François Vignes

  • Il suffit parfois d'un vrai libraire et d'un bon bistrot pour changer la vie d'un quartier. Dans le Paris « bobo » de ce début de siècle, il subsiste encore quelques poches de résistance où les êtres échappent à la lobotomie généralisée.
    Aux Bistroglodytes, on côtoie tous ceux qui consentent à prendre le zinc autrement qu'à dose homéopathique. Certains soirs d'initiation à l'oenologie, on y croise quelques poètes en congé d'au-delà, André Laude, Lautréamont, René Char et André Breton. Il y a aussi Bébert l'éboueur sénégalais, homme à tout faire, prince du contrepet, qui est au vocabulaire ce que le Facteur Cheval est à l'architecture, et rêve secrètement d'édifier dans son pays, avec les restes du vieux monde, un musée de « l'économie cannibale » ; il y a Bon bec de Québec, le maître des lieux, goûteur d'exception, capable d'une seule gorgée de déceler le moindre mouillage, grand chasseur de crus adultères dont le seul défaut est de ne jamais recracher ; sans oublier Hi Han le libraire, amateur de poétesses laiteuses et fessues, qui, grâce à une méthode dont il est l'inventeur, est sans doute le seul éditeur à vendre des livres dans les cimetières, ni Mami Paulette, ancienne ouvreuse dans un cinéma de « dards et d'essai » qui, entre deux siestes et un petit verre de Chardonnay, fuit encore parfois la gestapo, et quelques autres du même tonneau.

    La Confrérie des Bistroglodytes se lit comme un hymne à la fraternité des petites gens. On y retrouve la verve et l'humour de François Vignes dont le précédent roman, Les Compagnons du Verre à Soif (le cherche midi), a obtenu le prix Georges Brassens.

  • Après être apparue sur le continent asiatique à partir du Xe millénaire av. n.-è., la « néolithisation » s'est largement propagée. Le site de Shillourokambos à Chypre fait référence pour comprendre les tout débuts de ce processus de diffusion et la première extension des caractères néolithiques en Méditerranée. Fondé vers le milieu du IXe millénaire av. n.-è., il a été occupé jusqu'à la fin du VIIIe, soit sur une durée d'environ 1500 ans, couvrant tout le Néolithique pré-céramique B du Levant (PPNB).
    Les zones fouillées entre 1991 et 2004 par la mission « Néolithisation », avec l'appui de l'École Française d'Athènes, se présentent en deux parties : l'une, au Nord, dénommée « secteur 1 », l'autre, au Sud, dite « secteur 3 ». La seconde a été fouillée essentiellement entre 1999 et 2003. C'est cette aire qui est aujourd'hui publiée, là où les vestiges des étapes moyenne et récente de l'occupation étaient les mieux attestés et pouvaient se prêter à une certaine analyse spatiale. Elle permet une étude détaillée des périodes évoluées du site, entre 7600 et 7000 av. n.-è. et une approche de ces moments essentiels dans la formation de la culture qui s'épanouira au VIIe millénaire à Khirokitia. Outre l'introduction de certaines espèces animales (le daim, le mouton et probablement le renard), l'émergence massive de l'élevage ovin et bovin et le développement de l'agriculture au tournant des IXe-VIIIe millénaires, on y repère les mutations techniques dans la construction, les outillages lithiques, osseux ou les productions symboliques. C'est dans ce secteur 3 que fut découverte la plus ancienne preuve connue de la domestication du chat. D'importantes informations concernent les perspectives économiques perçues à partir de l'évolution des faunes et des artéfacts. Est aussi abordé l'état sanitaire des populations de l'établissement.
    Après la publication du secteur 1 en 2011, la communauté archéologique dispose désormais de l'ensemble des données documentaires issues des fouilles de la mission « Néolithisation » à Shillourokambos.

  • Que se passe-t-il sur l'île d'Oléron ?
    Quel est ce mal mystérieux qui frappe les ostréiculteurs ?
    Sur la route des huîtres, c'est la ballade des pendus.
    La belle Maria, la jeune veuve aux lèvres de voleuse de cerises appelle à son secours, un ami d'enfance : Ben Yassouh - c'est son pseudo au poker, un détective, "un privé", surtout privé d'amour, comme il se plaît à dire...On a retrouvé Abel son mari pendu dans sa cabane à deux pas de ses claires...et ce n'est pas le premier ostréiculteur qui meurt ainsi la nuque broyée de bien curieuse façon...
    Par bonheur, Ben Yassouh n'est pas seul pour mener son enquête, deux amis : Ombredane, l'ancien gendarme réformé à la suite d'une blessure héroïque et Pado, un flic pure laine du genre "hard boiled", viennent à sa rescousse, sans oublier Konan, le hacker, qui surfe aussi bien sur le net que sur la vague...
    Tout ce joli monde ne se doute pas du danger qui rôde...et qui va encore frapper un jeune homme venu faire le chippendale sur l'île pour une fête entre copines...
    Quand la vérité éclate, ça en sidère plus d'un !
    Dans ce récit pittoresque et trépidant écrit comme un joue au ping-pong; François Vignes et Thierry Guilabert s'en donnent à coeur joie. Ils nous offrent à leur manière une magnifique pérégrination dans l'île de lumière.

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