Guillaume Dasquié

  • Roman initiatique, La Ville des mensonges suit dans les années 2000, la trajectoire d'un révolutionnaire raté, un altermondialiste déçu. De guerre lasse, il se réfugie dans un emploi de cadre à la Bank of China de Hong Kong. Là, ses aspirations de révolutionnaire le rattrapent à son corps défendant. La directrice de l'établissement l'embarque dans une vaste opération idéologique qui touche aux origines de l'homo sapiens.
    Nadim, la trentaine, est un Libanais qui a loupé toutes ses révolutions. Contre la guerre pendant son enfance à Beyrouth, pour l'indépendance de la presse pendant ses années parisiennes, contre le libéralisme sauvage aux côtés des altermondialistes pendant ses années mexicaines avec les insoumis du Chiapas comme modèles. C'est un combattant vaincu qui décide d'embrasser une vie professionnelle en col blanc, de celles auxquelles ses études l'avaient promis. Il accepte un poste de directeur du mécénat scientifique à la Bank of China, à Hong Kong. Dans la ville-monde du XXIe siècle par excellence, au centre de gravité des réseaux de pouvoirs et d'argent. Et là, tout arrive.

    À une époque où les émeutes de la faim s'étendent à la planète entière alors que quelques populations sont porteuses de trois cartes de crédit par tête, quatre personnages aimantés à Hong Kong se télescopent au quatorzième étage de la Bank of China. Dégoûtés, chacun à leur manière, ils n'ont qu'un rêve : contraindre le monde à se regarder dans un miroir.
    L'énigmatique et troublante Miss Huenzi dirige la Bank of China comme elle dirige sa propre santé physique : avec l'intention de finir en beauté. Au centre de ses manoeuvres : Nadim, l'altermondialiste un peu trop vite désabusé ; Dagmar Stake, une paléontologue allemande sur le point de réaliser une découverte majeure sur la nature génocidaire de l'homo sapiens ; et Peter, le directeur de la sécurité de la banque, d'origine britannique, incarnation des relations financières tendancieuses entre Londres et Pékin. Miss Huenzi les engage dans la mise en oeuvre de ce qui représente pour elle l'utopie ultime.

    Ce roman d'exploration de nos âmes brinqueballées par la réalité des années 2000 explore et révèle les ressorts cachés d'une époque où tout ce qui demeure humain risque de ne plus le rester. sauf à se révolter.
    Guillaume Dasquié nous offre un premier roman intense, riche de ses découvertes intimes sur notre monde tel qu'il dérive. Ses expériences dans le journalisme d'investigation à haut risque lui ont permis d'inscrire ce conte dans un environnement confondant de réalisme, restituant comme jamais toute la magie, la puissance et la singularité de la ville de Hong Kong.

  • Journaliste économique, l'auteur montre comment les services secrets, depuis la fin de la guerre froide, se sont recyclés dans l'espionnage industriel.

    Sur commande
  • Les détenteurs du pouvoir ne sont plus ceux qu'ils étaient. Au fil des dix dernières années, avec la mondialisation, les lieux où le pouvoir se concentre se sont déplacés, multipliés, éparpillés. Notez la nuance : on s'intéresse aux pouvoirs au pluriel, et non plus au Pouvoir au singulier et avec majuscule.
    Mieux : au lendemain de ce printemps 2003 où la première puissance du monde est intervenue militairement au Moyen-Orient sans l'aval des Nations Unies, la nouvelle politique sécuritaire du monde industriel radicalise cette volatilité des pouvoirs. De puissants cabinets d'avocats, des sociétés de lobbying multinationales, des financiers des médias, des ONG, quelques organisations internationales ou l'administration américaine elle-même les accaparent avec d'autant plus de fluidité et de rapidité que chacun place le souci sécuritaire au rang des priorités internationales.
    Aujourd'hui, qu'on le veuille ou non, les règles qui encadrent notre monde dépendent autant de nos parlementaires, que de quelques cabinets juridiques basés à Londres ; les guerres qui le secouent prennent autant leurs origines dans les incompréhensions au conseil de sécurité de l'ONU que dans les discrètes ententes entre George W. Bush et Robert Murdoch. Nos réactions face au terrorisme sont autant influencées par notre éducation que par la nature des liens de la chaîne Al-Jazirah avec l'émirat du Qatar ; nos ressources énergétiques sont autant assurées par la compagnie pétrolière BP, capable d'influencer le tracé des frontières de la mer Caspienne, que par les ministres de l'Energie de l'Union Européenne.
    Avec la description de ces phénomènes et des affaires inédites qui les relient, c'est une nouvelle carte des pouvoirs que dessine ce livre. Où l'on pénètre les quartiers les moins éclairés du village planétaire pour entrevoir la physionomie de nos lendemains, et y découvrir, peut-être, des raisons d'espérer.

    Sur commande
  • Dans son livre L´effroyable imposture, Thierry Meyssan prétend qu´aucun avion ne se serait écrasé sur le Pentagone, le 11 septembre 2001, et que l´explosion serait en réalité un attentat de militaires américains d´extrême droite. C´est pour empêcher qu´une contrevérité habilement portée par un illuminé devienne une certitude dans l´esprit du plus grand nombre, que Guillaume Dasquié et Jean Guisnel ont écrit ce livre. Au terme d´une enquête fouillée, ils réduisent en cendres la thèse délirante de Thierry Meyssan. Surtout, ils dévoilent les noms des étonnants « experts » qui l´ont épaulé dans son entreprise de mystification, et révèlent de curieux rapprochements avec d´autres fabricants de conspirations, notamment avec des professionnels du combat contre le prétendu complot « judéo-maçonnique ».

empty