Edmond Baudouin

  • L'abbé

    Edmond Baudouin

    Qu'est ce qui se passe quand vous êtes ainsi...
    En prière ? Je suis en adoration. Je ne comprends pas. C'est comme un éblouissement supportable. Je ne comprends toujours pas. Vous avez déjà vu le regard d'un enfant ? Oui. Je me mets devant le regard d'un enfant. L'abbé Pierre a été, est et sera probablement l'une des icônes préférées des français. Ses valeurs d'humilité, de partage, et surtout ses combats pour protéger les plus démunis d'entre nous représentent ce que la France a enfanté de plus beau et l'image de nous que nous souhaiterions continuer de véhiculer.

  • La Roya est un fleuve qui prend sa source en France, au col de Tende et se jette dans la Méditerranée à Vintimille, en Italie. Durant l'été 2017, Baudoin et Troubs ont parcouru cette vallée à la rencontre des membres du collectif « Roya Citoyenne », des gens qui, comme Cédric Herrou, viennent en aide aux migrants qui tentent de passer la frontière. Comme à leur habitude (Viva la vida, Le Goût de la terre), ils ont rempli leurs carnets de portraits et ils interrogent avec bienveillance et simplicité, la violence du monde et l'humanité qui en jaillit. Cette fois ils sont ici, dans le sud de la France, confrontés au racisme et à la solidarité. Cette question ne les quitte pas : « Pourquoi pour moi c'est possible et pas pour un Afghan, un Soudanais, un Érythréen, un... ? ».

    Préfacé par J.M.G Le Clézio, Humains interroge notre vivre ensemble et notre projet européen confronté aux migrations politiques aujourd'hui et climatiques demain et nous rappelle que ce que les états qualifient de flux représentent en fait de précieuses vies humaines.

  • « Un vieux tas de fringues abandonnées dans le froid, c'était tout ce que l'assassin avait vu de lui, s'il l'avait seulement vu. » Un meurtre vient troubler le quotidien de Pi, clochard et vendeur d'éponges à ses heures. Interrogé comme témoin, il fait la connaissance du célèbre Adamsberg, commissaire aux méthodes déroutantes. La vérité sur l'affaire se dévoile peu à peu, en même temps que se dessine le portrait d'un homme brisé par la vie. L'originalité graphique d'Edmond Baudoin, entre peinture et bande dessinée, illustre avec un réalisme surprenant les mots de Fred Vargas. D'après Cinq francs pièces, extrait du recueil Coule la Seine.

  • Août 2017 : sur un quai de gare à Nice, Edmond Baudoin croise Mariette et sa fille Lou. Sa quête de l'humain s'arrête sur leur regard. Il revient de La Roya où il travaillait avec Troubs pour décrire le quotidien de ceux qui aident les réfugiés en difficulté (Humains, La Roya est un fleuve), elles rentrent de Suisse, à pied, du lac Léman à la Méditerranée, le long de cette frontière intangible et pourtant si sévère pour ceux qui tentent de la franchir. Mariette et Lou ont une histoire, terrible : elles ont perdu un mari et un père brutalement en montagne, en 2009. Depuis, elles partent dès qu'elles le peuvent toutes les deux, marcher et explorer la montagne, partout dans le monde, comme il aimait le faire.

  • Werner Heisenberg, Alan Turing, Leó Szilárd et Hugh Dowding furent les acteurs cruciaux d'une aventure qui les dépassait, la Seconde Guerre mondiale. Physicien, mathématicien ou militaire, ils ont mis leur génie au service d'une bombe, d'une bataille aérienne, d'un code secret. Comment se jugent-ils, au crépuscule de leur vie ? Sont-ils fiers, honteux, désemparés, amers ?
    Un document poétique et passionnant qui illustre de façon dramatique le rôle des scientifiques dans notre société.

  • Si tout le monde connaît L'Internationale, hymne planétaire du mouvement ouvrier, peu de gens connaissent son histoire, une histoire particulièrement riche et complexe qui nous emmènera de la Commune à 2018, en passant par les États-Unis et l'URSS. On découvrira au fil des pages un auteur méconnu qui meurt dans la misère, un compositeur spolié de ses droits d'auteur, deux révolutions, des cimetières, des tables qui tournent, Louise Michel, Rosa Luxemburg, Jaurès et Lénine, ... et quelques fantômes, bien sûr !

