Dimitri Vezyroglou

  • En bref Une radiographie saisissante de la France de 1928 à travers son cinéma.

    Le livre 1928 : le cinéma muet est à son apogée. Luis Buñuel triomphe avec Un chien andalou, le public s'enthousiasme pour Les Deux timides de René Clair, tandis qu'Abel Gance s'impose comme un réalisateur de génie avec Napoléon. Le muet vit pourtant ses dernières heures. L'année suivante, la déferlante du parlant le relèguera dans les limbes. C'est ce " moment 1928 " qu'étudie, à travers le cinéma, Dimitri Vezyroglou, dans un essai pionnier à la croisée de l'histoire culturelle et de l'histoire des mentalités. Car les thèmes abordés par le septième art, en cette année charnière, tendent à la société française son propre miroir : vision idéalisée et passéiste des communautés villageoises, optimisme scientiste, condamnation des moeurs " déviantes " et dénonciation du " vice ", figure récurrente de l'escroc et de l'aventurier sans scrupule, hantise de la maladie, stéréotype de l'Américain riche et de l'Allemand retors, rêve d'héroïsme guerrier... Tandis que s'achèvent les années folles, le cinéma reflète les attentes, les désirs et les peurs d'un pays déchiré entre passé et avenir, tradition et modernité, peur du changement et foi dans le progrès. L'industrie du cinéma fait preuve, par là même, d'une extraordinaire créativité : la France compte alors plus de cent sociétés de production, déjà dominées par Pathé et Gaumont...
    Un regard nouveau et une étude ambitieuse sur la " fin de la mauvaise coupe après-guerre " à travers le cinéma.

    L'auteur Dimitri Vezyroglou est maître de conférences en histoire du cinéma à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne.

    Arguments - Renouveau de l'histoire culturelle.
    - Cinéphilie.

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  • Traitant du programme de Cinéma des agrégations internes de Lettres classiques et de Lettres modernes, l'ouvrage propose tous les éléments nécessaires à la réussite du candidat. Comme tous les Clefs-concours Cinéma, l'ouvrage est structuré en trois parties : Repères et analyses : le contexte historique et artistique de l'oeuvre ; Grandes thématiques : comprendre les enjeux du programme ; Outils : les éléments factuels et techniques indispensables.

  • Politiques culturelles, mémorielles et symboliques, bande dessinée, cinéma, théâtre, presse, intellectuels, gastronomie, expositions universelles, histoire du Front populaire et de la collaboration, bronzage... A quoi Pascal Ory ne s'est-il pas intéressé au cours de quarante années d'une production scientifique et éditoriale de haut vol ? Promoteur inlassable d'une histoire culturelle du contemporain - définie par lui comme histoire sociale des représentations -, historien-citoyen attentif à l'écume des jours comme aux mouvements profonds d'une histoire de longue durée, il a aussi formé des dizaines d'enseignants-chercheurs - et pas seulement - qui lui rendent hommage. L'inventaire à la Prévert des thèmes abordés dans cet ouvrage (de la moustache de Lyautey à la mélancolie des industries culturelles, des avant-gardes artistiques à la science-fiction) reflète non seulement la diversité des parcours et des domaines de recherche des élèves de Pascal Ory mais aussi l'éventail assez prodigieux des intérêts de celui qui ne s'est jamais voulu un maître - mais l'était et le reste, en vérité, dans le meilleur sens de l'expression.

    Contributions de :
    Vincent Artuso, Anne-Marie Bertrand, Esteban Buch, Benjamin Caraco, Erwan Caulet, Johann Chapoutot, Pierre-Frédéric Charpentier, Evelyne Cohen, Rémi Dalisson, Antoine de Baecque, Alain Dubosclard, Patrick Garcia, Christophe Gauthier, Pascale Goetschel, Elisabeth Hennebert, Philippe Jian, Myriam Juan, Nathalie Lempereur, Séverine Liatard, Julie Manfredini, Laurent Martin, Chloé Maurel, Nicolas Palluau, Régis Revenin, Alexandre Saintin, Anne Simonin, Stéphan Soulié, Françoise Taliano-des Garets, Ludovic Tournés, Anna Trespeuch-Berthelot, Julie Verlaine et Dimitri Vezyroglou.

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  • Cet ouvrage explore quatre cinématographies nationales (française, allemande, soviétique et chinoise) dans leur rapport au modèle américain de production durant la décennie décisive qui vit l'avènement du cinéma sonore (1925-1935).
    Les années 1925-1935 sont encore parfois considérées comme des « années obscures », traversées par des tensions contradictoires, des tâtonnements; ce serait une « période d'essai » s'opposant à celle qui vit s'élaborer les cinémas classiques dominés par la standardisation. Réévaluant ce stéréotype, le propos de cet ouvrage est aussi de souligner comment, par-delà les bouleversements, les innovations et les tentatives d'adaptation que connurent diverses cinématographies mondiales, se dessinent des permanences et la réaffirmation de certaines normes.
    En abordant des questions aussi centrales que celles des transferts culturels, du « modèle » et de ses modalités d'appropriation, de l'acculturation, cet ensemble d'articles ouvre des perspectives importantes sur le plan méthodologique mais aussi épistémologique. Il nous montre surtout que, dès l'entre-deux-guerres, et particulièrement durant cette phase critique de transition, la cinématographie « loin d'Hollywood », de l'Europe à l'Asie, n'a pu faire autrement que de se situer face à Hollywood.

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