François Ansermet

  • Les possibilités en matière de prédiction génétique, ouvertes par les technologies biomédicales, suscitent à la fois espoir et inquiétude. Elles soulèvent également d'importants enjeux subjectifs car elles interrogent profondément notre rapport à l'origine et notre conception du possible. François Ansermet s'appuie à la fois sur les questions cliniques sus citées par l'usage de la prédiction génétique et sur des références littéraires et mythologiques pour interroger les bouleversements produits et ouvrir une réflexion sur l'impact de ces avancées biotechnologiques.
    Ce que révèle la clinique, c'est que l'origine peut sans cesse être rejouée dans les tourbillons du devenir. L'enfant ne cesse de s'inventer à travers ses propres réponses, singulières et ina ttendues. Entre le passé et le futur, la béance du présent offre à chaque sujet la possibilité d'un acte qui l'amène au-delà de ce qui avait été prédit.
    L'enfant, par ses choix, résiste à ce qui le détermine : son devenir reste imprévisible.
    Mais du mythe de l'oracle aux cas les plus contemporains de prédiction génétique, l'enfant à naître, dès lors qu'une société prétend le « prédire », nous oblige à une vigilance critique sur le statut des possibles aujourd'hui.

  • D'où naissent les enfants ? On le sait moins que jamais aujourd'hui.
    François Ansermet, spécialiste des procréations médicalement assistées, nous ouvre dans ce livre les portes de son cabinet et nous parle des cas très concrets qu'il y rencontre de plus en plus souvent.
    C'est une réalité désormais : autour de la naissance d'un enfant, il y a beaucoup plus de monde que simplement deux parents. Dans certains cas, outre le père et la mère, il arrive qu'on trouve la femme qui a réalisé la gestation pour autrui, le donneur de sperme, la donneuse d'ovule ou encore la donneuse d'un utérus greffé - sans compter les médecins et les biologistes de la reproduction.
    Les progrès de la science créent un monde nouveau, un monde totalement fabriqué. Au fur et à mesure de ces avancées, on est confronté à une réalité inédite, difficile à penser, difficile à dire.
    Jusqu'où peut-on aller ? Jusqu'où allons-nous aller ?

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  • Hors symbolisation. Dans la clinique avec l'enfant, on rencontre l'évidence de ce réel, impossible à supporter, se déployant entre deux pôles. D'un côté, l'effroi face à l'origine : de multiples situations comme la réanimation néonatale, l'abandon, l'autisme peuvent redoubler la sidération qu'implique toute vie nouvelle.
    D'un autre côté, la fascination pour un destin joué d'avance, pour la mort déjà présente dès la naissance : une telle certitude, plutôt que de porter la vie, peut l'absorber totalement, comme le démontrent la clinique du traumatisme, certains devenirs d'enfant atteints de malformation, mais aussi le phénomène psychosomatique, la tentation du suicide ou l'anorexie. Pourtant, la béance du réel comporte paradoxalement un potentiel créateur, ouvrant l'espace pour que l'enfant invente ses propres réponses d'une façon chaque fois unique.
    Faisant de l'expérience du réel le principe d'une possible liberté, le psychanalyste engagé dans le champ de la clinique avec l'enfant se doit d'être un praticien de l'imprévisible : un tel pari permet, aux limites de la psychanalyse et de la médecine, l'abord de phénomènes qui, de structure, ne se laissent pas toujours convoquer dans une pratique de la parole.

  • L'impact imaginaire des biotechnologies oblige à réfléchir aux statuts des nouvelles images du début de la vie. Issu d'une étude de la clinique de la procréation médicalement assistée (PMA) menée par un psychanalyste et pédopsychiatre (F. Ansermet), un gynécologue (M. Germond) et trois historiennes de l'art (V. Mauron, M. André et F. Cascino), ce livre offre une analyse des images médicales fabriquées dans le laboratoire de PMA, mises en relation avec des images appartenant à l'histoire de l'art et relatives à la représentation de l'origine. Si les images médicales fascinent, c'est parce qu'elles révèlent un point de butée : l'énigme de notre venue au monde, et qu'elles touchent, sans le résoudre, au mystère du vivant. Situé en amont des questions éthiques et politiques, l'ouvrage met en résonance le champ de la biologie de la reproduction avec les représentations de la procréation et le phénomène de l'incarnation. En articulant le lien singulier qui se noue entre la chair et l'image, il propose une phénoménologie de l'image de l'embryon visible en PMA ainsi qu'une contribution à l'anthropologie des représentations de l'origine.

