Francis Wolff

  • Demeurer fidèle à la singularité et à la richesse de l'expérience humaine en y introduisant le plus de raison possible, telle est la tâche première de la philosophie. De livre en livre, depuis près de trente ans, Francis Wolff s'attelle sereinement à élaborer une philosophie au sens classique du terme, ni une simple exégèse des Classiques ni la déconstruction des systèmes. Une philosophie qui englobe une métaphysique, une théorie de la connaissance, une définition de l'être humain et toutes leurs conséquences morales, politiques et esthétiques.
    Dans ce dialogue passionnant, amical et sans concession avec André Comte-Sponville, Francis Wolff invite à une traversée de son oeuvre dans un style accessible et allègre. Il montre les liens qui unissent sa vision du monde à son esthétique (l'universalité de la musique, des images et des récits), en passant par l'anthropologie (l'homme, « animal dialogique »), l'éthique (l'existence de la liberté et l'objectivité du bien) et la politique (de la démocratie au cosmopolitisme).
    Donnant corps à une philosophie généreuse et résolument contemporaine, le livre dévoile un autoportrait attachant ainsi qu'un itinéraire familial singulier croisant une des grandes tragédies du siècle dernier.

  • Plaidoyer pour l'universel

    Francis Wolff

    • Pluriel
    • 29 September 2021

    Un texte précieux et puissant de Francis Wolff qui, contre le relativisme de notre temps, grâce à la limpidité des idées et la force des arguments, fonde un humanisme reposant sur l'universalité.
    Alors que l'unité de l'humanité s'impose dans les consciences, elle recule dans les représentations : nationalismes, xénophobies, radicalités religieuses. L'universel est accusé de toutes parts : il serait oublieux des différences, en somme il serait trop universel. Ou il ne serait que le masque du plus fort : du patriarcat, de l'Occident ou de l'anthropocentrisme.
    Contre ces replis, il faut que les idées universalistes retrouvent leur puissance mobilisatrice et critique.
    Contre la dictature des émotions et des opinions, défendre la raison scientifique. Contre l'empire des identités, refonder une éthique de l'égalité et de la réciprocité.
    L'humanité, seule source de valeurs, n'est pas seulement l'ensemble des êtres humains. C'est aussi la qualité présente en chacun de nous et qui nous lie aux autres : non pas la capacité de communiquer qui est aussi propre à d'autres espèces, ni l'aptitude à raisonner que possèdent certaines machines, mais la faculté de raisonner en communiquant, autrement dit de dialoguer.

  • Pourquoi la musique ?

    Francis Wolff

    • Pluriel
    • 25 September 2019

    « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la musique sans jamais oser poser les questions. ».
    « La musique est l'art des sons. » De cette définition banale, retenue d'une leçon d'enfance, ce livre tire toutes les conséquences. Chemin faisant, il répond aux questions les plus simples et les plus profondes sur la musique et sur les arts. Pourquoi, partout où il y a de l'humanité, y a-t-il de la musique ? Pourquoi la musique nous fait-elle danser ? Pourquoi nous émeut-elle ? Et qu'est-ce que la beauté ?

  • DIRE LE MONDE

    Francis Wolff

    • Pluriel
    • 1 July 2020

    Le maître-livre de Francis Wolff : un essai éclairant et passionant qui explique que c'est le langage qui est au fondement de ce que nous appelons un monde.
    « Que faut-il pour faire un monde ? Des noms, des verbes et des pronoms personnels. Ou plus précisément : des noms liés par des verbes pour pouvoir décrire le monde, des pronoms personnels (je, tu) liés à des verbes pour pouvoir y agir. C'est à la défense de ces thèses que ce livre est principalement consacré. » La philosophie savante s'est détournée des grands problèmes métaphysiques : qu'est-ce qui existe réellement ? pourquoi tout ce qui arrive, arrive ? peut-on tout savoir ? peut-on agir librement ? Ces questions doivent pourtant être sans cesse reprises. Elles sont ici reconstruites sur la base d'un des fils conducteurs de la pensée contemporaine : c'est le langage qui fait du réel un monde. Publié pour la première fois en 1997, Dire le monde est devenu un classique, souvent repris et discuté. Cette édition est ainsi augmentée des commentaires de six philosophes de différents pays et spécialités, Étienne Bimbenet, Jim Gabaret, Luiz Henrique Lopes dos Santos, Élise Marrou, Carlos Ulises Moulines et Bernard Sève, ainsi que des réponses de Francis Wolff.

