Le Temps Des Cerises

  • A l'occasion du centenaire de l'Humanité, voici un florilège des dessins que Georges Wolinski a fait paraître dans le journal. C'est dans ses pages que, jeune dessinateur, il a fait, à partir de 1977, ses "humanités" comme dessinateur politique. De l'eau a passé sous les ponts, mais miraculeusement ces dessins n'ont pas pris une ride. Ils sont toujours aussi vifs, gentils, féroces et rafraîchissants.
    C'est que les maux qu'ils épinglent n'ont pas disparu. Et que le talent est là et bien là.

  • L'Ange et l'Espion se ressemblent tant qu'on les confond, démenti insupportable à ceux qui voient le monde en noir et blanc.
    L'ange et l'Espion ont le même regard triste de ceux qui épient le monde en pensant qu'il s'agit d'un système d'horlogerie. Forts de pénétrer les secrets qui n'en sont pas, l'Ange et l'Espion croient pénétrer le monde et ne possèdent rien, oiseaux fragiles dans les mains de l'oiseleur. Pièces détachées d'un puzzle dont ils ignorent le sens, ils marchent en aveugles guidés sans le savoir par le marionnettiste au sang-froid, au coeur de glace, aux nerfs d'acier qu'ils ne voient pas.
    Même leur mort semble un mensonge, une apparence, une manipulation. Ils ne possèdent rien qu'une âme transparente comme la façade d'une église détruite.
    Ils écoutent le bruit du vent, les confidences des amoureux, les cris de colère des révoltés et ne voient pas dans la moiteur de l'ombre avancer les cavaliers ailés de l'Apocalypse, les cutters à la main..
    Extrait de la préface de Jacques Vergès

    Indisponible
empty