Grojnowski

  • L'enfance et l'éducation d'une jeune fille qui va devenir une des plus brillantes intellectuelles du 20ème siècle et une des féministes les plus engagées.
    Un récit qui s'attache à montrer le parcours d'une toute jeune femme dont la passion pour les lettres et la connaissance est née dès l'enfance, dans un milieu et à une époque où il n'était pas si facile d'être une femme libre.

  • De Marcel Duchamp nous pensions tout savoir. N'a-t-il pas été l'un des plus étudiés et des plus commentés ? Pourtant peu connaissent la période 1905-1911, pendant laquelle, installé à Paris, il signe un certain nombre de dessins dans la presse humoristique, Le Courrier français, Le Rire ou encore Le Témoin. Étrangement, à de très rares exceptions près, les biographies et les études critiques ont délaissé ou minoré, voire ignoré cette période et cette activité. En nous plongeant dans l'effervescence artistique de ce début de siècle, Daniel Grojnowski propose de découvrir ses productions de presse et ses dessins d'humour qui ne peuvent être tenus pour négligeables.

  • Les photographies sont perçues, selon leurs destinataires et leurs présentations comme archives, souvenirs, témoignages ou oeuvres d'art. Certaines de ces utilisations sont devenues si familières qu'elles passent inaperçues (illustrations de récits, publicités). Elles exercent un pouvoir tel qu'on doit sans cesse les raisonner pour les rappeler à l'ordre.
    Les relations qu'elles entretiennent avec la croyance, relèvent d'une idolâtrie qui ne dit pas son nom. Mais les images-cultes auxquelles nous adhérons, sont comparables à d'autres imageries, celles des spectres, des figurations pieuses ou symboliques, qui révèlent autre chose et bien plus qu'elles ne donnent à voir.








    Du même auteur chez Corti : L'esprit fumiste et les rires " fin de siècle ", 1990 (avec D. Sarrazin) ; Aux commencements du rire " moderne ", 1997 ; Jules Huret, Enquête sur l'évolution littéraire, 1999 ; Photographie et langage, 2002 ; Confessions d'un inverti-né, 2007 ; La muse parodique, 2009.
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  • Les historiens de la photographie ont longtemps délaissé les relations qu'elle entretient avec les écrits littéraires, journalistiques ou critiques.
    C'est pourtant par le biais de discours divers - ceux de la théorie ou d'une spéculation parfois dévergondée - que se compose, depuis plus de cent cinquante ans, un imaginaire photographique où les spectres et les ectoplasmes accompagnent les auras. L'ouvrage présente une série d'études qui portent sur la photographie mise en récit (Villiers de l'Isle-Adam, J. Cortazar, M.Tournier, P. Modiano) ou mise en poème (B.
    Cendrars) ; sur la fiction illustrée par la photographie (Bruges-la-Morte, Nadja, les romans "populaires") ; sur son utilisation par la presse à grand tirage ; sur l'interprétation qu'en présentent quelques éminents théoriciens (Walter Benjamin, Roland Barthes) ; mais aussi sur les visions nées du discours scientifique (les optogrammes) ou parascientifique (la photographie spirite et "transcendante").
    A la fin de ce volume, on trouvera une anthologie de textes peu connus (de Balzac à Strindberg, en passant par Gautier ou Flammarion), qui révèlent les sources obscures d'une image dont on oublie souvent qu'elle est subjective, médiatrice d'irrationnel.

  • Dans les années 1880, les expositions impressionnistes mettent à mal le système académique, toujours dominant. Alors que Paris tente d'oublier les plaies de la guerre et de la Commune, un groupe de jeunes gens organise une exposition d'amusements en tous genres réalisés par "des personnes qui ne savent pas dessiner". Sous le titre d'"Arts incohérents", une série de manifestations égaient la capitale durant une dizaine d'années.
    Elles seront par la suite oubliées et la plupart des réalisations ont disparu. Par exception, sont demeurées les oeuvres "monochroïdales" imaginées par A. Allais qui expose en 1883 une Première communion de jeunes filles par un temps de neige : un simple bristol blanc. De la moquerie à l'instauration d'une conception nouvelle de l'oeuvre plastique, des Incohérents à Yves Klein en passant par Picasso, Marcel Duchamp, Francis Picabia et tant d'autres (groupes et individus), l'ouvrage rend compte d'une révolution silencieuse : une transformation radicale de la production artistique dont nous sommes aujourd'hui les héritiers.

