Florence Jany--Catrice

  • L'inflation ne devrait plus être un indicateur politiquement sensible puisque, depuis le début des années 1980, les politiques macroéconomiques sont parvenues à la contenir.
    Pourtant, l'indice des prix à la consommation (IPC), qui est le principal indicateur de l'inflation, reste très fréquemment consulté sur le site de l'Insee, du fait de ses usages multiples. L'IPC sert pour l'indexation des salaires, des retraites, mais aussi de divers contrats, par exemple les pensions alimentaires. Il est aussi utilisé par les comptables nationaux pour déflater des grandeurs macroéconomiques monétaires et fournir des données en termes « réels ».
    Mais comment mesure-t-on cet indice des prix à la consommation ? Quelles ont été les réformes qui se sont succédé pour donner forme à l'IPC du XXIe siècle ?
    Cet ouvrage présente l'IPC en s'appuyant sur l'étude des controverses qui ont jalonné son histoire. Situées dans le contexte socioéconomique comme dans celui des idées, ces controverses donnent à voir le caractère éminemment conventionnel et politique de l'IPC et, partant, de nombreux autres indicateurs macroéconomiques, tels que la croissance ou la productivité.

  • Lycées caracolent en tête des classements. S'agit-il encore du Lycée Jean Moulin de Roubaix, en tête d'un palmarès d'un autre calibre, publié en mars 2011, et qui fait cette fois la place à une performance en termes de réussite " des élèves qui n'avaient aucune chance d'être bacheliers " ? (Le Monde, 31 mars 2011).
    Que penser de l'activité de l'Education nationale lorsqu'elle est mesurée par le nombre d'élèves avec un coût associé à chacun ? Et de celle de la police publique lorsque celle-ci est mesurée par le nombre de crimes résolus, affecté d'un coût moyen ? Comment définir la performance d'un service hospitalier ? Est-ce à partir de critères uniformes, à l'instar du nombre de lits, du nombre de médecins ? En fonction du nombre de journées d'hospitalisation, ou d'actes codifés selon la complexité des cas ? Ou encore selon sa place dans les palmarès nationaux, voire internationaux ? Et celle d'une assistante sociale ? D'un chercheur ? La performance d'une entreprise doit-elle se limiter aux performances financières, que résumerait la rentabilité du capital investi, ou tenir compte, en les endogénéisant, des externalités que produit l'organisation, en termes sociaux comme en termes environnementaux ? La performance économique évaluée par la croissance épuise-t-elle le progrès social ? On pourrait multiplier les niveaux de questionnements, tout comme on pourrait multiplier les illustrations, tant la " performance " et les dispositifs qui la promeuvent sont devenus incontournables : qu'elle fonde l'élaboration d'outils macroéconomiques nouveaux, les mutations de l'Etat, ou encore celles des organisations à but lucratif, la performance est non seulement omniprésente, mais s'impose comme un dispositif majeur et de repère cognitif, et de coordination multiscalaire, multidimensionnel, pluri-temporel.
    Elle est devenue centrale dans les repères et jugements collectifs sur l'efficacité des organisations et des sociétés. Aujourd'hui, elle tend à devenir totale : elle s'impose à tous, et tous tentent de passer sous les toises établies par des politiques du chiffre. Quelles que soient les contorsions nécessaires.

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  • Comment (re)mettre l'économie au service de la société ? C'est à cette question essentielle que les auteurs de ce livre répondent en revenant sur les travaux de Jean Gadrey.
    Critique du mythe de la croissance, transition écologique et sociale, réduction des inégalités entre hommes et femmes... Jean Gadrey propose sur tous ces sujets et bien d'autres encore des approches originales, en rupture avec la pensée économique dominante. Avec un point commun : améliorer les conditions de vie et le bien-être de tous et toutes. Il dessine une économie « pluraliste et indisciplinée », intégrant la dimension environnementale et la justice sociale, résolument tournée vers le « bien-vivre », et qui concourt à répondre aux défis auxquels l'humanité est aujourd'hui confrontée.
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  • Cet ouvrage est un « livre ouvert de l'ESS en coopérations », c'est-à-dire qu'y est proposée une grammaire des coopérations, dans toutes les facettes que ces coopérations en marche peuvent suggérer ou susciter. Les acteurs conjuguent ces coopérations comme autant de « co-construction », de « co-production », de « partenariat », de « collaboration », voire de « dialogue social ». C'est cette présence multiforme, multiniveaux et multiacteurs qui est ici décrite, explorée et analysée. Si cette grammaire fait sens, alors la coopération exige un supplément de réflexivité sur les finalités des actions communes.

    Avec le soutien du laboratoire Clersé de l'université Lille 1.

  • La croissance économique, celle du PIB, reste le principal critère de performance des nations, mais c'est un critère de plus en plus contesté. Les auteurs dressent un bilan de cette contestation, mais présentent surtout de nouveaux indicateurs, fondés sur des visions alternatives de la « richesse des nations ».
    Ces indicateurs s'intéressent, selon les cas, au « développement humain », à la « santé sociale », mais aussi à la soutenabilité écologique. Sont pris en compte des richesses oubliées comme celles que produit l'activité bénévole ou l'activité domestique, des richesses environnementales en voie d'épuisement ou sacrifiées, ou encore des critères d'inégalités et de pauvreté. Ils pourraient servir de guides à d'autres politiques économiques, sociales et environnementales.
    Dans cette quatrième édition, une partie du texte a été refondue et les données ont été actualisées.

  • On assimile de longue date la croissance économique au progrès. Mais aujourd'hui, face à la montée des inégalités, aux enjeux environnementaux, à la pénurie des ressources, nombreux sont ceux qui réclament un nouvel indicateur de la richesse et du développement de nos sociétés. Après avoir défini le concept de croissance et en avoir brièvement retracé l'histoire, Dominique Méda et Florence Jany-Catrice s'interrogent sur les limites du modèle actuel et imaginent quelles formes pourrait prendre un monde post-croissance.On assimile de longue date la croissance économique au progrès. Mais aujourd'hui, face à la montée des inégalités, aux enjeux environnementaux, à la pénurie des ressources, nombreux sont ceux qui réclament un nouvel indicateur de la richesse et du développement de nos sociétés. Après avoir défini le concept de croissance et en avoir brièvement retracé l'histoire, Dominique Méda et Florence Jany-Catrice s'interrogent sur les limites du modèle actuel et imaginent quelles formes pourrait prendre un monde post-croissance.

  • La croissance économique, celle du PIB (Produit intérieur brut), est aujourd'hui le principal critère de performance des nations, mais c'est aussi un critère de plus en plus contesté. Dans ce livre, les auteurs dressent un bilan de cette contestation, mais surtout ils présentent de nouveaux indicateurs synthétiques, fondés sur des visions alternatives de ce qui fait « la richesse des nations ». Ces indicateurs s'intéressent selon les cas au « développement humain », à la « santé sociale » ou au « bien-être économique » d'une collectivité, mais aussi au développement durable. Ils permettent de compléter les indicateurs économiques en tenant compte de richesses oubliées comme celles que produisent le travail bénévole ou le travail domestique, de richesses environnementales sacrifiées, ou encore de critères de cohésion sociale et de pauvreté. Ils pourraient servir de guides à d'autres politiques économiques et sociales. Ce livre a été écrit pour être très largement accessible à des non-spécialistes, tout en fournissant aux lecteurs des encadrés méthodologiques essentiels. Il peut constituer un support de débats publics, de mobilisation associative, autant qu'un outil pour l'enseignement des sciences économiques et sociales.

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