Eliane Viennot

  • La violente polémique surgie en France à l'automne 2017autour de l'écriture inclusive a conduit Eliane Viennot à élargir la question au « langage inclusif ». L'autrice de Non, le masculin ne l'emporte pas sur le féminin ! expose dans ce petit guide les bonnes raisons de débarrasser la langue des normes et des règles masculinistes pour dire et écrire un monde où chacun-e aurait sa place, à égalité. Les outils existent : l'acccord de proximité, les féminins des noms de fonctions, le point milieu, la création de néologismes opportuns, etc., sont autant de moyens détaillés dans ces pages, à la portée de tous-tes.

  • Quatrième étape d'une étude magistrale sur La France, les femmes et le pouvoir depuis le Ve ?siècle, ce volume explore les six premières décennies du XIXe?siècle. D'un empire à l'autre, en passant par le retour de la monarchie et celui de la République, la période a vu se consolider la domination des hommes sur les femmes à un point jamais atteint jusqu'alors en France. Entreprise difficile et conflictuelle, dans une société où la question de l'égalité des sexes était débattue depuis la fin du Moyen Âge, et où tant de femmes en avaient fait la démonstration.
    D'où le déploiement sans précédent de constitutions, de lois, de mesures règlementaires, de théories pseudo-scientifiques, de discours historiques délibérément muets sur les femmes, mais aussi de violences verbales, physiques et symboliques destinées à asseoir le nouvel ordre et à confiner le sexe dit «?faible?» dans les emplois les plus déqualifiés, loin des lieux de pouvoir et d'excellence. Le tout sans parvenir à désarmer celles et ceux qui pensaient qu'une autre société était possible, et qui, exploitant toutes les failles du système, se donnèrent peu à peu les moyens de changer la donne, pour que l'égalité, la liberté, ne restent pas le bien des frères.

  • À partir de la fin du Moyen Âge, l'Europe et en particulier la France furent le théâtre d'une gigantesque polémique sur la place et le rôle des femmes. Feutrée ou violente, la querelle en appelle à la raison ou aux émotions, s'exprime en traités, pamphlets, oeuvres d'art... et porte sur tous les sujets, du pouvoir aux relations amoureuses en passant par le travail, le mariage, l'éducation, le corps, l'art, la langue, la religion.

    Cette histoire s'est développée en écho aux efforts visant à empêcher ou à faciliter l'accès des femmes et des hommes aux mêmes activités, aux mêmes droits, à la même reconnaissance. Elle a durablement formaté nos sociétés et nos esprits quant aux manières de penser.


  • fille du roi henri ii et de catherine de médicis, soeur de charles ix et d'henri iii, femme d'henri iv, le pedigree royal de marguerite de valois (1553-1615) est impressionnant.
    une telle parenté aurait pu étouffer la personnalité d'un être faible. la jeune marguerite, douée d'une grande intelligence politique, montre un appétit d'ogre pour les affaires de ce monde et s'impose comme femme politique, érudite, mécène, polémiste, féministe et enfin mémorialiste, dont l'oeuvre fut sans cesse rééditée. s'appuyant sur les écrits de marguerite et les études les plus neuves sur la saint-barthélemy ou l'accession au pouvoir d'henri iv, eliane viennot confronte dans cette biographie très moderne la grande reine oubliée par l'histoire à margot, son double imaginé par alexandre dumas et passé à la postérité sous les traits d'une princesse dévergondée.


  • Le deuxième volume de cette grande enquête au coeur de l'exception française commence avec l'arrivée au pouvoir d'Henri IV, premier roi à parvenir sur le trône au nom de la " loi salique ". Il se termine deux siècles plus tard, à la veille de la Révolution française. Croisant les différents domaines où se jouent les rapports de force entre hommes et femmes (politique, économie, droit, culture, religion...), Eliane Viennot met en lumière le double mouvement, très conflictuel, qui caractérise toute cette période : d'une part le début de la " longue marche " vers l'égalité ; d'autre part la nouvelle offensive qui se met en place pour bloquer cette perspective, au nom du respect prétendu de la " différence naturelle des sexes ". Que la querelle sur les femmes soit ancienne, nous le savions déjà. Qu'elle ait rebondi avec cette vigueur d'une génération à l'autre, de l'égalité des droits à la masculinisation de la langue française, en passant par l'accès au savoir et la capacité des femmes à gouverner, voilà qui n'avait encore jamais été montré.


