Fabrice Grenard

  • Comment se fait le choix de la Résistance dans la France occupée ? Qui sont ces hommes et ces femmes qui ont décidé, un jour, de s'engager dans la Résistance, de lutter contre l'occupant allemand et le régime nazi ?
    À travers 15 portraits d'hommes et de femmes, résistants connus (Henri Frenay, Germaine Tillion) ou inconnus, Fabrice Grenard tente d'approcher au plus près ce mystère de l'engagement. Il fait droit à la diversité des Résistants - jeunes d'à peine 18 ans, militaire, communiste, prêtre catholique, intellectuel, paysan, parisiens, provinciaux, hommes, femmes, et même famille entière, blancs, noirs, nobles, ouvriers -, et aux différentes formes que pouvait prendre la Résistance : armée secrète, passage en zone libre, journal clandestin et contre-propagande, maquis, FFI, Français Libres, à Londres, à Paris, dans le Vercors...
    Ce livre donne un visage à la Résistance. Il essaie d'en restituer l'esprit, les actions et le quotidien. C'est la véritable histoire de l'armée des ombres, écrite cette fois, non par un romancier, même s'il fut de l'envergure de Kessel, mais par un historien, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale.

  • Qui a trahi Jean Moulin ? Qui a livré d'Estienne d'Orves ? Qui se trouve derrière l'arrestation de Geneviève de Gaulle ? Quelles sont les méthodes des Allemands pour infiltrer les maquis ?
    Pour expliquer les coups terribles portés à la Résistance, Fabrice Grenard a consulté les dossiers des services secrets récemment déclassifiés. Il lève ainsi le voile sur la traque des résistants par la police de Vichy, par l'Abwehr, par la Sipo-SD dont fait partie la Gestapo et par l'administration militaire allemande. Il a rassemblé des informations inédites sur les agents qui ont travaillé pour l'occupant en infiltrant les réseaux clandestins.
    Cette enquête palpitante enrichit l'histoire de l'occupation allemande et de la Résistance sur un aspect rarement abordé.

  • La légende dorée de Georges Guingouin n'a d'égale que sa légende noire. Premier maquisard de France, qui multiplia les actions de sabotage et de guérilla et libéra Limoges sans effusion de sang, on l'accusa à la Libération de chercher à imposer une « république soviétique dans les monts du Limousin ».
    S'appuyant sur des archives inédites, Fabrice Grenard retrace pour la première fois, avec précision et sans fard, la biographie de ce « préfet du maquis », de ce militant communiste qui, après guerre, fut brièvement maire de Limoges : un stalinien orthodoxe garant de la légalité républicaine... avant d'être exclu du PCF pour dissidence et de se retrouver emprisonné, victime d'une sombre affaire judiciaire sur laquelle circulent encore hypothèses et rumeurs.

  • Les maquisards

    Fabrice Grenard

    Des maquis, on connaît le mythe. Celui des hommes qui, à partir de 1942, choisissent la clandestinité, dans les zones rurales les plus reculées, pour combattre l'occupant. Celui des grands récits des batailles des Glières ou du Vercors. Celui des résistants qui libérèrent des villes entières, avant même l'arrivée des armées alliées.
    Hors de ces images d'Épinal, pourtant, les maquisards restent des inconnus. Qui étaient ces jeunes gens qui abandonnaient tout pour une dangereuse aventure ?
    Comment ont-ils vécu ensemble dans des conditions matérielles souvent très précaires ? De quelle manière ont-ils cohabité avec les populations alentours ?
    Pour la première fois, un des plus grands spécialistes du sujet retrace la vie de ces combattants, à travers une histoire globale des maquis français.

