Emiliano Grossman

  • Les systèmes politiques nationaux de l'union européenne offre une présentation approfondie des institutions politiques nationales des vingt-sept pays membres de l'ue.
    L'approche théorique et problématique qui y est proposée intègre les derniers développements de l'analyse des institutions au niveau international, rompant de ce fait avec une approche souvent trop française des manuels d'institutions comparées. autre innovation majeure de ce manuel : l'introduction de données systématiques sur l'ensemble des vingt-sept pays membres de l'union européenne. contrairement à une démarche par étude de cas souvent limitée tout au plus à quelques pays, cet ouvrage intègre les données essentielles à la compréhension du fonctionnement de l'ensemble des systèmes institutionnels nationaux, de la lettonie au portugal en passant par la france ou la slovénie.
    Les grandes tendances dégagées apparaissent ainsi valables pour l'ensemble des pays européens et non seulement pour quelques-uns des " grands " pays. cet ouvrage se présente ainsi non seulement comme un manuel, par son accessibilité et son souci de clarté dans l'exposition, mais intègre également de véritables apports par son ancrage dans une recherche empirique originale.

  • Les groupes d'intérêt, tel que Greenpeace, ATTAC ou le MEDEF jouent un rôle croissant à tous les niveaux : national, européen, mondial.
    Bien au-delà des seules stratégies d'influence sur lesquelles on tend à les replier, ils sont devenus socialement structurants ; leurs oppositions tendent à prendre le pas sur celles, classiques, en employeurs et syndicats, et ils s'imposent de plus en plus comme producteurs de normes. L'analyse de leur fonctionnement est de ce fait devenue une clé majeure de compréhension, c'est du moins l'hypothèse des auteurs, du rôle de l'État et des conditions de l'exercice du pouvoir aujourd'hui.
    L'objectif de cet ouvrage est de raviver l'approche universitaire du sujet comme de fournir au lecteur des outils d'analyse pour structurer sa compréhension du phénomène. Après un rappel des premières interrogations et approches conceptuelles motivées par l'émergence des groupes d'intérêt et de leur interaction avec l'État, les auteurs développent une approche synthétique et multidimensionnelle d'une ampleur inédite.
    Ils s'intéressent aux formes organisationnelles, aux ressources et aux répertoires d'action des groupes d'intérêt ainsi qu'à la problématique de l'action collective, et font le point sur les différentes formes relationnelles qui existent entre les groupes d'intérêt et les États, en montrant les ouvertures et limites de trois idéaux-types : pluralisme, corporatisme et réseaux de politique publique. Surtout, ils émancipent leur analyse du seul niveau national, et se placent ainsi pleinement en phase avec l'inscription de ces groupes dans un contexte et des visées de plus en plus fréquemment supranationaux.

    Emiliano GROSSMAN est chercheur au CEVIPOF (Sciences Po) et enseigne à l'IEP de Paris ; Sabine SAURUGGER est professeure des universités à l'IEP de Grenoble et chercheur à PACTE.
    Une société de groupes d'intérêt ? Les paradoxes de l'action collective ou le long chemin de l'intérêt au groupe. Les groupes d'intérêt comme acteur politique : genèse et évolution. Les groupes d'intérêt et l'État : comprendre la variété des relations. Relations État-société dans les démocraties libérales contemporaines. Les groupes d'intérêt sur l'arène internationale. La représentation des intérêts dans l'Union européenne.

  • Décidément, nous n'aimons pas nos politiques. Nous sommes parfois séduits par leurs promesses, mais, peu après leur arrivée au pouvoir, ils nous déçoivent. Très vite, nous avons même hâte de les voir quitter le pouvoir. Si cette séquence se répète régulièrement depuis près de quarante ans en France, depuis 2008, le phénomène gagne en intensité comme en vitesse. Entre représentants et citoyens, la rupture semble bien consommée, singulièrement avec la personne du président de la République.
    Ce désenchantement français à l'égard du politique, il faut l'expliquer et lui donner sens pour espérer en sortir. Est-il la conséquence d'un échec des politiques publiques menées ? La rançon de l'éloignement des élites gouvernementales et du peuple ?
    L'expression d'un pessimisme spécifique aux Français ? Le produit d'institutions qui concentrent tout le jeu politique sur les élections présidentielles ?
    Emiliano Grossman et Nicolas Sauger ont utilisé les outils de la recherche en sciences sociales pour identifier les causes véritables de ce désamour programmé. Ils montrent, propositions à l'appui, comment seule une réflexion sérieuse sur les effets des institutions et les réformes qui s'en suivent peuvent permettre de sortir de la crise actuelle.

  • le rapport des français à l'europe a toujours été complexe, associant l'ambition d'un projet de la france pour l'ensemble du continent aux réticences liées aux conséquences politiques et sociales de l'intégration.
    l'histoire du traité constitutionnel européen et de l'échec de son référendum de ratification apparaît comme une clé de lecture privilégiée de ces rapports tumultueux, qu'il paraît utile de relire au moment même où la france annonce son retour dans l'europe. par le récit des mécanismes ayant mené au choix du référendum, par l'analyse de la campagne référendaire et des ressorts du vote du 29 mai 2005, et au travers de l'évaluation des conséquences du " non " français, cet ouvrage offre un point de vue global sur la spécificité de l'enjeu européen sur la scène politique française.

    Sur commande
  • En quarante ans d'existence, les institutions européennes ont développé une terminologie propre.
    Beaucoup de ces termes, souvent très techniques, ne sont connus que par les initiés, les chercheurs ou les experts. D'autres font aujourd'hui partie du langage courant. Leur signification exacte reste pourtant mal connue. Plus d'un an après l'introduction de l'euro, monnaie unique et monnaie commune continuent à être confondues. L'utilisation de sigles à consonance ésotérique, tels que le FEDER, la PESC, la BCE ou TACIS, renforce encore le sentiment d'incompréhension face à la construction européenne.
    Les auteurs des Mots de l'Europe ont choisi 250 termes récurrents dans le langage administratif, les textes législatifs et l'analyse politique et historique de l'intégration européenne. Chaque terme fait l'objet d'une notice détaillée, proposant une définition, des exemples et des références juridiques où cela se révélait nécessaire. Des suggestions bibliographiques spécifiques accompagnent chacune des notices, en plus de la bibliographie générale.
    À l'heure où l'Union européenne fait de la transparence une priorité, cet ouvrage a pour objectif de contribuer à clarifier une terminologie dont les implications sont présentes dans tous les instants de la vie du citoyen européen. Il s'adresse en priorité aux étudiants de premier et de deuxième cycle, mais peut également constituer un outil de travail pour les universitaires et être consulté par tout lecteur intéressé par le devenir de l'Europe.

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