Gérard Cartier

  • Après le Supplément de Diderot, Gérard Cartier revient à Bougainville et à son voyage d'exploration scientifique autour du monde.
    Il nous invite à un voyage à travers la création vers la vérité pratique, ce but de l'esprit qui était aussi celui de la poésie pour Éluard via Lautréamont. Dans cette confrontation à la géographie, à l'histoire, aux sciences, il s'y dit beaucoup de notre temps.
    Poésie aux vers démaillés qu'un souffle épique traverse et porte - mais sans emphase - avec juste ce qu'il faut de savoir, de références et d'espoirs.

  • L'ultime Thulé s'inspire du voyage légendaire de saint Brendan, parti à la recherche des îles les plus reculées, et entraîne son lecteur dans une traversée géographique et temporelle qui témoigne aussi d'une enquête plus inquiète au plus profond de soi. L'invention formelle accompagne et amplifie la rigueur de cette méditation, l'émergence de paysages intérieurs qui sont autant de terres de langage, entre modernité et tradition.
    En filigrane, l'auteur propose aussi un jeu de l'oie où l'on peut naviguer à sa guise, sans contredire la visée plus secrète de son périple : la quête d'un graal arctique dont ce poème du XXIe siècle vient prendre le relais dans une langue sans âge, superbement réinventée.

  • J'avais écrit pour me décharger de la bile accumulée après une longue fréquentation de la presse et des radios, simple saignée verbale pour combattre une lente intoxication à l'anglais.
    Ma guillotine ayant reçu bon accueil, l'éditeur d'Obsidiane m'a demandé de l'amplifier pour cette collection de « placets invectifs ». Placet dit sa nature : « écrit adressé à une personne détenant un pouvoir pour lui demander justice ». Invectif dit son humeur. Quant à sa méthode, elle doit presque tout au hasard. Ayant glané durant quelques mois ce qui se présentait touchant mon sujet - enseignes et affiches des rues, propos entendus à la radio, diatribes sur les réseaux sociaux, citations prélevées durant mes lectures -, et ayant rappelé à moi, du fond de mon Monomotapa, quelques leçons tirées de mon expérience professionnelle, j'ai vu les idées naître spontanément : je me suis contenté de les organiser aussi clairement et distinctement que possible, selon les recommandations de l'école. Pour n'être ni sociologue (mais quand on a appris à lire dans Jules Verne et à penser dans Engels, n'en sait-on pas assez ?), ni linguiste, hélas (ce vieux rêve qui me poursuit : gravir l'escalier en spirale de la tour de Babel et posséder toutes les langues...), pour n'être ni Bruno Latour ni Claude Hagège, doit-on se priver de raisonner de la société et de la grammaire, comme tout un chacun ?

  • Tristran

    Gérard Cartier

    Le livre (dont on trouve les premières traces dans Le Hasard, publié en 2004 par Obsidiane) transporte la légende de Tristan à la fin du dernier siècle, au milieu de la crise irlandaise qui secoue alors le Royaume-Uni. Mais seul importe l'amour sauvage et désespéré unissant les amants, qui ne peut se résoudre que dans la mort :

    Ils veulent subir cette passion qui les blesse Et que toute leur raison condamne...

    Le poème interprète librement le récit, restituant l'ambigüité que les altérations du temps donnent aux anciens manuscrits.

  • Dessin de Gérard Titus-Carmel.

    Ces métamorphoses ne doivent rien à Ovide. Ce sont celles de l'auteur à l'approche de l'âge : déloger de soi, éprouver tous les sentiments, toutes les passions tour à tour, ou conjointement, avant qu'il soit trop tard. Autoportrait en faune...

    Que le vent longtemps me porte à l'aventure/ À faire ici et là de tout ma fortune/ Quelques morts en hâte et de nombreuses vies/ Ne mendiant rien qui ne me soit donné/ En songe ou en vérité ......... le fleuve Amour/ Et la beauté instantanée/ Ces métamorphoses sont aussi celles du livre, dont la forme change selon le point de vue, à la manière des anamorphoses, et un hommage aux poètes, évoqués de façon parfois détournée. C'est enfin un hommage à la langue - à l'instrument du goût : un menu ironique dont les services colorent discrètement les pages.

  • On écrit avec ce qu'on a lu. pour ou contre, sans doute, mais jamais sans. Ni roman ni essai, Cabinet de société est une sorte d'épopée avec, comme héroïne principale, la littérature.

    Jean Le Boël Et longtemps j'ai vécu ce que vous fûtes Epousant tour à tour vos passions bigarrées Car pour les vivants je n'en ai aucun goût Ne cherchant plus la joie ni la vérité Mais l'oubli seulementl'oubli et rêver Votre vie dans la mienne moi qui de moi Ne sais me satisfaire

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  • Alecto

    Gérard Cartier

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  • Le hasard

    Gérard Cartier

    Dans cet ouvrage, nous trouvons Les Ursulines, Al Jazaïr, Le Norois, Le hasard, Nora et La solitude.

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  • Le petit séminaire

    Gérard Cartier





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  • "Le livre officiel du jubilé de Notre-Dame de Paris (850 ans), placé sous le haut patronage du Président de la République. Cet ouvrage magnifique, sixième volume de la collection « La grâce d'une cathédrale », (500 pages, 600 photographies, 4 kilos), à la fois documenté et grand public, est le livre le plus complet jamais édité sur la cathédrale la plus célèbre et la plus visitée au monde. Rédigé par 50 auteurs, publié sous la direction du Cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, ce somptueux livre sur la cathédrale Notre-Dame de Paris présente l'épopée de sa construction au fil des siècles, la description de l'édifice et de ses merveilles ainsi que sa riche histoire civile et religieuse.
     

  • Le lecteur d'aujourd'hui connaît François Coppée surtout par le biais des constantes querelles littéraires qui l'opposaient aux grands poètes de son époque. Il est vrai que Rimbaud, Verlaine ou Charles Cros ne se privaient pas dans leurs vers de villipender celui qu'ils considéraient comme un poète convenu et prosaïque.
    Néanmoins, l'auteur des textes réunis dans cette anthologie était un observateur infatigable de ceux qu'il aimait à appeler « les petites gens » et son oeuvre reflète, avec talent, une certaine vérité poétique de la vie quotidienne d'un XIXème siècle que nous ne connaissons, finalement, pas si bien que cela...

    Les poèmes de l'anthologie sont accompagnés d'un dossier, Les Vieux Coppées, réunissant des textes de Rimbaud, Verlaine ou d'autres, parodiant le poète des « petites gens ».

    Indisponible
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