Gérard Bossuat

  • Du XVIIIe siècle jusqu'à la création de l'Euro, Inventer l'Europe propose un remarquable voyage au coeur des milieux, groupes de pression et personnalités d'influence en faveur de l'unité européenne. Ainsi, les Physiocrates ou Alexandre Ier ont-ils des projets d'une modernité étonnante, comme le marché unique. Les milieux industriels allemands et français, les économistes, les milieux genevois agissent pour l'unité de l'Europe entre les deux guerres, tandis que des personnalités encore mal connues - Hennessy, Rohan, Pusta, De Jouvenel, Retinger, Ripka, voire les communistes des Balkans en 1945 ou A. Marc - tentent de rendre possible l'unité de l'Europe. Des groupes d'influence, groupes transatlantiques et américains, franc-maçonnerie, presse d'opinion et Églises modifient les options des décideurs. Les «européens» des partis politiques, comme le parti socialiste, ceux de l'entourage de François Mitterrand, les amis d'Altiero Spinelli au Parlement européen, les proches de Valéry Giscard d'Estaing exercent une influence sur les événements, les atlantistes, bien introduits, tout autant. Ces personnalités et ces mouvements sont l'expression de forces profondes qui transforment nos sociétés. Des représentants d'ONG européennes et des personnalités du monde politique, des diplomates ont apporté un témoignage de prix sur le renouvellement actuel du processus d'unité européenne. L'invention de l'Europe communautaire n'est donc pas réservée aux personnages d'exception, mais résulte de l'action de forces présentes au sein des nations européennes. Ce livre combat l'euroscepticisme car il met en scène l'urgence historique de rassembler les peuples d'Europe et les profondes racines de l'appel à l'unité des Européens.

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  • ÿþTitre: Emile Noël, premier secrétaire général de la Commission européenne.
    Theme1: Droit - Droit européen - Autres ouvrages Theme2:
    Résumé: Voici l'histoire d'Émile Noël, un Français inconnu, Normalien Sciences, jeune résistant, créateur d'un mouvement d'éducation civique de la jeunesse en 1945, les Cam' Lib, saisi par l'Europe !
    Il entre au secrétariat international du Mouvement européen, puis devient fonctionnaire au Conseil de l'Europe. Il organise le secrétariat de l'Assemblée ad hoc chargée d'un projet d'union politique européenne. Mais surtout, directeur adjoint du cabinet de Guy Mollet, président du Conseil, il est chargé de suivre les négociations des Traités de Rome au temps où la France avait des idées pour l'Europe. Émile Noël est désigné secrétaire exécutif de la Commission du Marché commun (1958-1967), puis devient secrétaire général de la Commission de la Communauté européenne (1967-1987). Grand commis de l'Europe, il rend d'immenses services à la Communauté européenne. Il invente de nouvelles pratiques au sein de la Commission en coordonnant les cultures administratives de six pays différents ce qui permet à la Commission européenne de défendre l'intérêt supérieur de la Communauté, y compris dans les Conseils européens. Il met en pratique la méthode communautaire inventée par Monnet et Schuman, adaptée par les Traités de Rome de 1957 et acceptée par les Démocraties européennes. Il définit avec diplomatie le " vivre-ensemble " européen, principe fondamental de la vie communautaire.
    Certains gouvernements ont ignoré les services rendus par Noël, mais les citoyens européens diront un jour qui a marché dans le sens de l'histoire et de l'intérêt européen. Avec Jean Monnet et Robert Marjolin, avec Walter Hallstein, Jean Rey, Franco-Maria Malfatti, Sicco Mansholt, François-Xavier Ortoli, Roy Jenkins, Gaston Thorn et Jacques Delors, avec les fonctionnaires de la Commission, Émile Noël a construit le projet le plus fou du XXe siècle: la paix entre les Européens, une réussite.

    Gérard Bossuat est professeur émérite de l'Université de Cergy-Pontoise, chaire Jean Monnet ad personam d'histoire de l'Unité européenne.

