Federigo Tozzi

  • Le domaine

    Federigo Tozzi

    Remigio, un jeune homme, reçoit en héritage un domaine agricole que lui disputent sa belle-mère et la maîtresse de son père, soudainement décédé. Remigio rejette le modèle autoritaire que lui proposait son père mais, par trop naïf, névrosé et dépourvu d'expérience, il ne parvient pas à lui trouver une alternative valable. Il ne devient pas un bon maître, il ne sait ni commander ni se faire respecter par ses ouvriers agricoles.
    Sa bonté naturelle et ses nombreuses maladresses sont autant de poisons. C'est le type même de l'inadapté rêveur voué à endurer la cruauté humaine. Son double, Berto, un ouvrier agricole non moins inadapté que son maître qu'il déteste ouvertement, l'abat d'un coup de hache sans vrai motif.

  • Barques renversées

    Federigo Tozzi

    Splendide livre de pensées - qui plus est unique recueil d'aphorismes de l'écrivain -, d'abord divulgué dans diverses revues en 1911 avant de ne paraître dans sa totalité pour la première fois en Italie seulement en 1981, Barques renversées de Federigo Tozzi est à compter, malgré sa singularité indéfectible, parmi les plus importants du genre (l'on songe à Nietzsche auquel Tozzi ne devait pas être étranger, à Pascal, et même, plus proche de nous, à Henri Michaux et son fameux Poteau d'angle).
    Cet ouvrage échelonne, en trois parties, tour à tour considérations, voeux, adresses, et même chants, chaque fois introduits par un mot, moyen par lequel Tozzi, par l'écriture, parvient à décrire « un état spécial de notre âme », ce, jusqu'à une conclusion finale qui n'est pas fin en soi mais bien précisément retour au silence.
    À ce jour toujours inédit en français, la parution de ce livre constitue alors un événement considérable. (O. G.)

  • Les Choses et Les Gens sont deux séries de proses brèves qui font suite à Les Bêtes publiés en français dans la collection Biophilia chez José Corti en 2011.
    Les Choses se composent de 167 courtes proses ; des observations du poète qui se définit en évoquant les habitations de Sienne et de Florence, quelques objets et surtout la nature environnante. Ces fragments explorent l'immédiateté de la relation du narrateur entre l'extérieur et l'intérieur et sa lutte contre l'évocation de souvenirs.
    Souvent en affrontement avec lui-même dans une nature qui le pousse à la rêverie ou à la nostalgie qu'il combat férocement, le poète ne trouve de répis que de très courts instants et toujours dans un équilibre précaire.
    Le narrateur est complexe et torturé, porté par les errements «jusqu'à penser que mon âme était restée collée sous le sable mou, que la mer l'emportait parfois avec elle pour ensuite la rapporter.» Une des grandes originalités de ce texte réside dans le déroutant va-et-vient entre une nature personnifiée qui sonde le poète et la minutieuse exploration de celle-ci par celui-ci.
    Les Gens ne contiennent que 70 fragments mais les textes sont légèrement plus longs. Il s'agit principalement de portraits psychologiques de femmes très différentes, de tout âge et de diverses formes de parenté avec le narrateur.

  • Les betes

    Federigo Tozzi

    Cette série de proses brèves auxquelles Tozzi travailla de 1915 à 1917, constamment republiées depuis cette date, ont un seul point commun : dans chacun des 69 fragments, un animal apparaît, de manière fortuite ou marginale, pour parer le récit de sa signification propre. Chaque segment narratif se trouve ainsi relié à toutes les autres par un subtil fil symbolique.
    Deux fragments, le premier et le dernier, donnent la clef du texte. Ils se caractérisent par la présence du seul animal qui, au sein du recueil, semble vivre en accord avec la nature : l'alouette. Cet oiseau représente un besoin d'élévation, de sens, d'accord avec la nature. Dans la premier fragment est décrite la difficulté qu'a l'alouette à vivre dans un monde dominé par l'homme ; dans le dernier, un appel à l'animal afin qu'il revienne au sein de l'âme humaine pour la régénérer.
    Les narrations intermédiaires, dans lesquelles l'alouette n'est pas présente, deviennent des allégories vides. Celles-ci s'attachent à souligner le besoin d'un sens et l'impossibilité de l'obtenir.
    Les Bêtes est également le portrait d'un homme irrité contre la vie et contre lui-même en polémique avec son temps.

    Les Bêtes de Federigo Tozzi est considéré par la critique italienne non seulement comme un des sommets du récit italien du XXe siècle mais, encore, comme le chef-d'oeuvre stylistique de la prose italienne du temps.

  • Les yeux fermés est tenu pour l'un des romans les plus expressifs du premier après-guerre en Italie, Federigo Tozzi ayant été une figure peu reconnue de son temps malgré les soutiens dont il disposait (Pirandello, Borgese) mais réhabilité dans les années 1960 à une époque où l'ambiguïté et les échecs de ses personnages ont été mieux compris.
    Les yeux fermés, écrit à Castegnato en 1913, est un roman d'inspiration autobiographique. Dans le Sienne des années 1910, Tozzi décrit une histoire d'amour trompée sur fond de maltraitance parental et de brutalité campagnarde. Loin du naturalisme, Tozzi met en place une structure narrative inspirée des avant-gardes en psychologie du XIXe siècle. Tozzi recourt au réalisme seulement pour exprimer une vision de la réalité qui tourne autour de l'inaptitude conçue comme une incapacité de l'individu à répondre aux exigences de la vie. Les personnages de Tozzi sont "incapables de.". Dans les romans de Tozzi on trouve une sorte de représention lyrique de la débandade de l'homme face aux contraintes. En ce sens, Tozzi rappelle beaucoup Joyce (Ulysse), Musil (L'homme sans qualités), Kafka (Le procès), Svevo (La conscience di Zeno, Una vie) et Mann. Tozzi s'inscrit dans cette famille de façon extrêmement originale.

  • Italien La miglior vita

    Tozzi Federigo

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