  • Entre la déclaration de guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939 et l'entrée des troupes de la Wehrmacht en France le 10 juin 1940, alors que les états-majors se préparent à l'affrontement, les Français prennent progressivement conscience de la réalité de la guerre. Cette période, souvent perçue comme faite d'insouciance avant la plongée dans les « années noires », a pourtant bien été un temps de guerre pour la population française.
    Rares sont les périodes de l'histoire récente qui ont suscité autant d'idées reçues que les huit premiers mois de la Seconde Guerre mondiale en France. L'expression « drôle de guerre », qui s'est développée parmi les soldats à l'automne 1939, s'est imposée pour qualifier une entrée en guerre qui se serait faite « à reculons », par opposition à l'été 1914. Pourtant, malgré l'absence d'offensives d'envergure, une étude attentive du quotidien des Français n'en montre pas moins que le pays était bien en état de guerre, avec des familles déchirées par la mobilisation, la peur des attaques aériennes soudaines, les déplacements de populations frontalières, et l'arrière déjà contraint à de nombreux sacrifices.
    En se fondant sur des sources encore inexploitées, notamment des archives saisies en Allemagne par les Soviétiques au lendemain de la guerre, Fabrice Grenard s'intéresse de près non seulement à la situation militaire et politique de la France mais aussi et surtout à l'état d'esprit des Français et à la façon dont ils ont vécu ces huit premiers mois du second conflit mondial.

  • Le plus gros sujet de mécontentement des Français durant la guerre et jusqu'au tout début des années 1950 fut celui de la pénurie et des restrictions alimentaires, qui donnèrent lieu à de multiples scandales. Personne n'en avait encore fait l'histoire avant Fabrice Grenard qui, dans ce livre, raconte et met en perspective, célèbres ou secrets, avérés ou construits de toutes pièces, les plus importants scandales liés au ravitaillement. Favoritisme et corporatisme, contournement de la taxation des prix comme dans l'affaire des Télégrammes en 1941, calomnies comme dans le cas du ministre Jean Achard, approvisionnement des popotes de Vichy par le biais du marché noir, corruption des services du Ravitaillement général, détournements et vols alimentaires à la SNCF ou aux PTT, malversations au Secours national, affaire du Sucre au plus haut niveau de l'État... c'est à une autre histoire de France que nous invite ce livre passionnant.

  • Tulle, 9 juin 1944. Quatre-vingt-dix-neuf hommes sont pendus aux balcons et aux réverbères de la ville, cent quarante-neuf sont déportés en Allemagne : c'est la sanglante conséquence du passage de la division SS Das Reich. En quelques heures, la préfecture de Corrèze passe du rang de capitale du maquis à celui de ville martyre.

    Quelles sont les motivations des maquisards qui attaquent la garnison allemande stationnée à Tulle au lendemain du Débarquement ? Pourquoi la division SS Das Reich reçoit-elle l'ordre de prendre la route de Tulle au lieu de se diriger vers les plages normandes ? Comment les SS ont-ils essayé de maquiller un crime de guerre contre des civils en une opération de représailles ? Comment expliquer que le massacre d'Oradour-sur-Glane, perpétré le lendemain par la même Das Reich, ait davantage frappé les esprits ? Que sait-on vraiment de l'enchaînement des faits ?

    Pour restituer ce qui s'est joué ce jour-là, Fabrice Grenard, spécialiste de l'histoire des maquis, s'est appuyé sur les témoignages des derniers témoins de ce drame, a exploré les archives administratives, militaires et policières, y compris celles des FTP de Corrèze, et travaillé sur des documents inexploités jusque-là. Dans un récit détaillé, rigoureux, captivant, l'auteur invite à briser le silence qui entoure cette histoire encore douloureuse...

  • Le marché noir ne profita pas seulement, comme on le croit, à une minorité complice des Allemands. Il impliqua en réalité une très large partie de la société française, se généralisa dans tous les secteurs de l'économie et concerna aussi bien Vichy et les Allemands que la Milice ou la Résistance. En outre, ce phénomène de grande ampleur (près de deux millions d'infractions constatées) perdura bien après la Libération, jusqu'en 1949. Qui furent précisément les profiteurs du marché noir ? Quelles étaient les techniques des trafiquants pour échapper aux contrôleurs et aux policiers ? Pourquoi les Allemands changèrent-ils soudain d'attitude en 1943 sur la question du marché noir ? En quoi sa répression fut-elle à l'origine de la rupture très précoce du monde paysan avec Vichy ? Comment l'économie parallèle prit-elle la forme, dès 1942, d'un mouvement général de désobéissance à l'autorité ?