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  • Et si, selon le v u même de Freud, la psychanalyse pouvait trouver un appui dans les neurosciences ? Et si, réciproquement, celles-ci gagnaient à intégrer leurs découvertes au modèle psychanalytique ? François Ansermet et Pierre Magistretti nous proposent ici une articulation originale entre deux disciplines souvent présentées comme antagonistes. Le point de rencontre : les mécanismes de plasticité neuronale grâce auxquels le cerveau reste ouvert au changement et modulable par l expérience. En tout cas, le moment semble enfin venu d explorer les bases biologiques de l inconscient à travers un nouveau paradigme.

  • La notion de "serendipity" qui recouvre l'art de trouver quelque chose que l'on ne cherchait pas initialement est le fil conducteur de cet ouvrage. "Ce qui est distinctif dans l'oeuvre de Prune, c'est qu'elle avance des représentations très fortes : elle joue avec des mythes, mis en scène à travers des images très directes, qui interpellent et qui bousculent. Pourtant, ce qu'elle construit va au-delà. Elle suscite d'autres représentations que celles qu'elle offre en premier lieu." François Ansermet, psychanaliste. Ce livre met en lumière 10 années d'une pratique artistique riche, inspirée de voyages, d'observations, de rencontres et de recherches et qui a donné naissance à des projets aussi variés que les Bébés domestiques, Process, le triptyque sacré Holy Daughters-Holy River-Terracotta Daughters, dernier projet retentissant qui a voyagé de Paris à Shanghai, Mexico, New York, Zurich.

  • Pourquoi l'addiction, l'envie de détruire ? Pourquoi l'ennui, pourquoi la dépression ? Alors que nous recherchons le bonheur, c'est très souvent le contraire que nous produisons.
    Est-ce parce que des forces psychiques inconscientes nous poussent à agir exactement à l'opposé de ce que nous voulons, à aller vers ce que Freud désignait comme l'au-delà du principe de plaisir ? Peut-on identifier dans le cerveau des mécanismes neurobiologiques spécifiques nous permettant d'expliquer cette tendance chez l'homme ? En somme, avons-nous, en nous, la capacité d'aller vers le plaisir et le bonheur, ou bien cela nous échappe-t-il totalement ? Pour la première fois, un psychanalyste et un neurobiologiste se sont réunis pour nous aider à comprendre le mécanisme du plaisir et du déplaisir.

  • La notion de "serendipity" qui recouvre l'art de trouver quelque chose que l'on ne cherchait pas initialement est le fil conducteur de cet ouvrage. "Ce qui est distinctif dans l'oeuvre de Prune, c'est qu'elle avance des représentations très fortes : elle joue avec des mythes, mis en scène à travers des images très directes, qui interpellent et qui bousculent. Pourtant, ce qu'elle construit va au-delà. Elle suscite d'autres représentations que celles qu'elle offre en premier lieu." François Ansermet, psychanaliste. Ce livre met en lumière 10 années d'une pratique artistique riche, inspirée de voyages, d'observations, de rencontres et de recherches et qui a donné naissance à des projets aussi variés que les Bébés domestiques, Process, le triptyque sacré Holy Daughters-Holy River-Terracotta Daughters, dernier projet retentissant qui a voyagé de Paris à Shanghai, Mexico, New York, Zurich.

  • L'autisme fait question, aujourd'hui plus que jamais. Tout ce que l'on avait pu penser jusqu'ici est soumis à une critique radicale. On clame qu'il y a eu erreur, on dénonce la tromperie, on vise un renversement. L'idée d'une causalité psychique est mise en cause : on invoque désormais les bases génétiques de l'autisme, en les détachant de la production psychique.
    Mais de quoi s'agit-il effectivement ? Il faut aller y voir de plus près. Un déferlement de hautes technologies se relaient pour cerner le déterminant génétique de l'autisme. On groupe puis on divise en sous-groupes les manifestations cliniques, on définit des régions chromosomiques, on décrypte et on cartographie le génome et ses variations. Ariane Giacobino et François Ansermet nous expliquent de manière simple et vivante en quoi consistent ces recherches de pointe et quels sont leurs résultats à ce jour.
    Ils montrent comment le code génétique, sous toutes ses déclinaisons, ne livre pas de causalité unique. Bien au contraire, on assiste à une butée sur l'individuel. Si chaque autiste est effectivement génétiquement déterminé, ces déterminants sont sans cesse différents, à la fois multiples et uniques. Plutôt que de présider à la répétition du même, le déterminisme génétique rencontre la question de la production de la différence. Lesa variations interindividuelles, la définition de la singularité qui fait le coeur de la psychanalyse, deviennent aussi une question cruciale pour la génétique. Voilà un croisement bien inattendu de deux champs qui avaient jusque-là tout pour s'opposer. Ces problèmes nouveaux, révélés par l'autisme, préfigureraient-ils une révolution dans la conception du déterminisme qui va toucher et la génétique, et la psychanalyse ?