  • L'amour a inspiré les chants les plus déchirants, les meilleurs romans et les pires, des comédies irrésistibles, des tragédies bouleversantes. Il est possible d'y ajouter quelques considérations philosophiques. Des préliminaires, seulement. Non à l'amour (le philosophe n'a là-dessus aucune expertise), mais à son concept (c'est son domaine, dit-on).
    L'amour n'est ni l'amitié, ni le désir, ni la passion. C'est la fusion improbable de ces tendances opposées. Car les composantes de l'amour ne jouent pas collectif, tel est le drame, et la grandeur, de l'amour. C'est parce qu'il est de nature hétérogène, donc instable, qu'il est le moteur tout-puissant de tant d'histoires, grandioses ou banales, dans les littératures universelles et dans nos vies ordinaires.

  • Francis Wolff est philosophe, professeur à l'École normale supérieure. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Notre humanité (Fayard, 2010).Au-delà de toutes les controverses passionnées sur sa légitimité, la corrida demeure un objet de pensée non identifié. Est-ce un spectacle ? une cérémonie ? un jeu ? un sport ? un combat ? un art ? La corrida est une lutte à mort entre un homme et un taureau, mais sa morale n'est pas celle qu'on croit : car le taureau de combat est le seul animal qui doit vivre libre pour pouvoir mourir en combattant. La corrida n'est peut-être pas un art, mais elle permet de redéfinir l'essence même de l'art. Elle donne forme à une matière brute, la charge du taureau ; elle crée du beau avec son contraire, la peur de mourir ; elle exhibe un réel dont les autres arts ne font que rêver.Cette belle méditation, qui échappe aux jargons des philosophes comme des aficionados, est aussi une introduction limpide aux enjeux de la corrida."C'est le livre le plus intelligent, le plus profond, le plus argumenté jamais écrit sur le sujet."Roger-Pol Droit, Le Monde

  • Nous avons perdu les deux repères qui permettaient autrefois de nous définir entre les dieux et les bêtes. Nous ne savons plus qui nous sommes, nous autres humains. De nouvelles utopies en naissent. D'un côté, le post-humanisme prétend nier notre animalité et faire de nous des dieux promis à l'immortalité par les vertus de la technique. D'un autre côté, l'animalisme veut faire de nous des animaux comme les autres et inviter les autres animaux à faire partie de notre communauté morale.
    Alors forgeons une nouvelle utopie à notre mesure. Ne cherchons plus à nier les frontières naturelles - celles qui nous séparent des dieux ou des animaux - et défendons un humanisme conséquent, c'est-à-dire un cosmopolitisme sans frontières.

  • Penser avec les anciens

    Francis Wolff

    • Pluriel
    • 28 September 2016

    L'histoire, selon Thucycide, était un "trésor pour toujours". La philosophie ancienne n'est-elle pas, à l'inverse, un "trésor de toujours" ? Car on peut encore penser avec les Anciens. Et sur trois points décisifs : l'être, l'homme et le disciple. L'être, c'est l'objet rêvé et impossible. Car "tout est être", mais tout quoi ? Tout ce qu'on peut montrer, ou tout ce qu'on peut dire ? L'ontologie se construit, et se perd, en se partageant entre deux voies, Démocrite ou Platon : une physique ou une logique.
    L'homme, c'est l'objet nécessaire et introuvable. Son ombre pèse sur les éthiques les plus opposées, d'Aristote à Epicure, et impose sa figure constante, entre deux autres, l'animal et le dieu. Le disciple, c'est le destinataire privilégié. Trois figures en sont possibles (socratique, épicurienne et aristotélicienne), qui dessinent trois voies de la philosophie : une critique, un art de vivre, un savoir.
    Francis Wolff est professeur émérite à Normale Sup. Son dernier ouvrage, Pourquoi la musique ? (Fayard) a été classé meilleur livre de l'année 2015 par la rédaction de Philosophie magasine.

