Gaël Giraud

  • Une édition de poche revue et augmentée de l'ouvrage de Gaël Giraud, devenu un incontournable pour décrypter l'économie aujourd'hui et envisagr des solutions innovantes.
    Depuis 2010, la crise financière des crédits subprimes s'est transformée en une crise des dettes publiques, et tout semble indiquer que le pire est encore devant nous. L'impasse dans laquelle les marchés financiers enferment l'économie européenne va jusqu'à remettre en cause les institutions mêmes du vivre-ensemble européen... Y a-t-il d'autres issues que la généralisation des plans d'austérité budgétaire, le paiement des dettes bancaires par les contribuables et la déflation ? L'auteur met en lumière les illusions qui brouillent le débat public actuel. Il montre en particulier que la contrainte énergétique et climatique est l'élément déterminant qui conditionne toute prospérité durable en Europe, et souligne l'exigence de la placer au coeur d'un nouveau projet qui échappe à l'addiction mortifère de notre économie à l'égard d'une finance dérégulée. Il explique que la transition écologique est un projet de société capable de sortir l'Europe du piège où l'a précipitée la démesure financière et suggère des pistes pour lever les obstacles financiers à sa mise en oeuvre.
    Publié en octobre 2012, réédité dans une version actualisée et augmentée en mai 2013, ce livre a fait l'objet de très nombreux articles de presse soulignant la clarté et l'audace des propos de l'auteur.
    « Un ouvrage en tous points exceptionnel. » Jean-Claude Guillebaud (Le Nouvel Observateur) « Un modèle de pédagogie pour comprendre la crise. » (Le Monde) « Un ouvrage fondateur. À lire pour comprendre le monde qui vient. » (L'Express) « Un petit traité fort édifiant. [...] Fort subversif. À lire. » (Europe1) « La thèse de ce livre est limpide et suscitera de nombreuses discussions. » (Alternatives économiques)

  • Autant prévenir le lecteur tout de suite : ce livre n'est ni un cours de mathématiques, ni un manuel pour faire fortune dans les casinos de la côte ouest.
    Il s'agit d'une introduction générale à ce qu'il est convenu de nommer la théorie des jeux, domaine situé à l'intersection de l'économie et des mathématiques appliquées. Ou y découvrira deux ou trois choses utiles: qu'un général d'armée ferait mieux de s'en remettre au jet d'une pièce de monnaie avant de prendre une décision ; que la crise des subprimes était inévitable ; qu'un système fiscal optimal devrait avoir un taux marginal d'imposition supérieur à 50 % ; qu'on ne gagne pas forcément à être mieux informé lorsqu'on boursicote sur Internet ; que les vertus économiques ou politiques du " laisser-faire " sont quelque peu suspectes ; qu'un " aléa moral " n'a pas grand-chose à voir avec l'éthique...
    Le propos de la théorie des jeux dépasse ainsi très largement le cadre des jeux de société - qui ont constitué son premier objet d'étude. Du paradoxe de Sen au dilemme des prisonniers joué par des automates, des jeux évolutionuaires aux réseaux stratégiques en passant par les modèles de principal-agent, se dessine un champ de recherches qui, depuis vingt ans, n'a cessé de se développer jusqu'à toucher l'ensemble des sciences sociales.

  • Les contributeurs ont réfléchi aux problèmes du capitalisme tel qu'ils apparaissent à la lumière de la crise
    financière qui secoue un certain nombre de marchés occidentaux. A travers leurs vingt propositions, ils
    veulent procéder à un rapprochement de l'économie financière avec les réalités sociales