    Indisponible
  • L'histoire vraie des faux maquis. A partir de 1943, de très vastes portions du territoire échappent au contrôle de Vichy comme à celui de l'occupant. Et les maquisards authentiques ne sont pas les seuls à vivre et combattre en marge de la France officielle... Des individus charismatiques au passé trouble, « Le Bossu », « Mickey » ou « Bayard » font régner leurs propres lois. Escrocs, truands, déserteurs, ces profiteurs de la guerre ont pu enrôler des combattants de bonne foi.
    C'est pourquoi il a pu paraître si difficile de distinguer vrais et faux maquis, dans un contexte de règlements de comptes entre gaullistes et communistes. A travers une passionnante plongée dans les archives, Fabrice Grenard nous aide à mieux cerner les contours de cette zone grise, entre résistance déclarée et banditisme. Nouvelle édition revue et augmentée.

    Sur commande
  • Une enquête au plus près des archives, un livre qui va à l'encontre des représentations officielles et rouvre sans parti pris un dossier jusqu'à présent réservé à des publications partisanes.
    Au moment du débarquement et depuis déjà plus de deux ans, de très vastes portions du territoire, de l'est au Morbihan, échappent au contrôle de la police de Vichy comme à celui de l'occupant. Et les maquisards authentiques ne sont pas les seuls à vivre et combattre en marge de la France officielle. À côté de figures incontestables, comme celles de Guingouin ou de Romans-Petit, des individus charismatiques au passé trouble, " Soleil ", Lecoz, " Mickey " ou " Bayard ", rançonnent l'habitant, font régner leurs propres lois sur les populations et une justice souvent expéditive au sein de leurs propres troupes. Escrocs, truands, déserteurs, ces profiteurs de la guerre ont pu enrôler des combattants de bonne foi. C'est pourquoi il a pu paraître si difficile de distinguer vrais et faux maquis, dans un contexte où les règlements de comptes entre gaullistes et communistes étaient de règle. À travers une passionnante plongée dans les archives (rapports de gendarmerie et de police, procès de la Libération), Fabrice Grenard nous aide à mieux cerner les contours de cette zone grise, entre résistance déclarée et banditisme, qui s'est étendue à tout le territoire, pour le plus grand profit de la propagande de Vichy.
    Fabrice Grenard, agrégé et docteur en histoire, chargé de conférences à l'IEP de Paris.
    Dernier ouvrage paru : La France du marché noir, Payot 2008.

  • Cet ouvrage retrace l'histoire des grandes transformations de l'économie et de la société française depuis le milieu du xixe siècle.
    De la première révolution industrielle jusqu'au début du xxie siècle, il explique les grandes ruptures (guerres, crises) et dégage les tendances de long terme, précise le rôle des différents acteurs, publics et privés (rôle de l'etat et des différentes politiques économiques, stratégies des entreprises, évolutions du salariat, changements des modes de consommation. ) et analyse les profonds bouleversements sociaux qui ont marqué la france.
    Alors que pour la période contemporaine, l'histoire politique et constitutionnelle fait l'objet de nombreux ouvrages, il existe peu de synthèses accessibles sur l'histoire économique et sociale de la france. cet ouvrage s'adresse donc particulièrement aux étudiants des classes préparatoires aux grandes écoles, des instituts d'études politiques, des ecoles de commerce ou des premier et deuxième cycles universitaires.
    Son objectif est de fournir les connaissances essentielles et de souligner les principaux problèmes concernant l'histoire de l'économie et de la société française à l'époque contemporaine. il intéressera également le lecteur soucieux de comprendre l'environnement dans lequel il vit, en remettant en perspective les grands enjeux économiques et sociaux de la france d'aujourd'hui.