  • Les idées ne mènent pas le monde. Pourtant, les représentations que les hommes se font de leur humanité le font tourner dans un sens ou dans l'autre. À l'origine des grandes révolutions scientifiques, il y a une idée philosophique de l'homme : l'« animal rationnel » de l'Antiquité est lié à la naissance des sciences naturelles ; à l'âge classique, l'« âme étroitement unie à un corps » de la métaphysique cartésienne est indissociable de la physique mathématique ; le « sujet assujetti » du structuralisme était l'objet privilégié des sciences humaines triomphantes du siècle passé ; et le vivant défini par ses « capacités cognitives » marque la victoire actuelle des neurosciences.Chaque définition de l'homme charrie aussi son lot de croyances morales et d'idéologies politiques, d'autant plus puissantes qu'elles semblent soutenues par les certitudes scientifiques de leur époque. Derrière l'esclavagisme ou le racisme, à l'origine du totalitarisme ou des formes les plus subtiles de l'antihumanisme contemporain, se trouve une définition de notre humanité. C'est toujours au nom de ce qu'est l'homme ou de ce qu'il doit être que l'on prescrit ce qu'il faut faire et ne pas faire. L'idée d'humanité se situe à l'entrecroisement d'un rapport aux savoirs qu'elle permet de garantir et d'un rapport à des normes qu'elle permet de fonder. Elle est donc le lieu de toutes les confusions et l'enjeu de toutes les querelles de légitimité.Quelle idée de l'homme peut-elle encore être la nôtre aujourd'hui qu'on le décrète un « animal comme les autres » ? Que reste-t-il de notre humanité si elle ne peut plus se définir par sa place entre divinité et animalité ?L'« animal rationnel » n'a pas dit son dernier mot. Pas plus que l'humanisme, que l'on annonce pourtant « épuisé ».

  • Cette question semble réunir à elle seule quelques vertus et tous les péchés que l'on prête à la métaphysique. Certainement insoluble, elle en montre le caractère dépassé voire inepte. Elle indique ce que la métaphysique a d'inévitable, de nécessaire, voire d'ultime. Elle est un noeud de difficultés et de concepts dont les doctrines classiques sont loin d'avoir épuisé tous les possibles et sur lesquels la discussion s'avère encore féconde.
    Ouvrage publié sous la direction de Francis WOLFF, professeur de philosophie à l'École normale supérieure, auteur de nombreux ouvrages. Avec la collaboration de Paul Clavier, Élie During, Frédéric Ferro, Franck Lihoreau, Frédéric Nef, David Rabouin, Jean-Baptiste Rauzy.

  • « La corrida est moins qu'un art parce qu'elle semble échouer à produire une vraie représentation, vouée qu'elle est à la présentation du vrai : un vrai danger, une blessure béante, la mort. Mais, pour la même raison, la corrida est plus qu'un art : c'est la culture humaine même. Ce n'est pas, comme l'opéra, un art total, c'est une culture totale, parce qu'en elle fusionnent toutes les autres pratiques culturelles. De fait, la corrida n'est ni un sport, ni un jeu, ni un sacrifice, elle est plus qu'un spectacle et elle n'est pas exactement un art ni vraiment un rite. Comme l'opéra, elle emprunte quelque chose à toutes les autres formes de la culture pour en faire un tout original et sublime. Elle fait de la surface des autres pratiques humaines sa propre profondeur. Au sport, elle emprunte la mise en scène du corps et le sens de l'exploit physique, mais non les scores et les records. Comme la domestication, fondement de la civilisation, elle humanise l'animal, mais elle le laisse libre. Comme dans un combat, on cherche à dominer l'adversaire, mais toujours le même doit y vaincre, c'est l'homme. Aux cultes, elle prend l'obsession des signes, mais il n'y a ni dieux ni transcendance. Au jeu, elle emprunte la gratuité et la feinte, mais les protagonistes n'y jouent pas, si ce n'est leur vie. Elle rend la tragédie réelle, parce qu'on y meurt tout de bon, mais elle rend la lutte à mort théâtrale parce qu'on y joue la vie et la mort déguisé en habit de lumière. D'un jeu, elle fait un art parce qu'elle n'a d'autre finalité que son acte ; d'un art, elle fait un jeu parce qu'elle rend sa part au hasard. Spectacle de la fatalité et de l'incertitude, où tout est imprévisible, comme dans une compétition sportive, et l'issue connue d'avance, comme dans un rite sacrificiel... La tauromachie est moins qu'un art parce qu'elle est vraie, et au-dessus de tout autre art, aussi parce qu'elle est vraie. Le toreo, art de l'instant qui dure, ne parvient jamais à l'immuabilité des oeuvres des « vrais » arts et à la pureté des créations imaginaires, parce que ses oeuvres sont réelles et donc vulnérables, parce qu'elles sont entachées de l'impureté de la réalité : la blessure du corps, le sang, la mort ».