  • jamais l'histoire de la loi salique - cette disposition française empêchant les femmes d'hériter et de transmettre la couronne - n'avait été faite ; celle des relations entre les hommes et les femmes du point de vue du pouvoir non plus.
    un manque, une absence qui se révèlent au grand jour alors que la france peine toujours à faire de la place aux femmes dans les positions décisionnelles. pourtant ce qu'on a pu qualifier d'exception française n'a pas toujours eu le visage qu'on lui connaît. reprenant l'histoire de france à ses origines (les francs saliens, clovis), eliane viennot a cherché à comprendre les raisons de cette exclusion consacrée avec l'arrivée au pouvoir des bourbons (henri iv), les premiers à devoir leur trône à la loi salique.
    le résultat est surprenant. mieux, il va à l'encontre des idées reçues. ce travail mené comme une enquête oú les bons et les méchants ne sont pas toujours ceux que l'on croit, oú les faux en écriture, mensonges et omissions abondent, met en lumière la remarquable mixité des pouvoirs pratiquée à certaines époques de l'ancien régime, avant que la loi salique ne constitue une étape centrale dans l'éviction des femmes des sphères du pouvoir.
    initié au xiiie siècle, ce processus ne se fit pas sans résistances. les acteurs et les actrices de ce long conflit méritaient à coup sûr cette étude passionnante, en attendant peut-être de trouver une place dans les manuels scolaires.

  • Poursuivant sa grande enquête au coeur de l'exception politique française, Eliane Viennot aborde ici, après L'invention de la loi salique (Ve-XVIe siècle) et Les résistances de la société (XVIIe-XVIIIe siècle), la période cruciale qui va de la Révolution à l'Empire. Par l'étude de nombreux documents d'époque, elle montre que les femmes de ce temps, habitées par des modèles d'héroïnes que l'Ancien Régime n'avait cessé de célébrer, se sont investies dans la « régénération de la patrie » avec un enthousiasme identique à celui des hommes, qu'elles ont revendiqué haut et fort l'exercice des mêmes droits et qu'elles ont bien souvent réussi à convaincre leurs proches. Mais que les hommes au pouvoir, nourris de l'idéal rousseauiste de la « séparation des sphères » autant que d'Histoires de France vidées de toute référence faite aux femmes, n'ont eu de cesse de renforcer le « privilège masculin » - et cela quels que soient les désaccords existant entre eux.
    Mettant fin à des pouvoirs féminins séculaires, réservant la citoyenneté et les améliorations du système scolaire aux seuls hommes, ne pensant qu'à conforter leurs positions en légiférant sur le divorce et l'héritage égalitaire, travaillant à un Code civil garant des puissances paternelle et maritale, s'activant à faire taire les contestataires, ils ont jeté les bases d'un ordre masculin qui, sous couvert d'égalité, de liberté et de modernité, perdurera jusqu'à la fin du XXe siècle en essaimant dans une bonne partie du monde.

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  • Place et le rôle des femmes dans la société. Qu'elle soit feutrée ou violente, qu'elle prenne un tour sérieux ou cocasse, qu'elle en appelle aux raisonnements ou aux émotions, qu'elle s'exprime en traités, pamphlets, pièces de théâtre, romans, tableaux..., elle a porté sur à peu près tous les terrains, du pouvoir suprême aux relations amoureuses, en passant par le travail, la famille, le mariage, l'éducation, le corps, l'art, la langue, la religion...
    Loin d'être un "jeu littéraire", comme on l'a parfois dit, elle s'est développée en écho aux efforts concrets des acteurs et actrices de la société pour empêcher, ou au contraire pour permettre l'accès des femmes et des hommes aux mêmes activités, aux mêmes droits, aux mêmes pouvoirs, aux mêmes richesses, à la même reconnaissance. Et elle a durablement formaté nos sociétés et nos esprits quant aux manières de penser et d'organiser les relations entre les sexes.
    Ce vaste pan de notre histoire est pourtant fort mal connu. C'est à son réexamen qu'invite le présent volume, premier d'une série qui remontera le temps vers les origines de cette controverse. Il s'attache à la période des Lumières et de la Révolution française, où l'on aurait attendu la remise en question du vieil argumentaire de l'infériorité féminine, mais qui ne donna lieu qu'à sa reformulation.