  • Combattant les peintres académiques des Salons officiels, Huysmans critique d'art s'est posé dans L'Art moderne en promoteur des impressionnistes. La prédilection qu'il affichera dans À rebours pour Gustave Moreau, peintre mythologue, marque sa rupture avec Zola et les siens. Lorsqu'il fait l'éloge d'une esthétique hostile à toute forme de réalisme, il remet en question la notion de « modernité ».
    Cette posture d'antimoderne fait date, parce qu'elle ouvre aux oeuvres les voies de l'imaginaire. En tournant l'écrivain vers ceux qu'il désigne comme « certains », elle inaugure un regard qui s'émancipe. Huysmans en donne un exemple devenu célèbre avec sa libre interprétation des Salomé de Moreau.

  • Pourquoi croit-on en l'image photographique ? s'interroge l'auteur dans cet essai stimulant. Quel est son rapport avec la réalité ? Pourquoi l'exhibe-t-on comme la preuve qu'un événement s'est réellement produit alors qu'elle résulte d'une multiplicité de procédés techniques sans cesse actualisés. Parce qu'elle relève de l'empreinte, telle que la tradition chrétienne nous l'a transmise par le Saint-Suaire ou le voile de Véronique et qu'à la différence des autres représentations iconiques, elle n'offre pas seulement un simulacre du réel, elle en propose la preuve.
    « La photographie, explique l'auteur, nous propose une transposition des pratiques religieuses dans la vie quotidienne du monde contemporain. »

  • A l'enseigne de la parodie, sont ici réunis des recueils publiés à la fin du XIXe siècle, Le Parnassiculet contemporain, Dixains réalistes, Les Déliquescences d'Adoré Floupette, La Légende des sexes. Leur ont été joints des poèmes de l'Album zutique et ceux qui ont paru dans Le Décadent sous la signature de Mitrophane Crapoussin. Aux noms d'Alphonse Daudet, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, Charles Cros ou Germain Nouveau, sont associés ceux de Paul Arène, Edmond Haraucourt, Laurent Tailhade. La plupart d'entre eux ont collaboré à des oeuvres collectives, tous ont fait entendre leurs contre-chants, à un moment où triomphaient le Parnasse, le Symbolisme, la Décadence. Les poèmes qu'assemble La Muse parodique peuvent être jugés novateurs ou franchement réactionnaires. Ils partagent le même rejet d'un " bien " acquis, d'une parole poétique unanimement reconnue qu'il suffirait de perpétuer. Ils valent pour leur refus de figer cette parole, de la consacrer, pour la dissidence qui les mobilise. Et il leur revient d'avoir réconcilié, une fois pour toutes, poésie et drôlerie.

  • Au cours de recherches aux Archives de la police de Paris, Daniel Grojnowski a trouvé le dossier d'une femme hors du commun : Eugénie Guillou, qui, après être entrée dans les ordres, est devenue prostituée puis maquerelle. Instruite, la « dame » prend volontiers la plume : d'abord pour plaider sa cause et se raconter, ensuite pour concevoir des stratagèmes érotiques dont elle compte tirer profit, enfin au titre de femme d'« affaires » pour monter ses petites entreprises.
    Née en 1861, Eugénie Guillou entre à dix-neuf ans comme novice chez les soeurs de Sion. Mais, le moment venu, soeur Marie-Zénaïde se voit interdire de prononcer ses voeux : elle quitte la congrégation, engage des poursuites et demande des dédommagements. Dès 1901, elle publie des petites annonces, sollicitant de se faire fouetter ou de pratiquer la fessée. Pour ses mises en scène, elle revêt l'habit de religieuse.
    Celle qui multiplie les pseudonymes ne fait pas le trottoir ni ne travaille en maison close. Elle reçoit à domicile, avant de fonder sa propre maison de rendez-vous. À partir de 1903, proxénète, elle déguise des jeunes femmes en mineures pour les corriger tandis que des messieurs espionnent derrière un rideau... Durant toutes ces années, la police des moeurs la surveille et multiplie enquêtes et rapports. En 1913, on perd sa trace.

  • Fumisteries Naissance de l'humour moderne, 1870-1914 A la fin du XIXe siècle, une bande d'insolents jeunes gens vient secouer l'ordre établi. Ils se donnent comme nom les Vilains Bonshommes, les Zutistes, les Hydropathes, Les Fumistes, les Hirsutes ou les Incohérents, ils fréquentent les alentours du Quartier latin et du Chat Noir montmartrois. Dans leur sillage, un volcan d'inventivité fait éruption, balayant sur son passage les institutions, la famille, l'honorabilité, les poètes officiels - et jusqu'au langage lui-même. Tout est prétexte à fantaisie, parodie, non-sens et sarcasme.
    De Xavier Forneret, Erik Satie, Alphonse Allais ou Cami à Gustave Flaubert, Anatole France, Jules Renard en passant par Lautréamont, Jules Laforgue, Léon Bloy, Villiers de l'Isle-Adam ou Alfred Jarry - sans compter une pléiade d'écrivains méconnus ou oubliés - s'expérimente l'humour moderne dans tout ce qu'il a de plus subversif, d'inventif et d'irrespectueux. Les trois cents textes de cette anthologie - récits, contes, poèmes, aphorismes ou saynètes - permettent de retrouver les formes les corrosives d'un rire qui sait prendre des risques.