    Un récit feuilletonnant et riche en rebondissements, mené tambour battant par Élise Thiébaut et illustré avec force et passion par Edmond Baudoin qui donne vie ici aux damnés de la Terre, aux forçats de la faim, et à toutes celles et ceux qui voulaient chanter le monde.

    Première partie : L'Internationale illustrée par Baudoin - Deuxième partie : Les Fantômes, histoire de L'Internationale racontée par Élise Thiébaut et illustrée par Edmond Baudoin.

  • Le corps collectif

    Edmond Baudoin

    Pendant sept ans, Baudoin assiste à des répétitions de danse. Fasciné par l'énergie vivante des danseurs, il dessine des heures durant, tentant de restituer l'expérience sensorielle qui se joue devant lui. L'artiste peint les corps en mouvement et, entre poésie et émotion, nous raconte une manière d'être au monde.

  • Couma Acò est paru chez Futuropolis en 1991 et a obtenu l'Alph'Art du meilleur album en 1992. Dans ce livre, son premier à être ouvertement autobiographique, Baudoin met en forme les souvenirs relatifs à son grand-père, un homme de la terre qui ne parlait pas beaucoup, une figure qui l'a énormément marqué dans son enfance.
    Couma Acò se situe chronologiquement entre Le Portrait et Éloge de la poussière.

  • Les androïdes de New Earth exploitent les données transmises par leurs créateurs, les humains. Dans cette société autoritaire, toute référence à l'histoire et à la culture des Terriens est prohibée. Mais certains robots revendiquent cet héritage et, dans une quête de liberté, projettent de détruire le système. À la recherche de ces rebelles, les enquêteurs North et Quang sont confrontés à leurs propres doutes d'androïdes et doivent choisir leur camp, au péril de leur vie. Un récit de science-fiction poétique, philosophique et mathématique.

  • « C'est un arbre qui a comme des mains au bout. Des mains qui offrent. C'est un des arbres les plus vieux de la planète. » L'arbre décrit ici par Baudoin, c'est l'araucaria, un arbre originaire du Chili, pays qu'il va découvrir un mois durant, en 2003.
    Invité par la bibliothèque de l'institut franco-chilien, il est là pour donner des cours de dessin, et pourtant, il découvre et apprend autant qu'il enseigne. Dans les pages de ce carnet, on le retrouve en voyageur insatiable, curieux de tout, des paysages et des autres. Il est avide de mieux connaître ce pays encore meurtri par les terribles années de la dictature de Pinochet, lui qui avait tant cru à la promesse du socialisme chilien et pleuré Allende. De Santiago à Valparaiso, Baudoin garde aussi trace de ses rencontres chiliennes avec les étudiants, les indiens mapuche, ou d'anciens dissidents du régime militaire, autant d'amitiés qui l'aident à comprendre le Chili, pays de Pablo Neruda, ce poète qui lui est si cher et qu'il avait pu rencontrer des années auparavant.

  • Carnet chinois

    Edmond Baudoin

    Mai 2017, Edmond Baudoin part une nouvelle fois à Pékin, il va à la rencontre de jeunes artistes chinois. Il plonge dans autre univers mais les interrogations sont universelles. Le fracas du monde qui continue sa course folle se télescope avec sa vie personnelle et le deuil : la mère de ses fils vient de disparaître...

  • Au début des années soixante, Edmond Baudoin est appelé pour faire son service militaire, il est incorporé chez les hussards à Orléans. Même si la fin de la guerre est proche, l'armée française continue ses opérations en Algérie. Il sait qu'il devra tôt ou tard partir pour combattre, mais la feuille de route pour le départ n'arrivera jamais. Alors que ces camarades sont déjà sur place, il apprend qu'il n'ira pas, ses supérieurs ayant décidé de mettre à contribution ses qualités exceptionnelles de tireur d'élite dans des concours.
    J'ai été sniper retrace les souvenirs de l'auteur là où l'on ne l'attendait pas, lui qui préfère vraisemblablement ses pinceaux aux fusils.

  • Edmond Baudoin est un grand portraitiste.