  • Sexiste, la langue française qui, apprend-on dès l'école, consacre la domination du masculin sur le féminin ? Pas du tout ! répond Éliane Viennot. Ce sexisme certes flagrant ne doit rien aux structures et aux logiques du français, il relève d'interventions effectuées, de propos délibérés par des clercs et des lettrés opposés à l'égalité des sexes. Riche en citations empruntées aux deux camps, ce petit livre éclairant et très instructif convie à un parcours plein de surprises où l'on en apprend de belles sur la « virilisation » des noms de métier, sur les règles d'accords antérieures au « masculin l'emporte » ou sur les opérations « trans-genre » subies par certains mots. À mettre entre toutes les mains !
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  • A comme Agadir, B comme Berkeley, C comme Caluire... D'abord, c'était une proposition ludique qui pourrait s'énoncer ainsi : "Associez à chacune des lettres de l'alphabet un lieu qui vous est familier. Racontez ce qu'il vous évoque". Vingt-six lettres, comme autant de miroirs tendus à la mémoire afin d'y capter le reflet de souvenirs dont chacun apporte avec lui la couleur, les odeurs, la lumière d'un lieu particulier. Et le moment qui lui est associé...

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  • Le long effort des grammairiens pour masculiniser le français a suscité de vives résistances chez celles et ceux qui, longtemps, ont parlé et écrit cette langue sans appliquer des règles contraires à sa logique. Initiée au XVIIe siècle, la domination du genre masculin sur le genre féminin ne s'est en effet imposée qu'à la fin du XIXe avec l'instruction obligatoire. Depuis, des générations d'écolières et d'écoliers répètent que "le masculin l'emporte sur le féminin", se préparant ainsi à occuper des places différentes et hiérarchisées dans la société.
    Ce livre retrace l'histoire d'une entreprise à la misogynie affirmée ou honteuse, selon les époques. Riche en exemples et en citations, il convie à un parcours plein de surprises où l'on en apprend de belles sur la "virilisation" des noms de métier, sur les usages qui prévalaient en matière d'accords, sur l'utilisation des pronoms ou sur les opérations "transgenre" subies par certains mots. Explorant plus avant les pistes qu'il a ouvertes, sa nouvelle édition prolonge la réflexion sur le langage sexiste (écriture inclusive, règle de proximité, formules épicènes, nouveaux pronoms...).

  • En trois siècles et demi d'existence, l'Académie a beaucoup travaillé à masculiniser le français. Ardente avocate du « genre le plus noble », elle a lancé contre la « féminisation » une croisade aveugle aux logiques de cette langue romane et aux évolutions en cours dans les autres pays francophones. Les Quarante, il est vrai, ne sont ni grammairiens, ni linguistes, ni philologues... L'ouvrage retrace cette guerre menée à grand renfort de déclarations péremptoires, mais infondées, réactionnaires et sexistes, face auxquelles les protestations n'ont pas manqué. Il en précise aussi les enjeux et permet de comprendre pourquoi la France a entamé sa « révolution langagière » contre les avis de l'Académie.



    Avec la contribution, singulière et collective, de Maria Candea, Yannick Chevalier, Sylvia Duverger et Anne-Marie Houdebine.
    La collaboration d'Audrey Lasserre.
    Et l'aimable concours de Louise Labé.

  • Qu'est-ce qu'être une femme ou un homme ? Ce que nous pensons « féminin » ou « masculin » l'est-il bien ? Est-ce conjoncturel, culturel, ou bien profondément inscrit dans nos corps et plus ou moins intangible ? Ces questions se posent de nos jours dans un contexte radicalement nouveau : celui de la remise en cause globale de la domination masculine, celui des recherches foisonnantes que cette contestation a engendrées, celui des politiques publiques qui tentent de mettre en oeuvre l'égalité des sexes. Autant d'approches qui viennent bousculer les idées reçues et les pratiques sociales.
    Le domaine de la recherche scientifique n'échappe pas à ces tiraillements. Les études se sont multipliées depuis une trentaine d'années et aboutissent aux mêmes constats : l'inégalité entre femmes et hommes formate inconsciemment nos esprits, agissant jusque dans les opérations conçues comme les plus « scientifiques », les plus « objectives », quand elle ne conduit pas à de véritables blocages du fonctionnement de la pensée.
    C'est à l'exploration de ces questions que nous invite ce livre iconoclaste, auquel ont travaillé des spécialistes venu·es d'horizons très divers (des « humanités » aux sciences de la vie, en passant par le droit, les arts, la médecine...).

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