David Dufresne

  • Dernière sommation

    David Dufresne

    2018, la France se soulève. Vicky, jeune réalisatrice, s'effondre au pied de l'Assemblée nationale dans un nuage de gaz. Au même moment, Frédéric Dhomme, numéro 2 de la Préfecture de police, déploie ses troupes et bientôt ses doutes, tandis que l'enquêteur Étienne Dardel compile d'effroyables images des réseaux sociaux. Vicky, Dardel, Dhomme, et toute une galerie de personnages se partagent un monde en plein renversement. Un monde au sein duquel se bousculent forces de l'ordre, gilets fluorescents et médecins de rue. Un État devenu policier où fusent les violences. Où éclatent les voix, comme en réponse aux tirs répétés de LBD.

  • Tarnac, magasin général

    David Dufresne

    • Pluriel
    • 13 February 2013

    11 novembre 2008 au petit matin. 150 policiers investissent Tarnac, un village de Corrèze. Ils sont venus arrêter Julien Coupat et ses amis, suspectés d'avoir saboté quatre lignes TGV. Les interpellations, pilotées depuis le ministère de l'Intérieur, se font sous l'oeil des caméras. L'instant est décisif : il s'agit de prouver à l'opinion publique l'efficacité de la DCRI, le « FBI à la française » voulu par Nicolas Sarkozy. C'est un ordre venu d'en haut et le début d'un terrible fiasco.
    Fruit de trois ans d'enquête, ce récit mêle les témoignages de tous les acteurs de cette ahurissante histoire, policiers de terrain, directeurs de Services de renseignements, magistrats, hommes de l'ombre, haut -fonctionnaires, militants, familles, au vécu de l'auteur, pour construire retracer l'histoire palpitante de la construction d'une affaire d'État.


    David Dufresne est documentariste et journaliste indépendant. Il est aussi l'auteur, dans la collection « Pluriel », de Maintien de l'ordre.

  • 16? mars-11 mai 2020. Pendant les 57 jours du confinement, David Dufresne a tenu le verbatim de ses doutes et interrogations. On y retrouve l'écrivain qui met en scène avec talent le peuple des fenêtres : voisin méfiant, banderole militante sans propriétaire, petit garçon fier d'applaudir chaque soir, murmure de concert au loin. Mais le fil ininterrompu des nouvelles de l'extérieur sature les journées et empêche de respirer, tout aussi sûrement que l'enfermement : projets de lois liberticides, rumeurs d'émeutes, abus de pouvoir, comportements délateurs, ministres perdant pied.
    Corona Chroniques est une lecture intime et politique de ce qui se joue aujourd'hui, et un appel à ne pas baisser la garde face aux attaques contre nos libertés collectives et individuelles.
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  • De Brel, on sait tout. Maisons de disques et héritiers ont tout raclé, fonds de tiroirs pourris et photos jaunies, ça radote comme chez Les vieux, de la fenêtre au lit, du lit au lit, d'un disque à l'autre. Ca ronronne au salon, ça pue la mort. Brel mérite mieux. Il mérite d'être bousculé comme lui-même défonçait la scène ; sinon, à quoi bon une nouvelle pièce à son Olympia ?

    Pour David Dufresne, Brel est tout à la fois « un père de substitution, une insupportable icône, le mec qui braille et qui transpire, le chanteur catho, comédien de seconde zone, et toujours là, quand il le faut, l'âme-soeur qui aide à lever ses cent kilos, quand la vie se joue de drame en drame ». Ses mots sont devenus devise pour la vie : « On fait ce qu'on peut mais il y a la manière »On ne vit qu'une heure est un livre avec Brel, plus que sur Brel, une invitation au voyage : « le plus dur ce n'est pas de prendre le train, dit-il dans un entretien, le plus dur c'est aller à la gare ». David Dufresne nous embarque sur le quai, celui de Vesoul et de sa fameuse chanson, comme un périple dans la France des toiles cirées, des petits salons de coiffure, des centre-ville qui se recroquevillent dès 6 heures du soir.

