Didier Ben Loulou

  • Sanguinaires

    Didier Ben Loulou

    Le nouveau projet de Didier Ben Loulou, Sanguinaires, se situe dans la région d'Ajaccio et dit l'opposé de l'horreur que pourrait évoquer son nom.
    Cet ensemble prend en compte le paysage avec la volonté de se pencher ici sur les choses les plus simples et essentielles que la nature si préservée de la Corse ne cesse d'offrir quand le reste de la Méditerranée s'enfonce un peu plus dans la dévastation et le chaos.
    Des images qui s'inscrivent dans la longue errance que poursuit Didier Ben Loulou depuis plus de trente-cinq ans dans cette région du monde qui part de Jaffa, Jérusalem, pour passer par Athènes, Tanger, Palerme, les Cyclades, Marseille, etc.
    Sanguinaires marque une étape à travers son périple autour du Mare Nostrum. Didier Ben Loulou montre ce qu'il reste de beauté liée à l'écosystème, celui de la flore et du littoral. Il s'agit d'un retour mélancolique vers la notion de paradis perdu, où l'homme et les éléments vivaient en harmonie dans leur milieu naturel. La Corse est pour le photographe une nouvelle étape dans cette entreprise qu'il mène sur des chemins méditerranéens à la recherche du peu, de la simplicité et du minimal.

  • Jérusalem

    Didier Ben Loulou

    • Panama
    • 9 October 2008

    En s'installant en 1991 à Jérusalem, Didier Ben Loulou y commence un projet photographique qui durera 15 ans. Ce travail résolument inclassable et éloigné de toute les facilités de l'époque - photo-reportage ou réalisme froid - s'impose dans sa profondeur et son originalité comme l'une des clefs essentielles de cette ville, Jérusalem. Microcosme d'humanité, point de convergence des trois monothéistes, cette cité millénaire et cette ville d'aujourd'hui sont pour Didier Ben Loulou un lieu originel hors du temps, clos sur son énigme.
    Il nous livre ici le témoignage d'une expérience intérieure où chaque image est un événement, un moment de grâce, une vision, un éblouissement visant à réenchanter le réel d'une façon lucide. Ce livre est une invitation à mieux penser tout un pan de notre civilisation, tout en ouvrant des portes sur notre chemin intime dans un monde que l'on sait désormais fragile.

  • Tout au long de ses fragments de textes, sorte de journal, il nous instruit sur son art, sans qu'aucune chronologie ou ge´ographie ne soit respecte´e. Il ne s'agit pas pour lui d'e´laborer une quelconque the´orie mais de le suivre dans son rapport a` un monde de plus en plus fragile. A` travers ses voyages, les villes ou` il a ve´cu, ses que^tes, ses rencontres, ses souvenirs, se dessine par petites touches le portrait d'un des photographes les plus secrets de sa ge´ne´ration. Il n'en finit pas d'interroger le spirituel et l'invisible dans une se´rie ininterrompue d'images autour de la lettre he´brai¨que tout en effectuant un long pe´riple autour de la Me´diterrane´e, approfondissant ainsi la notion d'errance au risque de confondre villes et paysages traverse´s.

  • Ce nouvel ouvrage de Didier Ben Loulou dépeint, sur un mode inattendu, son existence solitaire durant tout un hiver passé à Safed (Galilée).
    Il retient les menus événements qui jalonnent la vie de ses habitants.
    Le photographe part à la recherche de la dimension secrète et spirituelle de cette ville qui fut au xvie siècle un haut lieu du mysticisme juif.
    Ce récit entremêle des réflexions sur une quête intérieure, la littérature et décrit sa rencontre avec une femme, Rebecca.
    Ces deux êtres se cherchent et se perdent au milieu d'une nature rendue presque immobile par l'hiver ;
    Arpentant d'anciens cimetières tout droit sortis d'un monde onirique, ils sont liés par une forme d'ouverture sur l'invisible.
    Ce récit d'une séparation, d'un amour pour un être et une région, est porté par une prose poétique.

