Edward Bond

  • Dans les rues le massacre a commencé un fil de nuage traîne dans le ciel reste assis un moment et puis va dans les ruines où sont les hommes

  • Bond a construit une situation qui est aussi improbable que probable : vivre après une catastrophe nucléaire. Il est vrai que le conflit nucléaire représente l'ultime idée de la guerre. Mais il est également vrai que les scènes de guerre que nous communiquent tous les jours les médias nous rapprochent d'une réalité qui pourrait être celle d'une vie après un acte jusqu'à présent impensable.
    Pline le Jeune a décrit l'atmosphère après l'éruption du Vésuve qui eut lieu en 79 ap. J.-C. et qui anéantit les villes environnantes : « Finalement l'obscurité baissa et disparut comme une fumée ou un nuage. Nous aperçûmes une véritable lumière de jour et même le soleil brilla, mais avec un contour jaunâtre comme une éclipse. Terrorisés, nous vîmes que tout avait changé, avait été enterré sous des cendres profondes comme des amas de neige. [...] « Bien sûr, ajoute Pline, cette description n'est pas suffisante pour donner une image exacte de ce qui se passa. Vous la lirez sans avoir la moindre idée de ce que vous apercevriez si vous en étiez témoin. » Ce texte, que Bond a mis en exergue, est une belle introduction au monde qu'il dessine.

  • Trois nouvelles pièces pour adolescents du grand dramaturge Edward Bond. "Le Bord" relate l'histoire tragi-comique d'un jeune homme au bord d'une nouvelle vie entre l'ancien et le nouveau, le passé, le présent et l'avenir. "Le Pot cassé" explore, sur le mode du contes de fées, l'impact des difficultés d'une famille.

  • Ce volume contient les premières pièces d'Edward Bond, deux pièces qui ont fait sa gloire, créées entre 1962 et 1965 au Royal Court Theatre à Londres. Les Noces du Pape, dont le titre, à première vue absurde, signifie l'impossible, est une pièce sur Scopey, un jeune travailleur dans une exploitation agricole en East Anglia, et sa relation avec Alan, un vieux solitaire, vivant dans une vieille baraque à l'extérieur du village. Avec le temps, Scopey nourrit vis-à-vis du vieil homme une obsession qui provoque son effondrement. Les Noces du Pape, dont le titre, à première vue absurde, signifie l'impossible, est une pièce sur Scopey, un jeune travailleur dans une exploitation agricole en East Anglia, et sa relation avec Alan, un vieux solitaire, vivant dans une vieille baraque à l'extérieur du village. Avec le temps, Scopey nourrit vis-à-vis du vieil homme une obsession qui provoque son effondrement. Sauvés, la pièce la plus connue de Bond, a été créée dans le cadre d'une représentation privée, suite au refus des autorités britanniques de lui accorder une public licence, la permission de donner des représentations dans un théâtre ouvert à tout le monde. Elle fut au centre d'une controverse féroce, particulièrement à cause d'une scène où un bébé est lapidé. Les Noces du Pape, dont le titre, à première vue absurde, signifie l'impossible, est une pièce sur Scopey, un jeune travailleur dans une exploitation agricole en East Anglia, et sa relation avec Alan, un vieux solitaire, vivant dans une vieille baraque à l'extérieur du village. « La pièce est, presque d'une manière irresponsable, optimiste », affirmait Bond dans une préface. « Len, le personnage principal, est de nature sociable, malgré son éducation et son environnement. Pourtant, il n'est pas profondément bon, car sinon sa bonté serait sans importance, du moins pour lui-même. l'ambiguïté de ses sentiments à l'égard de la mort du bébé, et la fascination morbide que celle-ci exerce sur lui, lui démontrent ses propres fautes. »

  • Les gens

    Edward Bond

    • L'arche
    • 8 January 2014

    Dans la dernière pièce de La Tétralogie de la Colline, Edward Bond arpente le monde du futur. Trois hommes, à la fin du XXI° siècle, sont aux prises avec une société détruite par la violence. Ils se retrouvent à un moment de crise, l'un pour mourir dignement, l'autre pour savoir qui il est et le troisième pour mettre un terme à son enfermement mental. Une femme, qui survit en dépouillant les morts, croise leur chemin. Comment ces personnages vont-ils éviter leur propre ruine ?