    " Les gendarmes ont grand tort de malmener les criminels. Sans eux, ils n'existeraient pas. " Alphonse Allais " La mer est remplie d'eau, c'est à n'y rien comprendre. " Erik Satie Choix et présentation de Daniel Grojnowski et Bernard Sarrazin

  • « Il a gagné ! C'est pas possible. Ce type vulgaire, minuscule, sans culture, agité et instable est devenu président. » Afin de ne pas se laisser aller à la dépression à l'annonce d'un tel fiasco national, Patrick Rambaud, de l'Académie Goncourt, s'est mis pour notre plus grand plaisir à écrire ces Chroniques. Un journal intime et excédé de toutes les extravagances, invraisemblances, imbécillités, dérapages et enfumages qui ont suivi l'accession au trône de Nicolas Sarkozy. Des petits bijoux d'observation, d'humour et de colère, dans une écriture fleurie et incisive, qui s'amuse à jouer sur les ressemblances troublantes entre le règne présidentiel de Sarkozy et celui de l'Empereur Napoléon. Au dessin, Olivier Grojnowski s'approprie avec malice les traits des figures les plus clinquantes qui forment sa cour : le Duc de Sablé, la Baronne Dati, le Cardinal de Guéant, et bien sûr, les Impératrices successives ! Un tableau jouissif et pitoyable de la tête du pouvoir. Cet album est un florilège des meilleures chroniques issues des cinq recueils publiés aux éditions Grasset.

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  • Quelles sont les composantes culturelles de notre perception de la prostitution et de la figure de la prostituée ? Convoquant différents savoirs médicaux ou "sociologiques", ce livre d'histoire culturelle, qui s'attache à l'image de la femme telle qu'elle se dégage des oeuvres d'art et de divers supports (en particulier la presse de l'époque), met en lumière tout un imaginaire. Au-delà de l'intérêt historique qu'il présente, ce texte permet de se positionner davantage dans les débats actuels sur la prostitution que certains voudraient pénaliser.
    Un ouvrage exhaustif sur la question.

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  • Les héros de BD les plus célèbres nous livrent ici tous leurs secrets, revisités de façon distrayante sous la plume d'Olivier Grojnowski à travers des concepts fondamentaux que même les pires « anti-psy » ne contestent plus, tels que l'inconscient, le refoulement, la sublimation... Menées à la façon de véritables enquêtes, ses analyses des personnages ou de leurs auteurs abordent différentes questions comme le traumatisme primitif du créateur de Blake et Mortimer, Jacobs, le mécanisme des « oublis » de noms propres avec l'invention du mot « schtroumpf » ou encore le délire de surinterprétation mystique avec ce fait incroyable mais vrai : pourquoi diable le visage de Mickey Mouse apparaît-il donc dans les vues aériennes des jardins du château de Versailles ? D'autres questions tout aussi étonnantes sont soulevées dans un savoureux mélange de sérieux scientifique et d'humour feutré : Hergé croyait-il réellement être le descendant du roi des Belges Léopold II ? Si oui, comment cela a-t-il interféré dans les aventures de Tintin ? Astérix est-il juif ? Bécassine est-elle victime du complexe de l'immigré ? Autant de sujets, et bien d'autres encore, éclairés sous un jour nouveau, décapant. Vous ne verrez plus les héros de BD tout à fait de la même manière après avoir lu ce livre.

  • L'enquête sur l'" évolution littéraire " de Jules Huret a paru dans L'Echo de Paris de mars à juillet 1891.
    Elle assemble les écrivains en camps adverses et dessine les contours d'un certain nombre d'" écoles ", tout en donnant à chacun l'occasion de proclamer son individualité.
    Semaine après semaine, elle organise la confrontation d'écrivains connus et de nouveaux venus, une soixantaine de romanciers, de poètes ou de critiques : A. France, M. Barrès, E. de Goncourt, J. K. Huysmans, M. Maeterlinck, G. de Maupassant, O.
    Mirbeau, P. Verlaine. Le grand public a l'occasion de découvrir des inconnus comme R. de Gourmont, J. Péladan ou Saint-Pol Roux, qui sont traités à égalité avec les chefs de file, Zola et Mallarmé.
    /> A cette occasion, Jules Huret s'essaye à des classifications où alternent une théorie fantaisiste des humeurs (bénins, acides, boxeurs, etc.) et un modèle " scientifique " emprunté à l'Histoire Naturelle. Mais surtout, par la technique, alors toute nouvelle, de l'interview, le journaliste impose les règles d'un mode nouveau de communication.
    Donnant, donnant : si les écrivains ont la possibilité de proposer leur image d'auteurs au public le plus large, ils sont tenus d'admettre le postulat d'une évolution darwinienne qui les incite à une impitoyable " lutte pour le succès ".
    Au regard des contemporains de Jacques Chancel, de Bernard Pivot, de Bernard Rapp, le fait mérite de retenir l'attention. Car l'interviewer occupe le devant de la scène, aux dépens de l'écrivain qui, soucieux d'être " mis en média ", tombe sous sa coupe.
    Avec Jules Huret advient le temps des médiateurs.

