Ficin

  • Comment se fait-il que rien ne soit plus obscur que la lumière, quand il n'y a pourtant rien de plus clair, puisqu'elle élucide et fait connaître clairement toutes choses ? marsile ficin.

  • Lettres

    Marsile Ficin

    • Vrin
    • 29 March 2010

    Au fil d'une riche correspondance, Marsile Ficin, donne à voir combien l'Humanisme dépasse le cadre de la redécouverte théorique des textes de l'Antiquité pour renouer avec un authentique «art de vie». Soucieux de concilier les sagesses païennes au christianisme, Ficin ne cesse de convier son correspondant à une conversion, qui lui permettra de se retrouver en lui-même. Ce choix de lettres, extraites de son Epistolarium, témoigne du goût de Ficin pour une philosophie pratique, où l'art du conseil tient la première place.

  • Le 7 novembre 1468, à l'initiative de Laurent de Médicis, neuf amis philosophes se réunissent dans la villa de Careggi près de Florence pour renouer avec la coutume des premiers disciples qui célébraient chaque année le double anniversaire de la naissance et de la mort de Platon. Marsile Ficin, qui est déjà l'âme respectée de ce petit cénacle, est du nombre, et ce dialogue est censé reproduire la conversation qui eut lieu alors : après le dîner, lecture est donc donnée du Banquet de Platon, dans lequel, on le sait, sept convives, dont Socrate, prononcent chacun un éloge de l'amour ; puis, sur le modèle du dialogue-source, nos nouveaux convives sont invités à commenter l'un après l'autre chacun des sept discours.
    La mise en scène ne doit pas nous tromper : c'est bien Ficin qui, d'un bout à l'autre, donne, par personnages interposés, son exégèse de l'oeuvre du maître, exégèse ou plutôt interprétation originale d'une impressionante cohérence, enfermant à la fois une théologie ou cosmologie, une anthropologie et une psychagogie, dont les thèses, référées aux mystères hermétiques et orphiques, sont marquées par la riche tradition du néo-platonisme de Plotin, Jamblique, Porphyre, Proclus et ordonnées, dans le sillage de Denys l'Aréopagite, à la réconciliation de Platon avec le christianisme.
    Cette oeuvre de Ficin a marqué profondément et durablement la réflexion sur l'amour à l'aube des temps modernes, déclenchant une longue série de dialogues et traités parmi lesquels brillent ceux de Pic de la Mirandole, de Bembo ou de Giordano Bruno, et imprégnant de ses concepts la poésie amoureuse pendant deux siècles.

  • Dédicacé à Laurent le Magnifique, l'Argument pour la théologie platonicienne a sa place parmi les Opuscules théologiques que Marsile Ficin, le maître de l'Académie néoplatonicienne de Florence, rédige en 1476 pour accompagner son Commentaire sur le Banquet de Platon et sa Théologie platonicienne de l'immortalité des Âmes. Ainsi, Ficin apparaît non plus seulement en traducteur, mais en philosophe authentique, se donnant pour tâche la rénovation du platonisme, attentif aux liens unissant les sagesses païennes à la religion chrétienne. Pérenne, la pia philosophia ne sert pas que des intentions apologétiques, elle est un exercice spirituel qui, partant du multiple pour remonter vers l'Un, enseigne le chemin qui élève jusqu'à Dieu. Pour Ficin, il appartient au platonisme de tracer cette voie.

  • Plus que de simples lettres familières, les huit opuscules qui composent le Livre II de la Correspondance de Ficin sont des petits traités métaphysiques, véritable propédeutique à la Théologie platonicienne publiée en 1482. Ces textes humanistes ne visent pas seulement à rénover la sagesse des Anciens, mais aussi à faire concorder les enseignements de Platon et du Christ ce sans quoi il n'est pas de chemin vers le beau, le bien et la vérité. Sa dignité d'homme résidant dans son âme immortelle, l'homme s'efforce de s'unir à Dieu et de se porter à un contact mystique où la volonté amoureuse prime sur l'intellect spéculatif. De cette remontée anagogique, la lumière est le guide. C'est elle qui unit les formes corporelles et les formes incorporelles, et qui achemine l'âme vers le principe créateur de toutes choses. Par son éclat, par sa splendeur, elle est la manifestation même de Dieu. La métaphysique culmine ainsi dans une esthétique.

    Texte latin, introduction traduction et notes par Sébastien Galland.

  • Marsile Ficin répondit par une longue lettre, qui initia une vaste correspondance avec les plus grands noms du siècle. L'échange de lettres devient l'acte philosophique par excellence, amorçant tout un travail de l'âme sur elle-même, sur les décisions qu'elle doit prendre, sur le monde qu'elle doit sculpter.
    La pensée syncrétique de Ficin, porte-parole de la philosophia perennis, trouve dans les lettres son style particulier et son objet privilégié, la pratique. Ficin s'intéresse à l'éducation, à la vie civile, aux exercices spirituels et aux efforts quotidiens que font les hommes pour se rendre dignes de leur créateur. Ces lettres constituent une propédeutique et inscrivent l'homme dans une progression qui le mène de la sphère étroite de son individualité jusqu'au tout et à l'Un. Passant par la série des expériences de l'unité ici-bas, Ficin prépare son lecteur à l'expérience ultime de l'union au divin.

  • Dépassant l'humanisme littéraire des générations passées, se défiant du «scientisme» naissant qui n'invoque ni Platon ni Aristote mais Archimède, Marsile Ficin (1433-1499) «ce sage citoyen» florentin, contemporain - faut-il le rappeler - de Nicolas de Cues, de Machiavel, de Léonard de Vinci, retourne aux «choses antiques» et élabore une sorte de religion naturelle qui ignore l'inquiétude du péché et se tend tout entière vers la recherche d'un salut, d'une sérénité.
    L'oeuvre montre, comme nulle autre, quel idéal fut celui des hommes de la Renaissance, désireux de créer une religion naturelle qui fondrait en un tout unique la civilisation classique de la charité chrétienne, en vue d'une perfection toute rationnelle et mystique.


  • Les trois livres de la vie : le I, pour conserver la santé des studieux ; le II, pour prolonger la vie ; le III, pour acquérir la vie du ciel, avec une Apologie pour la médecine et astrologie. Le tout composé... en latin par Marsille Ficin,... et traduit en françois par Guy Le Fèvre de La Boderie,... http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k117721k

  • Depuis ses mémoires d'étudiant sur la vision, premières ébauches de la Comparaison Orphique du Soleil à Dieu, jusqu'aux opuscules du dernier livre de sa Correspondance, Du Soleil et De la lumière, en passant par l'évocation de l'extase de Paul dans Du Ravissement de Paul, quarante ans d'écriture n'ont pas démenti l'atttrait que la lumière et le soleil exercent sur Marsile Ficin, qui trouve en la première l'ombre de Dieu et dans le second son Fils. Ces quatre textes ont été composés entre 1476 et 1492 par le grand rénovateur du platonisme dans la Florence des Médicis. Ils rappellent que le maître de l'Académie platonicienne de Careggi était fasciné par les sagesses païennes, hermétiques, orientales; qu'il passa son existence à déceler les liens secrets les unissant au christianisme, au point d'accommoder la «Vraie Religion» aux cultes solaires, d'associer l'astrologie aux métaphysiques de la lumière.

  • Discours de l'honneste amour sur le Banquet de Platon , par Marsile Ficin,... à la sérénissime royne de Navarre. [Elégie du traducteur] Traduits de toscan en françois par Guy Le Fèvre de La Boderie,... http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64906q

    Sur commande
empty