Cnrs

  • L'annee du maghreb 2010

    Eric Gobe

    • Cnrs
    • 17 December 2010
  • L'annee du maghreb 2004

    Eric Gobe

    • Cnrs
    • 15 June 2006

    L'Année du Maghreb succède à l'Annuaire de l'Afrique du Nord. Ce changement de titre ne signifie pas une rupture avec l'ancienne formule mais vise à tenir compte des mutations politiques et sociales à l'oeuvre dans la région. Cette livraison analyse l'actualité maghrébine grâce à un dossier thématique et des rubriques transversales traitant de questions culturelles, économiques et juridiques.
    L'Année du Maghreb, réalisée par l'Institut de Recherches et d'Études sur le Monde Arabe et Musulman (IREMAM), succède à l'Annuaire de l'Afrique du Nord publié aux Éditions du CNRS depuis 1962. Ce changement ne rompt pas avec l'ancienne formule, mais tient compte des mutations politiques et sociales à l'oeuvre dans la région et de l'évolution du vocabulaire. Aujourd'hui, « Maghreb » est le terme le plus couramment utilisé dans la sphère francophone pour désigner les cinq États de la zone couverte par cette publication (Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie et Libye).
    L'Année du Maghreb a pour vocation première d'analyser l'actualité maghrébine durant une année de référence, ici 2004. On y trouve les rubriques classiques par pays, comprenant les chroniques politiques et leurs annexes, un ou plusieurs « Gros plans » et des « Notes » sur des débats d'actualité. Cette approche nationale est complétée par des rubriques thématiques et transversales traitant de questions culturelles, économiques et juridiques communes aux cinq pays.
    Dans la première partie, moins soumise aux contraintes chronologiques, L'Année du Maghreb consacre son dossier thématique à l'espace euro-maghrébin. En privilégiant le facteur humain, ce dossier, coordonné par Jean-Robert Henry, examine les politiques mises en oeuvre pour tenter d'organiser la Méditerranée occidentale autour d'un destin commun.
    Attentive à la production scientifique maghrébine ou sur le Maghreb, L'Année du Maghreb accueille enfin des « États des travaux » qui, cette année, portent sur l'historiographie de la guerre d'Algérie.

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  • Le Maghreb est-il, à l'instar des sociétés du Nord, saturé par la fièvre des entreprises mémorielles ? Certes, il est invité - et s'invite - en France dans les conflits résultant de l'affrontement des mémoires autour de la question coloniale. Mais la fabrique de la mémoire au Maghreb n'est pas uniquement le résultat des interactions entre le Nord et le Sud de la Méditerranée. Elle est aussi le fruit d'un « travail de mémoire » interne qui se déploie depuis les indépendances avec d'autant plus de force qu'il s'est agi pour les États de l'Afrique du Nord de construire rapidement des nations à la fois ancrées dans le passé et porteuses d'un vouloir-vivre ensemble. Comme le note Jean-Philippe Bras coordinateur de ce dossier de recherche, ce processus de production d'une mémoire nationale édifiante se heurte à l'émergence de mémoires concurrentielles qui s'inscrivent dans les conflits les plus contemporains des sociétés maghrébines. C'est aujourd'hui la nécessité de surmonter les déchirements politiques ayant affecté le tissu social qui débouche, comme le montre bien l'exemple marocain, sur l'émergence d'un nouveau « registre mémoriel » fondé, cette fois-ci, sur la conciliation et la réparation.

    Un débat de recherche essentiel à côté duquel on retrouve les rubriques habituelles de L'Année du Maghreb : Chroniques politiques, Gros Plans, Études thématiques, ainsi que des sujets à la pointe de l'actualité portant sur l'islamisme ou les relations Maghreb-Europe en matière de sécurité et de défense.

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