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  • Quelle ligne rouge suivent les gouvernements et présidents de la République française depuis 1919 en acceptant de construire des formes d´unité européenne ?  D´Étienne Clémentel à Briand, entre les deux guerres, des projets d´union douanière, de lien fédéral, ont été défendus par les gouvernements français. Un gouvernement issu de la défaite a donné son approbation à l´Europe hitlérienne, ternissant le rêve de Victor Hugo. Après la Libération, les gouvernements de la IVe République, avec Robert Schuman, Jean Monnet, René Pleven, Guy Mollet, ont inventé l´Europe supranationale, au nom de la sécurité et du rang de la France. Chaque président de la Ve République a dû affronter, comme de Gaulle, le processus d´unité, composer avec lui, tel Pompidou, l´apprivoiser comme Giscard d´Estaing, l´idéaliser comme Mitterrand, ou le bousculer, comme Chirac et Sarkozy.  Les gouvernements ont refusé l´isolement, parce que l´unité européenne servait les intérêts de la France.  Gérard BOSSUAT, chaire Jean Monnet ad personam, est professeur émérite d´histoire contemporaine à l´Université de Cergy-Pontoise (Val d´Oise). Il est membre du comité de rédaction de la Revue d´histoire de l´intégration européenne et associé à l´UMR IRICE (Paris-1, Paris-4, CNRS).

  • Comment comprendre l'Union européenne du XXIe siècle sans en faire l'histoire ? De Coudenhove-Kalergi avant guerre, à Monnet, d'Adenauer à de Gaulle, Mitterrand et Kohl, Merkel et Sarkozy, des personnalités parfois extraordinaires ont marqué l'histoire du processus d'intégration ou de coopération.
    Leurs ambitions ainsi que les réactions des nations et des peuples européens sont rappelées à travers les grands événements de l'histoire de l'Europe. Une place importante est faite à la compréhension des réseaux d'influence auxquels ces grandes figures de la politique européenne appartiennent. Cet ouvrage, présenté de manière pédagogique mais documenté par la recherche universitaire la plus récente, explique les moments fastes ou dramatiques de l'histoire de l'unité européenne, les combats des européistes et des eurosceptiques ou des souverainistes.
    /> L'Union européenne saura-t-elle relever les défis du XXIe siècle ? Une transformation majeure s'est produite : le processus d'unité est devenu l'affaire des citoyens, qu'ils s'opposent à des textes élaborés par leurs dirigeants ou qu'ils exigent des institutions européennes plus démocratiques. Le temps des fondateurs et des artisans est révolu, vient celui des citoyens, inventeurs de l'avenir de l'Union européenne.

  • Comment comprendre l'histoire de l'unité européenne contemporaine sans en connaître les artisans ? De Mayrisch à Coudenhove-Kalergi avant-guerre, de Monnet, Adenauer, de Gasperi à Mitterrand et Kohl ou Delors, tous y ont travaillé.
    Ces grandes figures de la politique européenne sont insérées dans des réseaux grâce auxquels elles peuvent agir. Briand sans A. Léger ou J. Seydoux aurait-il pu être le pèlerin de la paix ? Monnet sans le Comité d'Action pour les États-Unis d'Europe aurait-il pu influencer les décisions de Brandt, de Heath ou de Giscard d'Estaing ? On retrouvera les moments fastes ou dramatiques de l'histoire de l'unité européenne, les désaccords entre courants pro-européens, les oppositions farouches des défenseurs de la souveraineté des États nationaux.
    Des années vingt aux dernières années du siècle, l'unité européenne est devenue l'affaire des citoyens. Le temps des fondateurs et des pionniers n'est-il pas révolu devant les manifestations de la volonté des peuples européens ? L'identité européenne se cherche encore. Comment le Conseil européen des chefs d'État et de gouvernement répond-il à l'attente des opinions ? L'Union européenne doit encore régler quatre questions : ses institutions, l'extension de son territoire politique, ses projets dans les relations internationales, la nature de la citoyenneté européenne.
    Le temps du Marché commun est fini. Vient celui de l'Europe politique, sûre de son identité et de ses ambitions. Les fondateurs ont ouvert un chemin aux Européens. Aux citoyens de s'emparer de cet héritage de paix.

  • L'histoire des aides américaines à la France de 1938 à 1960 reflète l'état de la France au tournant du XXe siècle : une grande puissance européenne en déclin.
    De 1941 à 1951, la France a voulu des aides américaines pour vivre mieux et pour recréer un appareil productif digne de ce nom. Elle a ensuite réclamé une aide pour maintenir sa puissance en Indochine et en Afrique du Nord. Si ce constat de dépendance est éprouvant pour les Français, c'est une réalité dont les conséquences sont encore palpables aujourd'hui. Ne parle-t-on pas encore et toujours d'ingérence américaine, d'américanisation et, en réaction, d'exception française et d'identité européenne ? En définitive, quel rôle ont joué les aides américaines dans le rétablissement économique, social et militaire de la France après la seconde guerre mondiale et au-delà jusque dans les années 60 ? Réclamées en même temps qu'occultées tout au long de ces années par les acteurs de la vie politique française, les aides américaines méritaient une réflexion globale.
    Gérard Bossuat dans cet essai de synthèse nous propose son analyse.

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