  • La trame cachee

    Edward Bond

    • L'arche
    • 15 September 2003

    Le titre laisse planer sur le présent ouvrage une énigme, une ambiguïté fondatrice qui en constitue en grande partie le sujet.
    Le défi, au moins, est clair : le lecteur est convié à une enquête, à la découverte d'un sens voilé, occulte ou occulté ; à la révélation de mécanismes souterrains parfois invisibles et pourtant bien actifs dans notre vie de citoyens, de spectateurs de théâtre, de public des oeuvres d'art. ce livre n'a pas été écrit d'un seul trait ni conçu dans son ensemble avant l'écriture des différentes parties.
    Au contraire, il se constitue de " morceaux divers " nés à diverses occasions. bond les a choisis dans ce seul but : faire comprendre ses intentions, permettre au lecteur ou au spectateur un regard sur son atelier d'écriture.

  • Le crime du XXIe siècle

    Edward Bond

    • L'arche
    • 5 January 2001

    Il était dit : donnez à manger aux gens et ils seront justes l'âge de la paix commencera il n'en est rien il est juste que nous mangions mais manger ne nous rendra pas justes nous aurons faim de justice sans justice notre faim grandit jusqu'à nous faire dévorer la terre.

  • Le théâtre, pour Edward Bond, doit parler " des causes de la détresse humaine et des sources de la force humaine ". Tel est le crédo et l'auteur lui reste fidèle avec ces trois nouvelles pièces.
    Une fenêtre raconte le sort tragique d'une mère et son fils : après avoir lu dans le journal l'effroyable histoire d'une femme qui aveugle son enfant pour le rendre dépendant d'elle, Liz, enceinte, tombe en dépression et sa vie tourne au drame.
    Joan découvre, dans Sous-chambre, un inconnu dans sa cave. L'histoire de l'étranger change sa vie pour toujours. Bientôt, elle réalise qu'elle aussi est une sorte d'immigrante dans son propre pays. Enfermé et encerclé par les soldats, le " faux " couple tente de résister.
    Dans La Flûte, un adolescent est accusé par sa mère et son beau-père de plusieurs vandalismes qu'il refuse d'avouer. Plusieurs vérités s'entrechoquent et personne ne sait qui croire.

    Bien que susceptibles d'intéresser des spectateurs de tous âges, ces trois pièces ont à l'origine été écrites pour être jouées devant des publics adolescents, en milieu scolaire.

  • Lear ; la mer

    Edward Bond

    • L'arche
    • 18 May 1998

    Lear. « J'écris des pièces sur la violence aussi naturellement que Jane Austen écrivait des romans sur les bonnes manières. » Bond, dès la première phrase de sa préface, annonce la couleur : une couleur sang, car elle fait loi dans notre société. Ne pas le dire serait « immoral ». Lear est une oeuvre noire. Elle dit l'illusion du pouvoir de l'homme sur le monde. Derrière Lear, souverain tyrannique trahi par ses filles, il y a l'aveugle mendiant et le prêcheur hanté par ses fantômes.
    La Mer. « Cette pièce occupe dans l'oeuvre d'Edward Bond une situation assez particulière et presque paradoxale. Conçue comme devant clore un premier cycle de six pièces, on vit plutôt lorsqu'elle parut, dans son registre élargi et varié, la marque d'un renouvellement et d'un progrès, voire la naissance d'un nouveau Bond plus complexe et plus humain. Accueillie avec une sorte d'heureuse surprise - on n'y retrouvait guère trace de la violence et du sensationnel qui avaient fait jusqu'alors la réputation de son auteur - elle le fut aussi avec perplexité, étant jugée déconcertante et même bizarre. Louangée pour le mélange de tons de certains épisodes - du burlesque au solennel, du bouffon au pathétique -, elle ne s'en vit pas moins reprocher d'être écartelée entre des composantes par trop disparates. Cette pièce, que Bond a qualifiée de comédie, paraissait en somme manquer d'unité. Diverse et multiple, La Mer est pourtant une production aussi parfaitement maîtrisée que toutes les autres du même auteur, aussi fortement marquée de cohérence. » (Georges Bas)