  • Sud

    Didier Ben Loulou

    "Sud relate un long voyage en Méditerranée, suite d'étapes dans des villes, des ports, sur des littoraux. Les images ont été réalisées au cours de plusieurs années ; les premières datent du milieu des années 1980, les dernières de l'année passée. Cette traversée s'est déroulée entre le Maroc, la Grèce, Israël, l'Espagne, la Sicile, la Corse, etc. Peu importe dans quel ordre. A partir des lieux s'établit une sorte de cartographie incertaine, comme sortie d'un rêve.
    Pour ce livre, j'ai eu la volonté de distribuer ces images comme je l'aurais fait d'un jeu de cartes, sans souhaiter les légender, les ordonner d'après une chronologie. J'ai voulu simplement que tout finisse par se confondre en un seul territoire : le Sud. Dans cet ailleurs, une rue de Jaffa peut ressembler à une autre à Palerme, une crique en Crète fait écho à un bout de plage dans une calanque à Marseille.
    Je n'ai aucune volonté de témoigner, de documenter, mais le simple désir de lentement dériver dans le Sud, guidé par une boussole intérieure qui me sert à ré-enchanter la vie grâce au voyage, en quête d'un impossible ailleurs". Didier Ben Loulou.

  • «Je t'écris devant les fenêtres de mon hôtel qui donnent sur les contreforts de l'Himalaya, là où, me semble-t-il, le Gange prend sa source.
    On voyage parce qu'on ne sait pas où on aimerait vivre.
    La route devient alors l'espoir d'un ailleurs qui recule en même temps que l'horizon.» Didier Ben Loulou (extrait), Rishikesh, Hotel Divine Ganga cottage, 16 octobre 2015

  • Israel eighties

    Didier Ben Loulou

    Parfois on fait des choses sans comprendre ce qui nous pousse à les faire. Enfance de l'art... On avance, on cherche, on se perd. J'avais laissé derrière moi mes études et Paris. Je ne connaissais rien à rien, ni l'hébreu ni ce pays. Je n'étais qu'un petit jeune, un citadin, qui aimait les livres, l'art et qui s'est retrouvé à cueillir des oranges et à bosser dans des hôtels pour survivre. J'avais 21 ans. Il y eut des rencontres, la lumière. À chaque occasion, au kibboutz où j'ai vécu puis à Tel-Aviv, je faisais des images. Partout où je traînais, je photographiais, dans les bus, les gares routières, les villes, sur les routes : des visages, la campagne, les plages, des filles. Je marchais dans la poussière de l'été, j'apprenais que la terre pouvait tourner autrement.
    Je me souviens de la rue Ruppin à Tel-Aviv. Je m'en souviens grâce aux images.
    Elles ont dormi plus de trente ans dans l'appartement parisien de mes parents.
    Elles attendaient que je les retrouve. Les planchescontacts sont comme ces petits morceaux de papier japonais dans la tasse de Proust. Elles ne demandent qu'à éclore. Réminiscences, souvenirs mais documents avant tout. Nous sommes entre 1981 et 1985. Après, il n'y aura plus que la couleur pour moi. De Jaffa à Jérusalem, d'Athènes à Marseille, de Palerme à Salonique, autres longues errances... Le noir et blanc d'alors ressemblait trop selon moi à ce qu'il fallait oublier, la nostalgie pseudo-humaniste des années 1950-60, la suprématie d'une certaine vision photographique. Ces images réalisées bras tendu - je ne regardais pas toujours dans le viseur - sont ma conquête personnelle d'une géographie, d'un peuple composite, de tout ce qu'il m'a fallu découvrir.
    Photographier pour croire au concret, au réel, à l'ici et au maintenant. Ces images racontent un moment de ma vie, rien d'autre.
    Didier Ben Loulou

  • Marseille

    Didier Ben Loulou

    Didier Ben Loulou s'immerge dans la cité phocéenne, pour photographier l'homme au coeur de ces territoires chaotiques, et magnifiquement humains.
    Son travail en couleur relève d'une errance poétique, pétrie de charme, de proximité et d'infini. Avec ces visages, ces corps, ces attitudes, ces déplacements, Didier nous plonge dans l'histoire faîte de chair et de lumière qu'est Marseille.
    Nous sommes ennivrés par cette vie faite de jouissance, de simplicité, de partage dans ces espaces mi-urbains, mi-maritimes.

