Giuseppe Caccavale

  • La grande figure de la poésie russe, Ossip Mandelstam, né à Varsovie en 1891 de parents juifs, connaîtra un tragique destin après ce voyage dans le Caucase qu'il aime tant. En 1930 il écrit un cycle de 12 poèmes, Armenia, publié en revue, avant d'imaginer l'Épigramme à Staline qui lui vaudra un exil en Sibérie où il meurt en 1938.
    Giuseppe Caccavale a réalisé 5 albums (30 x 43 cm), reprenant les typographies des poèmes en russe à la mine de plomb, doubles pages qui sont autant d'interprétations artistiques de l'oeuvre littéraire. Le livre consiste en une suite de reproductions à l'identique des carnets ouverts dans un format homothétique. Viennent en addenda la reprise des textes russes et les traductions en français, italien, anglais et allemand, dans une typographie contemporaine.

  • Depuis le n° 1, nous voyons se dessiner, dans la perte, des formes de «marseilles» : cette fois, c'est un oratoire médiéval qui disparaît. Cette petite construction, qui cristallise le temps et l'espace d'une communauté, n'apparaît que dans les textes : a-t-elle seulement existé ? Pourquoi faire construire de telles architectures ? Que se passe-t-il dans l'épaisseur de sept cents ans d'écrits? Peu de sources sûres pourront nous répondre ; en revanche, beaucoup d'hypothèses plausibles surgissent dans le rapport créé entre l'oratoire, signe du sacré, et le territoire du diocèse, étendue politique. Dans ce quatrième opus, l'écriture nous rencontre et nous balançons sans cesse entre la vérité, la fiction (et la vérité de la fiction !) et le mensonge suivi de son cortège de violences.

  • " J'aime les fresques.
    J'aime les images nourries d'éléments géologiques. " Après avoir achevé les deux registres de fresques dans le bâtiment rénové des Archives municipales de Marseille, Giuseppe Caccavale propose ici un recueil à trois voix pour dire combien cette pratique séculaire permet de travailler au coeur de la figure. C'est au fil des documents sur toutes les phases de ce chantier contemporain que sont explicitées les opérations essentielles dans l'exécution d'une fresque : la fabrication de la chaux, la préparation du mur et des différents enduits, le dessin, le calque puis son report et enfin la peinture elle-même.
    " Lorsque j'étais manoeuvre, je tamisais de la pouzzolane et du sable afin de séparer le gros du fin, qui servait de finition à l'enduit. Le bruit du filtre de la grille reproduisait, pour moi, le fracas des vagues contre la digue. Mais mes bras ne se lassaient jamais de porter le tamis, pour l'amour de l'ouïe. Aujourd'hui, c'est autour de Giuseppe de préparer des mélanges pour finitions, sable de rivière, eau et chaux éteinte pour étendre le fond frais, assoiffé de couleurs.
    " (Erri De Luca).

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