    Son livre Le Portrait est un des livres phares de sa bibliographie. Ces dernières années, dans Viva la vida puis Le Goût de la terre, en compagnie de Troubs, il est allé dessiner les gens au Mexique, puis en Colombie. Faire un portrait, c'est pour Baudoin l'occasion de parler et d'écouter, c'est un bavard à grandes oreilles.

    En séance de dédicaces, il est debout (il dessine toujours debout), en train de parler, parler, en regardant son lecteur, son auditeur, son interlocuteur, en même temps que son dessin, ce doit être peu ou prou la même chose. Baudoin aime les gens, il ne fait pas semblant. Que ce soit en Amérique du Sud, ou en Bourgogne, dans cette petite ville de Clamecy. Mais il n'aime pas n'importe qui, pas n'importe comment, c'est toujours, in fine, pour nous parler de politique. Eh oui : ça se fait encore.

    Dans cette ancienne capitale du bois de flottage, plus de 3 000 républicains ont défendu la IIe République lors du coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte en 1851. Baudoin a réalisé 44 portraits de gens de Clamecy dans les cafés, les marchés, la librairie, en essayant de voir un peu ce qu'il reste de tout cela aujourd'hui.

    Précédé par De barricades en barricades de l'historien Thomas Bouchet, le récit est coécrit avec la réalisatrice Mireille Hannon, à partir de documents historiques, il nous raconte cette période de résistance.

  • Originellement paru dans la prestigieuse collection « 30-40 » de Futuropolis, Le Portrait est longtemps resté épuisé.
    Cette réédition, dotée d'une nouvelle couverture, vient trouver tout logiquement sa place aux côtés des travaux ultérieurs de Baudoin. Parabole magistrale sur le thème de l'artiste et du modèle, Le Portrait est un des chef-d'oeuvre de Baudoin, un classique de la bande dessinée.

  • Correspondance dessinée de plusieurs années entre les deux artistes. Leurs échanges abordent des questions intimes, de société, de la guerre et de leur rôle d'artistes dans ce monde.

  • L'Espignole est le nom de la rivière de Baudoin, dans son pays, vers le Chemin de Saint-Jean. Baudoin rend hommage à sa manière à ce cours d'eau qui l'a vu grandir. Ce petit livre est donc un complément au Chemin de Saint-Jean, pour continuer à y rêver un peu.

  • Le nouveau livre d'Edmond Baudoin est un événement. Sa rencontre avec le livre Travesti du roumain Mircea Cartarescu lui a permis de renouveler son approche de la bande dessinée autobiographique. Travesti s'inscrit en effet dans ce genre : Cartarescu y raconte une jeunesse tourmentée, à la limite de la schizophrénie. Mais Baudoin n'effectue pas une simple adaptation de ce texte, il se l'accapare comme matière première. S'il livre sa propre lecture du livre, c'est pour mieux s'y projeter lui-même. Il alterne donc la retranscription du roman Travesti, avec ses rencontres de l'écrivain Mircea Cartarescu qui s'était lui-même transposé dans Victor, le personnage de son roman. On a donc ici une sorte d'autobiographie au deuxième degré, où les obsessions de Cartarescu résonnent étrangement avec celles de Baudoin : sexe, folie et angoisse sont les ingrédients de cette expérience inédite de transfusion hallucinatoire entre un écrivain et un auteur de bandes dessinées.

  • Là, sur la plage, la petite fille ne dort pas, elle ne rêve pas, elle a rêvé. Devant, dans un bleu très bleu, la Méditerranée se souvient.Baudoin est né à Nice, sur les rives de la Méditerranée. Bouleversé par le drame de ceux qui la traversent dans l'espoir d'une vie meilleure, il prend ses pinceaux et, dans un contraste poignant, raconte la beauté de la mer et l'horreur de ses noyés.

  • Anna raconte son enfance, quelque part au pied des Carpates, durant la Seconde Guerre mondiale. Des convois de trains passent devant chez elle, de plus en plus de convois qui se vident un peu plus loin, au camp voisin. Autour d'elle pavoise l'armée du crime et Anna est confrontée à la lâcheté des adultes. Elle découvre une veste de pyjama à rayures dans le fond du jardin. Rencontre qui bouleverse cette fin d'enfance. Plein d'émotion et de poésie, ce théâtre-récit est aussi un hymne à la lucidité et à. la démesure de l'enfance face aux ombres de toutes les guerres.

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