Erhard Friedberg

  • Le pouvoir et la règle sont inséparables.
    La règle sans pouvoir devient très vite une forme vide. le pouvoir sans règle n'existe pas, car l'exercice du pouvoir est générateur de règles. pouvoir et règle constituent ainsi les deux faces du phénomène " organisation " qui est omniprésent dans l'action collective, qu'elle prenne la forme d'un mouvement diffus et spontané ou celle d'une multinationale formalisée et rationalisée à l'extrême. en stabilisant l'univers toujours complexe, instable et potentiellement conflictuel de l'interaction sociale, il donne durée et épaisseur aux entreprises collectives des hommes.

  • La liberté des acteurs est un fait, l'existence de systèmes organisés et cohérents en est un autre. Comment ces deux réalités s'articulent-elles ? Michel Crozier, l'auteur du Phénomène bureaucratique, associé à Erhard Friedberg, montre, contre tous les mirages d'une rationalité totalitaire, le caractère essentiellement « opportuniste » des stratégies humaines et la part irréductible de liberté qui existe dans toute relation de pouvoir.
    Ce livre n'est pas un manuel de sociologie des organisations - discipline dont Michel Crozier est l'un des fondateurs en France -, mais bien une sociologie de l'action organisée. Il constitue une véritable critique de la raison collective.

  • Cet ouvrage collectif regroupe les réflexions menées dans le cadre d'un GDR CNRS sur les " Organisations " et constitue un autre regard sur le " travail de conception " abordé comme un processus de structuration des activités tant des concepteurs que des utilisateurs.
    Qu'il s'agisse de conception de biens, de services, de process ou d'outils, la construction de la " prescription " se trouve au centre du débat : quelles sont les voies qu'empruntent les décisions des concepteurs qui structurent l'espace d'action des autres ? Quelles sont les formes de coopération qui jalonnent le travail des concepteurs ? Quels sont les types de médiations qui s'installent entre tous les acteurs de la conception ? Economistes, sociologues, gestionnaires, ergonomes et ingénieurs ont tenté de mettre en commun leurs expériences et leurs réflexions dans ce domaine.
    Dans cette confrontation, deux thèmes sont particulièrement abordés : d'une part, le rapport entre les Sciences sociales tournées vers la description et les Sciences de l'ingénieur tournées vers la prescription et, d'autre part, le rapport entre le formel et l'informel, entre la régulation formalisée et la régulation implicite. Cet ouvrage est destiné à tous ceux que le travail de conception et de production de règles intéresse, mais aussi à tous ceux qui veulent approfondir les conditions, les modalités et les enjeux d'une coopération entre Sciences humaines et sociales et Sciences de l'ingénieur.
    Bref à tous ceux qui veulent comprendre, à partir d'une réflexion sur les pratiques de conception, les voies qu'emprunte aujourd'hui l'action organisationnelle.

  • L'état de déliquescence organisationnelle de biend es universités françaises conduit à se poser une question: cette faiblesse est-elle une particularité "universitaire" ou "française"? La comparaison franco-allemande apportée dans cet ouvrage apporte de très intéressants éléments de réponse. Si les similitudes des deux côtés du Rhin sont frappantes, les unviersités allemandes donnent une impression de plus grande cohérence interne. À quoi cela tient-il?

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