  • Les avancées des biotechnologies, l'évolution de l'institution familiale, les formes contemporaines du malaise dans la civilisation, obligent à reposer de façon nouvelle la question classique de la filiation.
    La psychanalyse, l'ethnologie, la théorie de l'attachement, la systémique, chacun de ces paradigmes cherche à en saisir les lois. Phylogenèse, destin, répétition, mémoire, histoire, langage, causalité, quels concepts invoquer pour témoigner de ce qui se transmet, sans oublier que la clinique enseigne aussi qu'il reste toujours une part d'intransmissible de laquelle le sujet peut tirer une possible liberté.
    La transmission intergénérationnelle est-elle objectivable ? Un fantasme peut-il se transmettre ? Comment l'histoire se prend-elle dans les défilés de l'?dipe ? Peut-on parler d'identification inconsciente entre les générations ? Y a-t-il une pathologie de la filiation, des traumatismes dans la filiation ? Ce faisceau d'interrogations a fait l'objet d'un Symposium qui s'est tenu à Lausanne et à Montreux, du 25 au 27 septembre 1997 : ce volume en rassemble les interventions.

  • Ce livre est né d'une double rencontre : rencontre entre deux domaines, la psychanalyse et les neurosciences ; rencontre autour d'une constatation commune : l'expérience laisse une trace. Si l'idée qu'une expérience laisse une trace psychique, consciente ou inconsciente, a toujours été centrale pour la psychanalyse, les acquisitions de la neurobiologie n'ont démontré que récemment l'existence d'une plasticité neuronale opérant tout au long de la vie de l'individu.
    Puisqu'il est maintenant acquis qu'il y a remodelage permanent en relation avec l'expérience vécue, se reposent donc certaines questions essentielles quant à l'identité et au destin de chacun d'entre nous : comment une vie psychique émerge-t-elle de l'expérience et de son inscription sous forme de trace ? Quels sont les apports respectifs des stimuli externes (la réalité d'où provient l'expérience) et des stimuli internes (les traces inscrites) ? Comment les mécanismes de la plasticité synaptique sont-ils impliqués dans l'établissement d'une réalité interne inconsciente ? Quelle est, enfin, la place du corps dans cette nouvelle organisation dynamique oe

  • La collection " Le fil rouge - Psychanalyse ", dirigée par Christian David, psychanalyste, Paul Denis, psychanalyste et Michel de M'Uzan, membre de la Société Psychanalytique de Paris, ancien directeur de l'Institut de Psychanalyse, a pour objectif de publier des travaux originaux, français et étrangers, dans le domaine de la psychanalyse.
    Série : Psychanalyse et psychiatrie de l'enfant La collection " Le fil rouge - Psychanalyse et psychiatrie de l'enfant ", dirigée par Gilbert Diatkine, psychanalyste, Bernard Golse, pédopsychiatre et psychanalyste, et Philippe Jeammet, professeur de pédopsychiatrie, a pour objectif de publier des travaux originaux, français et étrangers, dans le domaine de la psychanalyse et de la psychiatrie de l'enfant.

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  • Au-delà de tout projet rationnel, l'inconscient reste à l'oeuvre dans l'institution psychiatrique.
    Passion archaïque, funeste jouissance, l'insupportable du transfert avec le psychotique résulte de la mise en évidence directe, concrète et sans appel, de la pulsion de mort. l'institution soignante serait-elle donc l'un des avatars du malaise repéré par freud dans la civilisation ?
    L'institution procède du retour du même. fondée sur un rapport d'éternité, sorte de machine mélancolique, l'ombre de ce qui manque à chacun retombe sur son organisation.
    " je suis ce qui manque à l'autre ": tel serait l'un des scénarios du fantasme du soignant. accroché à une fonction imaginaire, dans le fol espoir de retrouver une complétude perdue, il pose du même coup le soin comme celui d'une mère non-marquée par le manque.
    En une communauté du déni, chacun lisse dans l'institution son histoire et tout se répète, inéluctablement, comme dans une tragédie. avoir comme projet la transformation de l'institution implique aussi de traverser le mur ineffable de la bêtise et de faire face à des résistances qui ont tout à voir avec les résistances classiques à la psychanalyse.
    Y aurait-il malgré tout une incidence possible de la psychanalyse dans l'institution psychiatrique ? telle est du moins la question qui fait l'enjeu de cet essai.

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