Françoise Morcillo

  • "Dans ce volume, Françoise Morcillo analyse avec précision les matériaux culturels et littéraires qui ont nourri et étayé la création poétique chez Luis Antonio de Villena. Elle montre comment l'écrivain, qui a eu vingt ans en 1971, c'est-à-dire encore sous le franquisme, a vécu plusieurs types de dissidences, des rêves d'exils en France, le violent rejet de la bourgeoisie espagnole et d'un certain type de catholicisme, pour choisir librement de voyager entre les cultures étrangères [...]en écrivant de la poésie [...], en traduisant des poètes [...], en composant des biographies d'artistes, toujours liés d'une façon ou d'une autre à la poésie." Marie-Claire Zimmermann

  • "Passages de l'aube est un hommage rendu au poète espagnol Miguel Veyrat pour ses quatre-vingts ans. S'il a commencé brillamment sa carrière par le journalisme et cultivé la fiction et l'essai, c'est vers la poésie qu'il a voulu très tôt se tourner. Il est entré dans l'écriture poétique comme d'autres en religion, y trouvant sa raison d'être, une morale de vie. - Amant de l'Aube, il déploie une parole poétique où s'affirme avec force une pensée libre - libertaire - sur un riche fond de mémoires culturelle, classique ou de notre temps. Et, par la déflagration de la langue comme par les échanges lumineux avec le monde, Miguel Veyrat fait figure à bon droit de « Classiques pour demain »."
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  • Jaime Siles (Valence, 1951) est poète philologue, essayiste et traducteur. Depuis 1969, il a publié une dizaine de recueils de poèmes et obtenu divers prix nationaux. Dans le présent ouvrage, le lecteur entreprend une traversée des sonorités poétique silésiennes, depuis les rives de La tradition comme rupture, la rupture comme tradition. Dans ses oeuvres, le mot est un accord arraché au plus profond néant : Ce n'est pas ce que langage donne, mais ce que le silence nie. Il conduit une quête incessante entre identité et langage.

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  • Les chercheurs, traducteurs, écrivains, poètes, dramaturges et éditeurs, réunis dans ce volume consacré à la traduction comme médiation et médiatisation des cultures invite le public à découvrir les passages entre cultures littéraires contemporaines européennes, américaines (Nord/Sud) dominicaines et asiatiques. Au Coeur d'une opération de lecture de l'étranger, la traduction sous-tend des expériences d'appropriation de la culture de l'Autre, d'auto-traduction, d'acculturation et de plaisir. Bref, autant de lectures privilégiées qui réécrivent et transmettent les textes littéraires. À supposer que ces passages entre oeuvres et traducteurs édifient la babel du passage d'une littérature à l'autre, il n'est pas laissé dans l'ombre que l'expérience traduisante entendue comme médiatisation entre les cultures engage des choix qui ne relèvent pas exclusivement de critères littéraires mais historiques ou politiques.
    Traduire, se convertit souvent en acte politique, où introduire l'étranger signifie s'opposer aux divers totalitarismes nationaux. Médiation et médiatisation donc que la traduction au service d'une philosophie de la liberté de conscience de Soi-même comme un Autre !

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  • Ce volume reproduit les échanges des auteures avec un poète, traducteur et essayiste, une traductrice et un éditeur.
    Table ronde avec Jacques Darras (poète, traducteur, essayiste), Martine Declercq (traductrice) et Miguel de Mena (éditeur de la culture littéraire dominicaine résidant à Berlin).

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  • L'exotisme, tant littéraire qu'artistique, est parfois soupçonné d'être le simple refuge de l'idéalisation des civilisations différentes, colorant les mondes étrangers pour mieux en nier la spécificité. Pourtant, en une période d'extraordinaire intensification des échanges entre les diverses régions du monde, à un moment où s'instaurent de nouveaux rapports au passé colonial et où l'on peut parler de « world fiction », voire de « république mondiale des lettres », la littérature et les représentations exotiques sont devenues très importantes et connaissent un regain d'intérêt critique. Désormais, il est rare en effet qu'une oeuvre romanesque un peu ambitieuse ne se confronte à la question du voyage et de la rencontre des autres cultures et qu'elle ne s'intéresse chemin faisant, fût-ce pour les combattre ou en jouer, aux images de l'exotisme. Par la vitalité de ses formes, passées et contemporaines, l'exotisme s'est toujours affirmé comme un lieu de transformation des lettres et des arts. Ce volume s'intéresse à quelques-uns de ces apanages, situés tant à l'âge colonial qu'à l'ère post-coloniale. Si la littérature hispanique et latino-américaine est privilégiée, on n'en oublie nullement d'autres aires culturelles, notamment les Caraïbes et l'Extrême-Orient. L'exotisme est ici étudié dans ses formes passées ou contemporaines, selon certains espaces, certaines figures rêvées qui ont naguère dominé les représentations des autres cultures. Chemin faisant s'affirment ainsi des continuités littéraires et esthétiques, mais aussi l'importance d'un Victor Segalen, qui fixait, dès le tournant du XIXe siècle, un programme, malheureusement inachevé, de réhabilitation de l'exotisme ouvrant à une « esthétique du Divers ». C'est cette complexité exotique, dépouillée des clichés et des préjugés touristiques ordinaires, que les contributions de ce volume invitent à considérer dans quelques textes littéraires remarquables.
    Jean-Marc Moura

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