  • La crise financière des subprimes, amorcée en 2007, loin d'avoir été endiguée, s'est muée depuis 2010 en une crise des dettes publiques. La dangerosité du secteur bancaire, alliée à celle des finances publiques, peuvent légitimement faire craindre que le « pire » soit encore devant nous en matière de krach financier. Cette impasse économique dans laquelle la toute puissance de marchés financiers dérégulés enferme l'économie européenne va jusqu'à remettre en question les institutions mêmes du vivre-ensemble européen.
    Ce livre voudrait offrir un point de vue « décalé » par rapport à ces questions qui occupent l'essentiel du débat public. Et cela à partir d'un constat : le litre d'essence à 2 euros, c'est bel et bien pour « aujourd'hui » et « pour longtemps ». Plus précisément : la contrainte énergétique et climatique pourrait bien avoir été la cause souterraine de l'accumulation des dettes privées et publiques et s'avérer l'élément déterminant qui conditionne toute prospérité durable en Europe. Dès lors, tout projet économique qui ignorerait cette contrainte promet de se heurter au mur d'une réalité qui ne dépend pas de notre bon vouloir politique : la raréfaction relative des énergies fossiles et les bouleversements telluriques que provoque déjà le réchauffement climatique. La transition énergétique et écologique vers une société à basse intensité carbone est un chantier immense et une source extraordinaire d'emplois non délocalisables. Cette transition concerne chacun de nous au quotidien ; elle est, en quelque sorte, le défi de société qui attend la génération née à la fin du siècle dernier, l'équivalent de ce que fit la Révolution industrielle en un siècle.
    L'obstacle majeur à cette transformation qui touche tous les aspects de la vie politique, économique, sociale et familiale réside dans l'addiction mortifère de notre économie à l'égard d'une finance dérégulée. L'hypnose des rendements extravagants (et sans lien avec le réel énergétique) pourrait rendre notre société incapable de relever le défi de la transition. Une réglementation destinée de remettre la sphère financière et bancaire au service de la transition devrait faire partie de l'agenda politique européen comme le suggère la Commission des Evêques européens (COMECE).
    Non seulement les chrétiens ne sauraient rester à l'écart d'un tel bouleversement de société mais ils sont appelés à y jouer un rôle d'avant-garde. Par respect pour la création, par amour pour l'autre, ce prochain éventuellement "lointain" que sont les prochaines générations ; au nom des plus fragiles, celles et ceux qui seront les première victimes de l'ajustement énergétique et climatique qui nous sera imposé par la nature si nous ne négocions pas la transition avec intelligence et dans le souci de la justice.

  • La crise financière des subprimes, amorcée en 2007, loin d'avoir été endiguée, s'est muée depuis 2010 en une crise des dettes publiques. La dangerosité du secteur bancaire, alliée à celle des finances publiques, peuvent légitimement faire craindre que le « pire » soit encore devant nous en matière de krach financier. Cette impasse économique dans laquelle la toute puissance de marchés financiers dérégulés enferme l'économie européenne va jusqu'à remettre en question les institutions mêmes du vivre-ensemble européen.
    Ce livre voudrait offrir un point de vue « décalé » par rapport à ces questions qui occupent l'essentiel du débat public. Et cela à partir d'un constat : le litre d'essence à 2 euros, c'est bel et bien pour « aujourd'hui » et « pour longtemps ». Plus précisément : la contrainte énergétique et climatique pourrait bien avoir été la cause souterraine de l'accumulation des dettes privées et publiques et s'avérer l'élément déterminant qui conditionne toute prospérité durable en Europe. Dès lors, tout projet économique qui ignorerait cette contrainte promet de se heurter au mur d'une réalité qui ne dépend pas de notre bon vouloir politique : la raréfaction relative des énergies fossiles et les bouleversements telluriques que provoque déjà le réchauffement climatique. La transition énergétique et écologique vers une société à basse intensité carbone est un chantier immense et une source extraordinaire d'emplois non délocalisables. Cette transition concerne chacun de nous au quotidien ; elle est, en quelque sorte, le défi de société qui attend la génération née à la fin du siècle dernier, l'équivalent de ce que fit la Révolution industrielle en un siècle.
    L'obstacle majeur à cette transformation qui touche tous les aspects de la vie politique, économique, sociale et familiale réside dans l'addiction mortifère de notre économie à l'égard d'une finance dérégulée. L'hypnose des rendements extravagants (et sans lien avec le réel énergétique) pourrait rendre notre société incapable de relever le défi de la transition. Une réglementation destinée de remettre la sphère financière et bancaire au service de la transition devrait faire partie de l'agenda politique européen comme le suggère la Commission des Evêques européens (COMECE).
    Non seulement les chrétiens ne sauraient rester à l'écart d'un tel bouleversement de société mais ils sont appelés à y jouer un rôle d'avant-garde. Par respect pour la création, par amour pour l'autre, ce prochain éventuellement "lointain" que sont les prochaines générations ; au nom des plus fragiles, celles et ceux qui seront les première victimes de l'ajustement énergétique et climatique qui nous sera imposé par la nature si nous ne négocions pas la transition avec intelligence et dans le souci de la justice.

  • Voie sans issue Nouv.

    Voie sans issue

    Gaël Giraud

    awaiting publication
  • Repenser l'héritage des Lumières, réfléchir la modernité, déconstruire le capitalisme, retisser le lien social en décomposition, ou encore panser les blessures de la colonisation... Gaël Giraud et Felwine Sarr mêlent philosophie, spiritualité, politique et économie. Ils rappellent que l'économie n'est pas une finalité et insistent sur la nécessité pour l'humanité de se définir un projet plus grand que la maîtrise des instruments. Ils proposent non seulement de repenser la macroéconomie pour la faire dialoguer avec toutes les sciences afin de faire advenir une pensée de l'économie relationelle, mais aussi de modifier les structures épistémologiques de nos sociétés dans leur ensemble.