  • JOJO TETE A CLAQUES

    ,

    • Glenat
    • 10 October 2001

    Les monstres de O. Grojnowski et Corcal sont d'une tendresse et d'une gentillesse rares. Ils nous ressemblent beaucoup d'ailleurs. Tenez, prenez le pauvre Jojo qui est tout malade. Il pleure, il hurle dans son lit, jusqu'à ce que sa maman vienne voir ce qui se passe. Jojo vient de faire un rêve horrible, il était entouré de petits lapins roses qui cueillaient des pâquerettes en chantant de douces chansons. Non, mais vous imaginez le cauchemar ! ? ! ? Mais ces soucis ne font que commencez : Il y a des gros boutons rouges qui poussent sur la tête du petit Jojo. Et ces boutons-là vont empirer, se transformer jusqu'à un final où la poésie et l'humour règnent en maîtres...
    /> Les Mille Milliards de Monstres » de O. Grojnowski et Corcal (auteurs des Drags chez Dupuis) racontent avec beaucoup d'humour le quotidien des petits en leur apprenant que malgré nos différences on est tous les mêmes... Un petit régal de plus dans la collection Glénat J...
    Glénat J se destine aux 3/6 ans et regroupe des petits albums de 32 pages au format carré, faciles à lire et à petit prix. Glénat J privilégie l'inventivité et l'innovation graphique et chaque album est un relais, dans son style, pour raconter, comprendre, s'amuser. Cette collection permet à chaque auteur publié de développer son univers à travers plusieurs titres d'une même série, explorant et déclinant un monde imaginaire singulier. Un univers ludique à lire seul ou avec les parents pour comprendre en s'amusant !

  • Les monstres de O. Grojnowski et Corcal sont d'une tendresse et d'une gentillesse rares. Ils nous ressemblent beaucoup d'ailleurs. Tenez, prenez le pauvre Jojo qui est tout malade. Il pleure, il hurle dans son lit, jusqu'à ce que sa maman vienne voir ce qui se passe. Jojo vient de faire un rêve horrible, il était entouré de petits lapins roses qui cueillaient des pâquerettes en chantant de douces chansons. Non, mais vous imaginez le cauchemar ! ? ! ? Mais ces soucis ne font que commencez : Il y a des gros boutons rouges qui poussent sur la tête du petit Jojo. Et ces boutons-là vont empirer, se transformer jusqu'à un final où la poésie et l'humour règnent en maîtres...
    /> Les Mille Milliards de Monstres » de O. Grojnowski et Corcal (auteurs des Drags chez Dupuis) racontent avec beaucoup d'humour le quotidien des petits en leur apprenant que malgré nos différences on est tous les mêmes... Un petit régal de plus dans la collection Glénat J...
    Glénat J se destine aux 3/6 ans et regroupe des petits albums de 32 pages au format carré, faciles à lire et à petit prix. Glénat J privilégie l'inventivité et l'innovation graphique et chaque album est un relais, dans son style, pour raconter, comprendre, s'amuser. Cette collection permet à chaque auteur publié de développer son univers à travers plusieurs titres d'une même série, explorant et déclinant un monde imaginaire singulier. Un univers ludique à lire seul ou avec les parents pour comprendre en s'amusant !

  • Voici le meilleur du foisonnement artistique et culturel qu'on a connu à Paris, entre deux guerres franco-allemandes, de 1870 à 1914. Cabarets et revues animent la vie intellectuelle, et dans leur sillage, des groupes tels que les Fumistes, les Zutistes, les incohérents, les Jemenfoutistes s'essayent à des formules nouvelles que popularise le Chat noir, le café montmartrois cher à Toulouse-Lautrec ou Aristide Bruant.
    C'est la naissance de l'humour moderne, dont le mouvement Dada est l'héritier direct.
    L'ouvrage est suivi d'un dictionnaire des auteurs.

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