    Que reste-il du Grand Jacques ? De ses obsessions (la fraternité, l'amour, la soif de vivre et la mort) ? Fonctionnaires, sans le sous, bourgeois, maire de la ville, commerçants, David Dufresne brosse le portrait d'une France provinciale. Drôle et brisée. A la Brel.

    Une virée avec Brel lézardée de multiples citations du chanteur, extraits d'entretiens d'un philosophe intuitif, comme un prolongement du travail de collage de l'auteur déjà mis à l'oeuvre dans ses précédents ouvrages.

  • 1986. David Dufresne a 18 ans et débarque à Paris : le New Moon est un minuscule cabaret, le plus grand des petits clubs rock. Pour l'auteur, le centre du monde, le refuge de ses nuits, son maintenant.

    Trente ans plus tard, il raconte avec minutie et poésie les différentes vies et métamorphoses du lieu. La musique claque, les époques s'entrechoquent. C'est total Pigalle, carrefour de la jeunesse joyeuse et du no future tonitruant. Piaf y croise la Mano Negra et Manet, Virginie Despentes et Antoine la Rocca dit la Scoumoune, fameux bandit corse. Et si Pigalle n'avait finalement jamais été qu'un décor factice et fatigué, crade et fameux, beau et malfamé ? Mais où on était bien et où on apprenait, plus vite qu'ailleurs, les choses de la vie.

    Plongée littéraire envoûtante et romanesque, le récit avance par à-coups dans un siècle de Paris, lézardé par des photos, rapports de police, chansons d'époque et réclames cocasses. On y retrouve le goût du collage et les obsessions de David Dufresne : les archives, la musique, l'histoire urbaine.

    Après le succès de Tarnac, magasin général, le nouvel opus punk et mélancolique de l'auteur phare de la narrative non-fiction française.

  • Entre 1940 et 1944 plus de 200 000 personnes ont été déportées après leur arrestation par la police française.

    Ce livre montre, grâce à des témoignages et de nombreuses pièces d'archives, comment l'appareil policier français s'adapta aux nouvelles conditions dictées par l'Occupation et à la collaboration avec la Gestapo. Comment se comportèrent les policiers, à tous les stades de la hiérarchie durant ces quatre années terribles. Comment, la plupart des membres des forces de l'ordre allèrent, de leur propre chef, bien au-delà des ordres de Vichy, satisfaire les autorités d'Occupation.

    « Livrer aux nazis des Juifs immigrés, des communistes, des gaullistes ou des francs-maçons, ne leur semblait pas particulièrement délictueux. Ils contribuaient simplement à «nettoyer» la France et se faisaient sans doute une haute idée de la qualité de leur intervention. » En septembre et octobre 1944, guère plus de 3 % de ces policiers seront momentanément écartés de la « Grande Maison ».

    La première édition de ce livre est parue en 1995.

  • Avec ce livre, Philippe Brault, photographe, et David Dufresne, journaliste, nous plongent au coeur de l'industrie carcérale à Canon City - une ville-prison qui détient le record du monde d'établissements pénitentiaires par habitant.
    Prison Valley raconte ce business de la punition, cette vallée du Colorado, " loin des yeux, loin du coeur " qui concentre en quelques miles carrés toutes les contradictions de la société américaine. D'une prison à l'autre, c'est un sous-monde Sue nous découvrons. Prison. Secteur privé. Rentabilité. Solitude. Main-d'oeuvre. Détenus. Pauvreté. Criminalité. Toujours, et encore. Prison Valley est un road movie photographique dans une ville western, où l'on surprend les personnages dans leur quotidien, dans leur travail, leur ennui, leur plaisir, comme des tableaux vivants d'une ville un peu morte.
    Les familles, les prisonniers, le personnel pénitentiaire, le shérif se livrent avec pudeur et dévoilent les dessous de cet univers ; préfiguration de l'évolution de notre propre société.

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