  • Ce que nous apprennent les archives des services secrets sur la chute de Jean Moulin, de Pierre Brossolette, d'Honoré d'Estienne d'Orves, du réseau du Musée de l'Homme, du réseau Alliance...

    Grâce à des archives inédites des services spéciaux français ce livre raconte comment les Allemands ont traqué les chefs des réseaux, des mouvements, et des maquis de 1940 à 1944. Il dévoile l'action redoutable des « V-Man », ces agents enrôlés par les services de répression allemands (MbF, Sipo-SD, Abwehr) pour infiltrer la Résistance, et sans lesquels les principaux coups de filets opérés par l'occupant contre les chefs de la Résistance n'auraient pas été possibles.
    Voici dix-sept affaires célèbres éclairées sous un jour nouveau comme l'arrestation de Jean Moulin à Caluire, la chute du groupe Manouchian, le démantèlement du réseau Alliance dirigé par Marie-Madeleine Fourcade, la trahison de Grandclément.
    D'autres, moins connues, soulèvent de graves questions comme la chute après quelques mois d'existence du réseau du Musée de l'Homme, le groupe de Vérité française, ou la tentative avortée d'implantation du mouvement Combat en zone nord. On découvre aussi la lutte entre les services secrets français et l'Abwehr au début de l'Occupation et les méthodes d'infiltration des maquis, notamment le rôle de la division Brandebourg dans le Sud-Est de la France en 1944.
    On découvre la Résistance telle que les Allemands l'ont combattue, et comment malgré les échecs, elle a su déjouer les pièges tendus.
    Trois cahiers photos issus des archives inédites du Service historique de la Défense (SHD) complètent les récits menés comme des enquêtes historiques. Frédéric Queguineur, archiviste au Service historique de la Défense (SHD), responsable des archives des services spéciaux de la Seconde Guerre mondiale, explique dans une courte introduction la nature de ces archives ouvertes pour la première fois.

  • Le succès important rencontré par la série télévisée « Un village français » témoigne de l'intérêt porté sur la période de l'Occupation. Ces 100 questions interrogent sur ce que fut la vie quotidienne et les comportements des « Français ordinaires » au cours de ce qu'il est désormais convenu d'appeler « les années noires ».

    Dans quelles mesures les Français ont-ils souffert de la faim ?
    Quelles furent les conséquences des privations alimentaires ?
    Comment fonctionnait le marché noir ?
    Quelles relations ont été nouées entre occupants et occupés ?
    Comment expliquer l'immense popularité du maréchal Pétain auprès de la population ?
    Les Français ont-ils été majoritairement collaborateurs, résistants ou attentistes ?

    Mobilisant l'ensemble des travaux réalisés sur ces questions et s'appuyant sur les archives qui permettent de saisir au plus près la réalité du quotidien sous l'Occupation (rapports de préfets, des Renseignements généraux, du Contrôle technique, de la répression économique) cet ouvrage s'efforce d'apporter des réponses aux principales questions que l'on peut se poser sur les Français sous l'Occupation.

  • Au regard des très nombreux livres portant sur la France pendant la Seconde Guerre mondiale, l'histoire économique et sociale de la période de Vichy fait indéniablement figure de « parent pauvre » : les ouvrages généraux récents sur le sujet sont inexistants. Pourtant, ce domaine est sans doute celui où les connaissances ont le plus progressé, grâce à de nombreux travaux de toute nature, lesquels permettent d'approfondir les relations entre l'Etat, les entreprises et les organisations patronales, ou de comprendre les conséquences des contraintes allemandes sur les échanges dans une France alors compartimentée en zones. Cette synthèse accessible au plus grand nombre s'interroge également sur les procédés et les résultats de l'épuration économique, ainsi que sur les éventuels héritages de la période sur le moyen ou long terme. Il apparaît au final que la France fut certainement - par choix et/ou par force - le pays d'Europe le plus mobilisé en faveur de l'effort de guerre allemand.

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