    Pour remédier aux maux contemporains, Gaël Giraud et Felwine Sarr appellent à un travail intérieur, qui ouvre à l'altérité et au dialogue, à la capacité d'accueil, qu'ils érigent en fondement de l'humanité.

  • Réduire les impacts négatifs de l'activité sur l'environnement sans renoncer à faire croître le PIB, et avec lui l'emploi et la richesse : telle est la promesse entretenue par ceux qui croient en la possibilité d'un « découplage » entre croissance et consommation de ressources. Une promesse qui ne s'est jusqu'à présent réalisée nulle part.
    Un découplage massif peut-il néanmoins se réaliser sous certaines conditions ? Ou n'est-il qu'un mythe permettant d'éviter de se poser les vraies questions ? Et dans ce cas, sommes-nous condamnés à adopter des politiques de décroissance générale de l'activité ? Ou peut-on changer le contenu du PIB en favorisant des emplois et des activités à faible empreinte écologique ?
    Trois spécialistes nous aident à mieux comprendre les enjeux d'un débat crucial pour l'avenir de l'humanité. Ils montrent quelles ruptures sont nécessaires et leur impact possible sur nos modes de production et de consommation. Bref : sur notre bien-être individuel et collectif.

  • C'est une question qui revient régulièrement dans l'actualité et le débat public : Comment continuer à faire société si les écarts de revenus sont tels qu'entre le haut et le bas de l'échelle les citoyens n'ont plus rien de commun ? Aujourd'hui, dans les multinationales, les écarts de salaire peuvent aller de 1 à 2000.
    Au début du XXe siècle, le banquier J P Morgan définissait l'écart maximal acceptable de 1 à 20. Face aux critères mouvants concernant les inégalités socialement ou moralement acceptables, quels repères se donner ? C'est ce qu'ont cherché à savoir Gaël Giraud et Cécile Renouard ; ils répondent ici de façon à la fois scientifique et sensible, mêlant arguments économiques, sociaux et démocratiques. Premier élément de réponse : les Français sont largement favorables à une échelle de revenus raisonnée qui inclurait donc un plafond, comme le révèle un sondage exclusif réalisé en septembre 2011.
    Deuxième élément : l'accroissement des inégalités économiques fait gonfler la dette, privée et publique, de façon insoutenable - plus une société est inégalitaire, plus les dépenses sanitaires et sociales sont importantes. La réduction de ces inégalités est la condition d'une nouvelle prospérité, moins énergivore et moins budgétivore. Troisième élément : une société moins inégalitaire est plus démocratique et donc plus heureuse car débarrassée des sentiments d'injustice et des rancoeurs qui aujourd'hui découragent les Français.
    Entre un revenu-plancher qui assure les conditions d'une vie digne et un plafond au-delà duquel la fragmentation sociale domine tandis que s'épuisent les ressources planétaires, s'ouvre un espace pour le vivre ensemble : accorder moins d'importance aux ressources matérielles, aux biens, permet de retrouver le sens des liens et de la relation à l'autre. La solution, c'est peut-être le facteur 12 : l'écart maximal des salaires (primes incluses) qui existe déjà dans la fonction publique française.
    Pourquoi ne pas se fonder sur cette échelle pour toute la société et soumettre cette question au débat démocratique en cette année politique ?

  • En décembre 2008, les auteurs de cet ouvrage s´étaient réunis pour proposer un vaste programme de réformes. Qui sont-ils ? Des praticiens des marchés financiers, des cadres dirigeants d´entreprise, des économistes, des philosophes, des mathématiciens, des ingénieurs... Depuis lors, le « plus jamais ça » du G20 s´est mué en reprise du business as usual. Trois ans plus tard, la récession gagne, la zone euro est en danger, les fi nances publiques asphyxiées, le secteur bancaire en faillite... Pendant que les banques sont recapitalisées aux frais du contribuable, l´économie réelle est sacrifiée sur les autels de la finance dérégulée et de l´austérité budgétaire. Aussi ont-ils remis en chantier leur programme de réformes.
    De la transition énergétique et écologique au statut juridique de l´entreprise, de la titrisation au mandat de la Banque centrale européenne, du social business à la formation éthique, des marchés de matières premières au droit des brevets, des prix de transfert à l´investissement socialement responsable, ce livre trace un chemin à la fois cohérent, audacieux et réaliste.
    L´enjeu est de taille : voulons-nous construire une société sobre, défi nanciarisée et solidaire ?

    Indisponible
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