Folio

  • Entre les murs

    François Bégaudeau

    • Folio
    • 22 March 2007

    " ne rien dire, ne pas s'envoler dans le commentaire, rester à la confluence du savoir et de l'ignorance, au pied du mur.
    montrer comment c'est, comment ça se passe, comment ça marche, comment ça ne marche pas. diviser les discours par des faits, les idées par des gestes. juste documenter la quotidienneté laborieuse. " entre les murs s'inspire de l'ordinaire tragi-comique d'un professeur de français. dans ce roman écrit au plus près du réel, françois bégaudeau révèle et investit l'état brut d'une langue vivante, la nôtre, dont le collège est la plus fidèle chambre d'échos.

  • En guerre

    François Bégaudeau

    • Folio
    • 19 March 2020

    Dans une France contemporaine fracturée, un ouvrier, Cristiano Cunhal, est licencié par l'usine dans laquelle il travaillait depuis quinze ans. Peu après avoir découvert les échanges érotiques de sa compagne, Louisa, et de son amant, Romain, il décide de s'immoler par le feu. Dès lors, chacun s'interroge sur les causes réelles de son acte. Poussés par la mauvaise conscience, Louisa, la prolétaire kabyle, et Romain, le bobo trentenaire, vont chercher par tous les moyens à venger l'honneur déchu de l'ouvrier sacrifié. En guerre questionne avec une rigueur implacable les déterminismes socioculturels d'un scandale lié au monde du travail qu'on pourrait ranger dans un registre purement passionnel. François Bégaudeau propose une fresque documentée d'une France fracturée, en autopsiant l'histoire d'amour utopique entre deux êtres issus de mondes qui n'auraient pas dû se croiser.

  • La blessure la vraie

    François Bégaudeau

    • Folio
    • 30 August 2012

    «Depuis vingt ans à vrai dire je n'ai plus cessé de rire. C'en est troublant, presque inquiétant, une anomalie car il y aurait plutôt de quoi pleurer, tragédies, saloperies, maladies, labeur de vivre, effroi de ne plus.
    Toujours j'ai donné le change, mais aujourd'hui me trouve las d'esquiver et pressé d'admettre qu'en effet il y a quelque chose qu'il ne faut plus tarder à raconter.
    Le temps est venu quoi qu'il m'en coûte de remonter à la blessure.
    De remonter à 86.
    À l'été 86.»

  • Molécules

    François Bégaudeau

    • Folio
    • 23 August 2018

    Annecy, automne 1995. Jeanne Deligny, 44 ans, infirmière, est retrouvée morte sur le palier de son appartement, égorgée d'un coup de cutter.
    Ce crime n'ayant aucun motif apparent, l'enquête piétine, jusqu'à la découverte d'une pièce à conviction qui permet de retrouver la trace d'un suspect.

    S'inspirant de ce fait divers, François Bégaudeau n'en a conservé que les grandes lignes : la configuration du crime, son motif, et surtout l'ancrage des protagonistes dans un quotidien ordinaire. Au suspense qui sous-tend cette intrigue criminelle s'ajoute l'attention minutieuse portée à l'intériorité de personnages quelconques (enquêteurs, témoins, assassin, journalistes, proches de la victime, jurés), soudain révélés dans leur complexité moléculaire. Sans prétendre lever le mystère de leur passage à l'acte, ni distinguer le fautif de l'innocent, François Bégaudeau souligne le décor mental de ces années 90 ou les routines illogiques de l'appareil judiciaire.

  • Un enlèvement Nouv.

    Un enlèvement

    François Bégaudeau

    • Folio
    • 11 August 2022

    Une famille n'est jamais autant une famille qu'en vacances. En vacances on voit sa peau.Durant leur congé estival à Royan, les Legendre sont très performants:la mère excelle en communication de crise, la petite en piano, et le père en running. Sa montre GPS compte ses pas. Chaque jour davantage de pas. Cette famille de la bourgeoisie parisienne est en croissance.Seul le petit dernier tarde à performer. Tarde à apprendre à lire. Ou refuse d'apprendre. Il fait peut-être de la résistance passive. Sur une plage, il creuse un trou pour l'évasion.

    awaiting publication

  • Jouer juste

    François Bégaudeau

    • Folio
    • 4 September 2008

    Finale de la coupe d'europe de football.
    A la fin de la deuxième mi-temps, juste avant les prolongations, un entraîneur livre d'ultimes conseils à ses joueurs et les exhorte à " jouer juste ". mais entre franc-parler et digressions métaphysiques, ce discours déborde son sujet, et vient bientôt s'immiscer le récit d'un amour passé avec une certaine julie. chorégraphies amoureuse et sportive sont liées plus qu'on ne le croit. dans ce premier roman atypique, françois bégaudeau a su habiter une parole à la fois artificieuse et fébrile, badine et hallucinée.
    Le lecteur est emporté dans une logorrhée verbale, dont les à-côtés comiques redoublent le vertige mental, qui révèle les failles et les aveuglements de ce narrateur donquichottesque.

  • Vers la douceur

    François Bégaudeau

    • Folio
    • 28 October 2010

    " À trente-cinq ans il fut temps que je sois un homme.
    Les hommes avaient des voitures, ils y transportaient des gens et des choses pour vivre. Les hommes avaient des enfants qui s'appelaient Léo. Une fois j'en avais entendu un demander comment volent les avions, le père avait dit avec des ailes. L'enfant s'en était contenté, le père n'avait pas besoin d'en dire plus pour asseoir sa légitimité, c'était un homme. " Ce roman à épisodes brouille les pistes de l'existence de Jules, amateur de conquêtes improbables et célibataire intermittent.
    De malentendus jouissifs en gags à répétition, l'auteur tient la chronique de ses aventures et fiascos parmi une dizaine de trentenaires des deux sexes. À moins que ce jeu de rôles n'implose pour s'ouvrir à une fantaisie sentimentale, assumée dans toute sa douceur.

  • Deux singes ou ma vie politique

    François Bégaudeau

    • Folio
    • 14 November 2014

    "La France des années 70 est un banquet gaulois où l'on boit et mange en parlant fort sous le regard magnanime de nos hommes politiques punaisés au mur comme on place un patriarche en bout de table.

    Moi je suis à l'autre bout, disposé à imiter ce qui passe, à devenir un adulte comme ceux qui me nourrissent, me servent des grenadines, me reprennent si je jure, me déposent à l'école publique. Bientôt je prendrai leur place, puis celle du patriarche. Une vie se sera passée et dedans il y aura eu de la politique, dès le début et jusqu'à la fin.
    Elle ne s'est pas passée comme ça." Ni manuel de conduite, ni texte prosélyte, ni justification complaisante, ni examen de conscience, ni autoportrait générationnel, Deux singes ou ma vie politique emprunte à l'ensemble de ces registres, tout en les détournant de leurs lieux communs.

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