  • La " philosophie politique " est le singulier croisement, effectué par aristote, de deux produits de l'histoire grecque.
    Depuis lors, toute la pensée politique (de machiavel à marx, de montesquieu à h. arendt) se nourrit de celle d'aristote. il convenait d'analyser les livres fondateurs de cette pensée fondatrice pour en livrer à tous l'intention singulière et le sens universel. les problèmes des cités oú vécut aristote ne sont sans doute pas ceux de nos états. et pourtant les réflexions philosophiques d'aristote sur ces problèmes peuvent toujours éclairer nos questions.
    Tous les pouvoirs sont-ils du même type ? est-il naturel d'obéir ? qui doit commander ? quel est le meilleur régime ? qu'est-ce que la justice en politique ? qu'est-ce que la démocratie ? ceux-là même qui ne veulent pas en entendre parler pourraient entendre quelles inquiétudes cache ce mot de " politique " : " pourquoi vivre ensemble ? " et " comment vivre ensemble ? ".

  • La main blanche

    Francis Wolff

    Gwenn, photographe de mode vivant à Paris, décide de prendre du recul et part pour l'Afrique noire à la découverte des hippopotames. Au Burkina Faso, elle rencontre Parfait qui travaille dans un orphelinat à la protection des albinos et se prend d'amitié pour Nasirou, un enfant aux mains blanches... "Un film fort, choc." (www.orne-hebdo.fr). "Francis Wolff a choisi la fiction pour dénoncer la vie difficile des enfants albinos en Afrique." (Ouest France)

  • Socrate

    Francis Wolff

    • Puf
    • 1 October 1987

    Derrière le mythe de Socrate il y a une énigme. Celui qui n'a pas écrit demeure aux yeux de tous LE philosophe, mais qui était-il réellement ? Que pouvons-nous savoir vraiment de sa philosophie ? Ce livre tente de faire le point sur le philosophe et sa philosophie.
    Table des matières Chronologie -- Bibliographie 1 -- L'énigme 2 -- L'Athénien 3 -- La mission 4 -- L'universel 5 -- La mort En marge de Socrate, le socratisme : Le paradoxe socratique -- A la recherche du vrai Socrate. Le "problème de Socrate" -- L'album de famille -- Index

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  • Le présent exposé pose un parallèle entre l'impossible absolu et l'interdit absolu, c'est-à-dire entre le contradictoire (relevant du « principe de contradiction » posé par Aristote) et l'inceste (tel qu'il a été explicité par C. Lévi-Strauss). La possibilité de l'humanité est liée à la position d'une limite absolue qui prend, dans le rapport sexuel, la figure de l'interdit, et dans le rapport au dicible, la figure de l'impossible.

