Eric Dupond-Moretti

  • Quelques mois après le "procès Merah" qui a déclenché les passions et suscité mille commentaires, Éric Dupond-Moretti (se) raconte. Dans un dialogue avec le journaliste Denis Lafay, le défenseur admiré ou honni d'Abdelkader Merah décortique, avec le juste recul, cette affaire hors normes. Que « dit-elle », selon lui, du fonctionnement de la justice et de l'exercice du métier d'avocat en ces temps troublés qui les questionnent âprement ?
    Du traitement des victimes, du rôle des médias, du comportement politique et du phénomène de radicalisation ? Finalement, que révèle-t-elle de la société elle-même ?
    Plongée dans les convictions et même l'âme d'un ténor du barreau.

  • Ce livre est une plaidoirie : la « radicalisation des esprits » oxyde la société française, l'« hyper » - puritanisme, aseptisation, uniformisation, conformisme, hygiénisme, sécurité, transparence, contrôle - infecte les consciences, et le contexte technologique, communicationnel, médiatique, marchand bouleverse les comportements. Éric Dupond-Moretti nous prévient : la société contemporaine et la civilisation en devenir se soumettent à des diktats et acceptent des compromis qui menacent les libertés.

    Ce dialogue avec Denis Lafay doit être lu comme un combat, un manifeste pour la Liberté qui interpelle le lecteur au plus loin dans son intimité, son humanité. Et ses responsabilités. Car il n'y a pas de droit d'être libre sans devoir à l'égard de la liberté.

  • Indigné, impertinent, insolent, Eric Dupond-Moretti est assurément l'un des avocats les plus brillants du barreau français. Célèbre pour ses cent quarante-trois acquittements obtenus devant la cour d'assises, il nous raconte de A à Z ses grands procès et dévoile sa vérité sur le système judiciaire. Il dénonce les attaques contre la présomption d'innocence, la pression de l'opinion publique ou des réseaux sociaux, la magistrature paralysée par le corporatisme...
    On découvre également un homme haut en couleur, d'une grande générosité, qui voue un véritable culte à sa mère, qui aime la vie et ses plaisirs et qui, en passant, nous livre sa recette de spaghettis.

  • Recordman des acquittements aux assises, Me Dupond-Moretti aurait, selon ses détracteurs, tendance à faire relaxer tous ses clients. Il nous montre ici que la justice, elle, a une réelle propension à condamner tous ceux qui paraissent devant elle, Ecoutes tous azimuts, atteinte à la vie privée, ruses procédurales, communications à la presse qui influencent public et jurés... La guerre entre la magistrature et les avocats, souvent traités à leur tour comme des suspects, se fait de plus en plus dure.
    A travers le récit de plusieurs affaires criminelles dans lesquelles il est intervenu et qui se lisent comme des thrillers, le ténor du barreau dénonce les imperfections d'un système qui respecte de moins en moins les droits de la défense.

  • Non, Éric Dupond-Moretti n'est pas fasciné par le mal mais défend autant la présomption d'innocence que le droit à une juste peine. Non, il n'est pas l'ennemi des magistrats, mais il s'interroge sur l'absence de notion d'humanité dans leur serment, qui figure pourtant dans celui des avocats. Non, il n'est pas contre l'État, mais il est souvent révolté par le fonctionnement de la justice. Ses anecdotes et souvenirs racontent les petits arrangements, les influences et les pièges qui peuvent biaiser un verdict. Le portrait d'un système implacable qui tolère à peine la défense, même quand il s'agit d'éviter les plus grosses erreurs judiciaires.

  • Il y a les procès historiques, les affaires médiatiques, il y a les acquittements parfois et les polémiques souvent.
    Et puis il y a l'homme derrière la robe d'avocat.
    Libre. En colère. Révolté.
    Éric Dupond-Moretti, à la barre, livre ses vérités.

  • Son amour pour la grande chanson française, et notamment pour Serge Reggiani, inoubliable interprète du célèbre texte de Georges Moustaki, n'est pas fortuite : l'avocat pénaliste Éric Dupond-Moretti, auteur de plus de 150 acquittements, se livre ici comme jamais, au travers d'une sélection de confessions, de révélations, d'analyses, qui exposent un combattant de la liberté. De toutes les libertés, la sienne bien sûr, mais aussi celle des autres, de chaque autre et de tous les autres, cette liberté que les diktats de l'hygiénisme de l'uniformité, de la transparence, de la sécurité, de la moralisation mettent aujourd'hui en péril. À 58 ans, il est parvenu à une liberté d'homme, qui sert d'exemple à celle que la société est appelée à sanctuariser.

  • Recordman des acquittements aux assises, Éric Dupond-Moretti aurait un peu trop tendance, selon ses détracteurs, à faire relaxer tous ses clients. Il nous montre ici que la Justice, elle, à une réelle propension à condamner tous ceux qui paraissent devant elle.
    À travers le récit de plusieurs affaires criminelles dans lesquelles il est intervenu, traitées comme des thrillers dans des chapitres coups de poing, il dénonce les imperfections d'un système qui respecte de moins en moins les droits de la défense.
    Oubli délibéré de la présomption d'innocence, comme si juger consistait surtout à prouver la culpabilité... Écoutes tous azimuts, atteinte non justifiée à la vie privée... Communications intempestives à la presse qui influencent le public et sans doute les jurés... Ruses procédurales qui tordent le cou au déroulement équitable du procès... S'ensuit une guerre de plus en plus dure entre la magistrature et les avocats qui en ont assez d'être traités à leur tour comme des suspects. Sans compter tous les citoyens sans peur et sans reproche qui croyaient jusqu'ici qu'il suffisait, face à un tribunal, d'avoir la conscience tranquille...

  • Novembre 2000. Police et justice s'abattent sur Loïc Sécher. Une jeune fille de 14 ans se déclare victime d'un viol. La description de l'agresseur correspond à Loïc et il est son voisin. Une enquête et un jugement sans preuves réelles, sans ADN, sans aveux et sans faisceau de présomptions autre que les déclarations de la jeune victime : il n'en faudra pas plus pour le jeter derrière les barreaux pendant sept longues années, dans les conditions de détention que les autres prisonniers réservent aux violeurs.
    Il faudra attendre 2008 pour que Me Dupond-Moretti obtienne que s'ouvre un procès en révision à la suite des rétractations de l'accusatrice, qui ne supportait pas d'avoir chargé un homme n'ayant, en fait, jamais posé les mains sur elle.

    C'est la première fois qu'un procès en révision a lieu après une double condamnation, en première instance et en appel.

    Et il a fallu ensuite un combat acharné pour que la justice accorde à Loïc Sécher une indemnité de compensation pour le préjudice subi par celui qui est enfin, non pas acquitté, mais INNOCENTE.
    Mais un chèque, si important soit-il, peut-il tout effacer quand un innocent a perdu sept années de sa vie en prison ?

    ET SI CELA VOUS ARRIVAIT, A VOUS ?

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