  • Athènes

    Didier Ben Loulou

    Entre 2006 et 2009, Didier Ben Loulou séjourne à plusieurs reprises à Athènes. En parcourant ce haut lieu de civilisation, il entrevoit les restes de l'ancienne Attique qu'il confronte à la modernité. Il fait de la pollution, de la destruction et de l'immigration de masse les véritables enjeux d'une mise en perspective qui part des ruines antiques pour rejoindre ces nouveaux territoires sur lesquels vivent et travaillent des populations d'immigrés et des gens du voyage : rencontre du tiers-monde et du quart-monde à la périphérie de la capitale.
    Ainsi, le photographe a-t-il mené là une sorte d'enquête, à caractère social, explorant la "marchandisation" des êtres et des corps, l'exil, l'errance et la pauvreté. Comme à Jaffa (1983-1989) et à Jérusalem (1991-2006), Didier Ben Loulou n'a de cesse de questionner les mythes fondateurs des villes, confrontant ceux-ci à l'incertitude et à la fragilité du monde actuel.

  • Une annee de solitude Nouv.

    awaiting publication
  • La Place Furstemberg est un des trésors de Paris. C'est un écrin ravissant où Delacroix et Balthus eurent un atelier. Elle est minuscule et connue des esthètes et des amoureux du monde entier qui viennent sous le calme des paulownias. C'est là qu'Yveline a ouvert en 1954 un magasin d'antiquités. Et pendant des années, assemblé des univers oniriques, meublés d'objets merveilleux comme autant d'extraordinaires pensionnaires, heureux de poursuivre leur vie avec elle. Didier Ben Loulou est entré chez Yveline, attiré par le reflet d'un miroir au mercure. Sur un bureau était présentée une main lilliputienne du XIXème siècle, bijou d'ivoire et trait d'union avec le travail qu'il réalisait alors. Il a pris des images, tout de suite en lien avec Yveline et ceux qui l'habitent. Leur dialogue s'est installé au gré de ses visites. Et sont venues des images empreintes de douceur, en harmonie avec ce lieu chargé des traces de ceux qui sont passés. Le regard tourné vers d'autres histoires, d'autres mémoires. Les photographies de Didier laissent voir des fragments de leur rencontre. Elles sont des murmures saisis, des amours silencieuses, des instants de grâce, un voyage dans le temps étiré entre ces murs.

  • Didier Ben Loulou ne sépare pas l'incarnation de l'invisible, la pure présence d'une force agissante transcendante, la beauté d'une conscience harmonique suprême, la rareté de la richesse, la noblesse d'âme de la pauvreté.
    Depuis plusieurs années, ces thèmes faisaient partie de nos conversations, ayant lieu très souvent dans un café parisien.
    Nous avons décidé d'en faire un livre, non pour clore définitivement nos spéculations, mais pour mieux les relancer en les accompagnant de photographies, dans la dimension d'un work in progress qui n'aura pas de fin.
    Fabien Ribery

  • Au lendemain de la deuxième Intifada, laissant loin derrière lui le tumulte de la guerre, Didier Ben Loulou s'est livré à un nouveau travail photographique dans de vieux cimetières juifs des environs de Jérusalem et en Galilée. Sur ces collines arides, des stèles oubliées, des fragments de textes ou des livres abandonnés sont autant d'indices à déchiffrer, autant de signes invitant à réfléchir sur toute vie appelée à disparaître. Cette mémoire des lettres - multiséculaire - a nourri l'imaginaire de l'artiste. Ici, la lettre hébraïque entretient depuis la nuit des temps une relation silencieuse avec le désert de Judée. Arpentant les lieux où vécurent les prophètes de la Bible, Didier Ben Loulou a réalisé un ensemble de photographies magistrales ; empreintes de poésie et de patience, elles tentent de nous donner à voir l'invisible.
    Cet ouvrage est l'aboutissement d'un travail sur la lettre hébraïque que Didier Ben Loulou réalise depuis plus d'une décennie en photographiant essentiellement de vieux cimetières juifs de Galilée et de Jérusalem. Deux textes - La Grande Patience de Catherine Chalier et Rumeur de pierres de Betty Rojtman - accompagnent les images. Ce travail, qui s'apparente à une quête, est celui d'un artiste volontairement engagé dans des thèmes se rapportant à la culture juive, mais aussi à des questions plus universelles comme celles du portrait, du visage, de l'errance.

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