  • La " philosophie politique " est le singulier croisement, effectué par Aristote, de deux produits de l'histoire grecquce. Depuis lors, toute la pensée politique (de Machiavel à Marx, de Montesquieu à H. Arendt) se nourrit de celle d'Aristote. Il convenait d'analyser les livres fondateurs de cette pensée fondatrice, pour en livrer à tous l'intention singuliére et le sens universel. Les problèmes des cités où vécut Aristote ne sont sans doute pas ceux de nos Etats. Et pourtant les réflexions philosophiques d'Aristote sur ces problèmes peuvent toujours éclairer nos questions. Tous les pouvoirs sont-ils du même type ? Est-il naturel d'obéir ? Qui doit commander ? Quel est le meilleur régime ? Qu'est-ce que la justice en politique ? Qu'est-ce que la démocratie ? Ceux-là mêmes qui ne veulent pas en entendre parler pourraient entendre quelles inquiétudes cache ce mot de " politique " " pourquoi vivre ensemble ? " et " comment vivre ensemble ? "

  • La raison grecque n'existe pas : la rationalité a toujours été partagée en figures incompatibles Plus un texte acquiert de signification historique, moins il est porteur de vérités. Dès que nous prenons au sérieux sa visée philosophique, toute distance historique s'abolit. Pour sortir de ce dilemme, on emprunte à la pensée ancienne des figures philosophiques centrées sur trois points décisifs.

    L'être, c'est l'objet rêvé et impossible. Car tout est être, mais tout quoi ? Tout ce qu'on peut montrer ou tout ce qu'on peut dire ? L'ontologie se construit et se perd en se partageant entre deux voies : Démocrite ou Platon, une physique ou une logique.

    L'homme c'est l'objet nécessaire et introuvable. Toujours supposé, son ombre pèse sur les éthiques les plus opposées, d'Aristote à Epicure, et impose sa figure constante entre deux autres : l'animal et le dieu.

    Introduction Figures de l'être : Les deux destins de l'ontologie -- Les deux voies de la métaphysique Figures de l'homme : L'animal et le dieu -- L'homme politique entre dieu et bête -- L'homme heureux a-t-il des amis ? -- Crainte de la mort et crainte des dieux selon les Epicuriens Figures du disciple : Etre disciple de Socrate -- Etre disciple d'Epicure -- Trois figures de disciples Figures de la rationalité ancienne Le disciple, c'est le destinataire privilégié. Trois figures en sont possibles : le socratique, l'épicurien et l'aristotélicien, qui dessinent trois voies de la philosophie : une critique, un art de vivre, un savoir.

    Toutes ces figures sont des figures de la rationalité . Elles ne laissent pas d'être plurielles et rivales. C'est en cela peut-être qu'elles sont rationnelles, à leur manière, grecque.


    Table des matières Introduction - Penser par figures PREMIÈRE PARTIE Figures de l'être Introduction Chapitre Premier - Les deux destins de l'ontologie : la voie physique (Démocrite) et la voie logique (Platon) Chapitre II - Les deux voies de la métaphysique : le premier principe d'Aristote et celui de Descartes DEUXIÈME PARTIE Figures de l'homme Introduction Chapitre III - L'animal et le dieu : deux modèles pour l'homme. L'invention de l'animal dans l'Antiquité Chapitre IV - L'homme politique entre dieu et bête Chapitre V - L'homme heureux a-t-il des amis ? Figures entrecroisées de l'amitié chez Aristote et Épicure Chapitre VI - Crainte de la mort et crainte des dieux selon les Épicuriens TROISIÈME PARTIE Figures du disciple Introduction Chapitre VII - Être disciple de Socrate Chapitre VIII - Être disciple d'Épicure Chapitre IX - Trois figures de disciples : le socratique, l'épicurien et l'aristotélicien Conclusion - Figures de la rationalité ancienne Index des passages cités des auteurs anciens, 333

  • Le mal reste pour les hommes une énigme insoutenable à laquelle tous, athées ou croyants, cherchent une explication.
    Son existence constitue, par ailleurs, l'objection la plus traditionnelle et la plus forte faite à l'existence de dieu : " si dieu existait, il n'y aurait pas de mal. " renouant avec l'art de la controverse publique qui enchanta le moyen âge, deux maîtres reconnus révèlent dans leur actualité les nuances, les implications et les conséquences de cette question. face aux objections sérieuses du philosophe, le théologien avance que le mal n'impose pas la réfutation de l'existence de dieu mais bouleverse incontestablement les représentations que nous en avons.
    Cette controverse prouve au moins que le mal n'élimine jamais la question de l'existence de dieu.

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