Sciences humaines & sociales

  • Les homosexuels peuvent se marier à Johannesburg et à Mexico, mais pas à Berlin ni à Rome. En Iran, ils risquent la pendaison alors que les transsexuels se font opérer légalement. En Chine, ils sont des millions à fréquenter les réseaux sociaux gays, mais les militants sont harcelés. Dans huit pays les homosexuels risquent la peine de mort ; dans soixante-seize, la prison.
    Pourtant, sur tous les continents, la révolution gay est en marche. Un jour l'homosexualité sera peut-être moins pénalisée que l'homophobie.
    La mondialisation de la question homosexuelle est un phénomène majeur. Pendant huit ans, dans cinquante pays, Frédéric Martel a mené une enquête de grande ampleur et rencontré sur le terrain des centaines d'acteurs de cette révolution. À travers le prisme gay, il analyse la mutation des modes de vie, la redéfinition du mariage, l'émancipation parallèle des femmes et des gays, les effets décisifs de la culture et d'Internet. Fil rouge de l'évolution des mentalités, la question gay et lesbienne est un critère pertinent pour juger de l'état d'une démocratie et de la modernité d'un pays. Ce livre, à la fois inquiet et optimiste, riche en portraits inattendus, raconte la nouvelle bataille des droits de l'homme.
    Nouvelle édition entièrement mise à jour.

  • Dans ce livre, tout s'accélère. Le numérique amplifie la mondialisation ; internet est mobile ; le téléphone et la télévision deviennent « smart ». Comment la Chine a-t-elle créé des clones de Google ou de Facebook et bâti son propre internet censuré ? Comment les pays arabes ont-ils utilisé les réseaux sociaux pour faire leurs révolutions ? Avec Mainstream, Frédéric Martel avait décrit la guerre mondiale de la culture et des médias ; avec Smart, il prolonge l'enquête dans l'univers numérique. De la Silicon Valley au Japon, du Brésil à l'Afrique du Sud, ce livre raconte la bataille d'internet et son futur. Smart est la première grande enquête de terrain sur le nouveau monde qui vient.

  • Les Européens reprochent aux Etats-Unis à la fois leur impérialisme culturel et leur absence de culture. Pour comprendre ce paradoxe, Frédéric Martel a entrepris une grande enquête sans précédent. A partir d'archives inédites et de 700 entretiens dans 35 Etats, il reconstitue la politique culturelle américaine, de John Kennedy à George Bush, décrypte le fonctionnement de la philanthropie, des fondations, du mécénat et met au jour la mission artistique des universités et des communautés. Un système global et complexe apparaît alors, particulièrement efficace et totalement méconnu : si le ministère de la Culture n'est nulle part, la vie culturelle est partout. Ce système domine aujourd'hui le monde parce qu'il est davantage public qu'on ne le croit, moins régi par l'argent qu'on ne le dit ; en perpétuelle mutation et modernisation, il nourrit une vie culturelle profondément démocratique. Structuré par un large secteur à but non lucratif, conforté par d'innombrables subventions publiques indirectes, porté par des milliers de fondations, animé par les communautés noires et hispaniques, il est d'une diversité incontestable mais traversé par la vive tension entre l'art et l'industrie du divertissement. Ce tableau, riche en nuances, ébranle nos certitudes ; il reflète, en miroir, les contradictions, entre mythes et réalités, de notre propre système culturel.

    1 autre édition :

  • Ce livre est une chronique des homosexuels en France, hommes et femmes, depuis 1968. L'homosexualité est un fil rouge qui relie entre eux des phénomènes majeurs: libération sexuelle, féminisme, mutation des modes de vie, lutte contre le sida, pacs... Frédéric Martel évoque les figures emblématiques et les activistes, mais aussi les débats et les combats, tout ce qui a contribué à ce que les "gais" sortent de l'ombre. Plus visibles, mieux acceptés, les homosexuels sont aujourd'hui en quête de reconnaissance. Ce livre, nourri de centaines de témoignages croisés, a suscité un large débat ici et à l'étranger. Il constitue désormais l'ouvrage de référence sur la question homosexuelle en France.

  • J'aime pas le sarkozysme culturel.
    Est-ce une idéologie ? Une attitude ? Un opportunisme ? Mon intuition première, c'est que le sarkozysme culturel est d'abord un système. Ce système, qui n'a encore jamais été décrit dans sa complexité, englobe les médias et la communication, les intellectuels et l'école, Internet, et bien sûr cette culture "middlebrow", à la fois populiste et élitiste, caractéristique du chef de l'Etat.
    En cela, la culture est le péché originel du sarkozysme. Mais aujourd'hui, il ne s'agit plus seulement de raconter le sarkozysme culturel, il faut aussi le combattre. Le président- sortant risque d'être réélu. Comment ? Grâce à la bataille des idées, à un plan de communication redoutablement efficace et à une guerre culturelle minutieusement préparée. Pourtant, je fais l'hypothèse que, si Sarkozy est battu culturellement, il sera aussi battu politiquement.

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