Frédéric Musso

  • Ce livre est une promenade en Chine en 1986, dix ans après la mort de Mao Tsé-toung. L'empire du Milieu s'apprêtait à une autre révolution: son irruption dans l'économie mondiale, un taux de croissance historique, un nouveau bond en avant que symbolisent les prochains Jeux olympiques. Il n'est pas question, ici, de jouer les spécialistes. Le mot pékin désigne le civil par rapport au militaire, celui qui n'appartient pas à la caste. Un candide, en somme. De l'armée de terre cuite de Xian à une soirée de jazz à Shanghai, le pékin se modifie sous le regard de ce qu'il observe. Et, comme il se veut Exote selon Segalen - " Il reste métaphysiquement indiscutable qu'une seule attitude est possible, le subjectivisme absolu " -, la Méditerranée, l'enfance, la poésie, les jésuites, Héraclite d'Ephèse et quelques passants considérables font partie de ce voyage au loin qui n'est qu'un voyage au fond de soi.

  • 'Dans lodeur nue de laube le piéton de la plage pouvait croiser la perfection dun squelette doursin, le bras dhonneur dune branche sur le sable ou lidée singulière que les ombres mûrissent en douce avant de sallonger.' 'On frappe à la porte du sommeil. Le songe est mis, rien ne va plus. Des femmes aux désirs fauves se déploient sous de hautes futaies. Une fontaine bruit. Un peuplier tremble. Demain tu seras nu dans lhabitacle de laube.' En équilibre sur la pointe des mots, la poésie de Frédéric Musso invoque la mémoire et convoque limmédiateté des sensations. Elle multiplie les perspectives en jouant à la fois des effets de réel et des effets de surprise.

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  • « Sur la plage, un enfant détruit son château. Dans le pêle-mêle de ses ombres une jeune fille donne congé au soleil. Le doigt sur la couture du vent tu attends la nuit qui va tomber avec un bruit de métaphore brisée. Leçon de choses d'ici-bas. ».
    L'Imparfait du fugitif est un recueil à fleur de peau, dans lequel FrédéricMusso explore la « lumineuse inclusion » par laquelle les mots atteignent le réel.

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  • Un pekin en chine

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  • La deesse

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  • La longue-vue

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  • Dans les murs

    Frédéric Musso

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  • Julien Delafosse a renoncé sans regret à la littérature. Nègre, mercenaire de l'édition, il met son talent au service des autres, qu'ils soient politiciens, champions sportifs, soldats perdus ou idoles de la chanson, mais un jour de 1984, il achète un ordinateur. Il confie sa part d'ombre à une disquette noire. Il se penche sur ce qu'il a refusé jusque-là de voir en lui-même. Il se lance à la recherche de ses racines. Il écrit un roman. Sa vie va basculer dans un enfer.

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  • Camus l'Algérois, donc. L'enfant pauvre des faubourgs qui séduit, conquiert, fait des petits métiers, du théâtre, de la politique, du journalisme, agite le secteur, règne sur une jeunesse, organise son oeuvre comme un général d'empire, monte à Paris et se place au premier rang. Il ne lui faut pas cinq ans pour publier L'Étranger et Le Mythe de Sisyphe, faire jouer Le Malentendu et Caligula, animer le prestigieux Combat, diriger la collection « Espoir » chez Gallimard... Peu d'écrivains ont pris autant de coups. « J'ai toujours eu l'impression d'être en haute mer : menacé au coeur d'un bonheur royal. » Nul camp où se retrancher : « Je suis né dans une famille, la gauche, où je mourrai, mais dont il m'est difficile de ne pas voir la déchéance. » Il se range alors dans le camp des « artistes incertains de l'être mais sûrs de ne pas être autre chose », Molière, Tolstoï, Nietzsche et Melville.
    À force de lectures, son oeuvre s'est chargée des concrétions de l'interprétation. Et si L'Étranger n'était qu'un beau roman, Nocesun poème, dans le présent desquels il faut tout humblement s'installer pour leur rendre l'éclat des origines ? « Un arbre devrait redevenir un arbre, dit Paul Celan, et sa branche, à laquelle au cours de cent guerres on avait pendu les révoltés, une branche en fleur quand viendrait le printemps. »
    Voici Camus rendu à ses saisons.

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  • « Parfois il faut choisir un mot comme on ajuste un tenon dans une mortaise », écrit Frédéric Musso. Artisan méticuleux, il dépose ces mots choisis sur l'établi.
    Il les hume et les caresse, les fait sonner haut et clair avant de les apparier. Des images se forment. Peu à peu, le poème prend naissance. Il le laisse reposer puis s'en empare à nouveau pour le polir avec ferveur.
    L'aube où des nuages trempent comme une main de fiancée dans le bleu d'un lac, la rêverie du marbre sous des cieux purs, le branle-bas des natures mortes. Ne te joue pas des lignes. Travaille-les dans le sens du fil.
    Lorsque l'épure, enfin, apparaît sous le polissoir, vient le temps de la jubilation :
    Tu fus quelques saisons avant que se déclenche la mécanique des corolles. Les poèmes sonnaient clair sous la marquise de la nuit. Des mots de compagnie rendus à la vie sauvage s'ébrouaient dans la blancheur du papier.

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