  • La pièce commence avec un " fait divers ". Un soir comme tous les autres, Sheila rentre à la maison. Son père lui adresse la parole, mais la jeune fille refuse de lui parler. Elle ne manifeste pas le moindre signe, pas la moindre volonté de communiquer. Le fil se rompt, il l'étrangle. Edward Bond est né en 1934 à Holloway, au nord de Londres, dans une famille ouvrière de quatre enfants. Au fil du temps, il a constitué une oeuvre riche de plus d'une quarantaine de pièces jouées dans le monde entier. Cette nouvelle version de Maison d'arrêt donnée par Georges Bas, traducteur fidèle d'Edward Bond en France, révèle toute la modernité de celui qui est peut-être le plus grand narrateur dramatique de notre temps. L'avant-garde théâtrale, qui s'était éloignée de la narration, la redécouvre à son grand bénéfice. Bond développe en parallèle une vaste réflexion théorique sur l'art théâtral : certaines de ses pièces les plus récentes sont écrites pour défendre la pratique du théâtre en milieu scolaire et pour être jouées devant des publics d'adolescents.

  • Au petit matin

    Edward Bond

    • L'arche
    • 30 November 1999

    « Les événements de cette pièce sont véridiques. » Cette phrase, que l'auteur a mise en exergue, laisse attendre le pire et on ne sera pas déçu. Nous nous trouvons à la fin du dix-neuvième siècle dans les rouages de la monarchie britannique. Les princes Arthur et Georges, la Reine Victoria ainsi que deux de ses premiers ministres, Disraeli et Gladstone, font partie de la distribution. Qu'on se batte pour le pouvoir n'a rien d'extraordinaire. Ce qui est épatant, c'est que Bond pousse les antagonismes à l'extrême : les combattants se dévorent aux sens propre et figuré du terme.
    La présente traduction est celle de la version définitive, publiée en 1977, et résultant de nombreux remaniements apportés par l'auteur.

  • Le poète anglais John Clare (1793-1864), fils d'un pauvre paysan, écrivit ses premiers poèmes sur les sacs de papier dans lesquels sa mère conservait le sucre. Après un premier succès avec un recueil de poésies, il connut une courte gloire à Londres où les salons se l'arrachaient.
    Mais le succès littéraire ne lui est pas resté fidèle. Malgré une petite rente attribuée par des bienfaiteurs, il n'a pas assez de moyens pour nourrir sa famille, sept enfants et un père dépendant. L'alcool fait le reste. Déclaré dément, il passe les vingt-trois dernières années de sa vie dans un asile où il écrit néanmoins quelques uns de ses meilleurs poèmes. Il est dans la pièce de Bond le « fou », autrement dit le personnage clé.
    Dans Bingo, Bond a dessiné le portrait d'un écrivain qui se rend coupable parce que pour lui l'argent est plus important que la justice. Ici, l'artiste - un fou dans le sens shakespearien - est victime de la société. En le privant de sa langue, la société elle-même perd sa propre imagination et tue toutes sortes de vitalité spontanée.

  • Restauration

    Edward Bond

    • L'arche
    • 2 March 2009

    Le titre de la pièce fait allusion au dix-septième siècle anglais, celui des Stuarts, et non pas au dix-neuvième siècle français, qui voit le retour au pouvoir des Bourbons après la chute du Ier Empire. Mais Bond ne joue pas seulement avec le titre, il joue également avec le genre. Le sous-titre « pastorale » est purement ironique et ce n est pas de bergers ni de l innocence de la vie paysanne dont il est ici question. Nous rencontrons un Lord qui n a plus d argent et aimerait financer ses affaires par un mariage avec la fille d un homme d affaires qui a fait fortune. La fille qui désire un titre de noblesse la seule chose qui lui manque n est pas non plus née de la dernière pluie. Au contraire, elle est prête à conclure ce beau marché à condition que le Lord meure rapidement. C est drôle, authentique et surtout terriblement contemporain. Bien sûr, la comédie de m urs nous fait signe mais Bond est un auteur ambitieux et place à l intérieur de la farce le message nécessaire. Tant qu il s agit de coups bas entre salauds nous pouvons (encore) nous déclarer non concernés. Mais quand on commence à manipuler voire à sacrifier la vie d autrui, le certificat de bonnes vie et de m urs ne peut plus être délivré. Le lecteur/spectateur dispose donc ici d un avantage certain : il peut observer des choses dont il se détournerait dans d autres circonstances. Par peur ou par dégoût, ou simplement par incompréhension. Ceci rend l ouvrage, en l occurrence, également très édifiant.

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