont celles du peuplement, de la famille, de l'éducation, des catégories sociales, du chômage, du logement ou de la migration. En appliquant la méthode cartographique mise en place avec Le mystère français, Hervé Le Bras propose une étude absolument passionnante de cette région française.

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  • "Il est faux de dire qu'il n'y a de richesses que d'hommes. La véritable richesse réside dans l'organisation sociale, dans l'architecture des liens que les hommes, ces animaux asociaux, parviennent à établir pour vivre cependant ensemble. Certes, il faut des hommes pour faire des sociétés comme il faut des pierres pour faire des palais, mais la qualité d'une architecture ne dépend pas du nombre de pierres utilisées". Un point de vue particulièrement original et créatif qui renvoie la question démographique vers celle de la qualité de l'organisation sociale. Un livre au coeur de notre actualité.

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