Christophe Perruchas

  • Dans ce roman puissant, Christophe Perruchas confronte un fils à la folie de sa mère, atteinte du syndrome de Diogène (elle accumule les objets qui envahissent peu à peu la maison). En deux séquences séparées d'une vingtaine d'années, le fils adolescent puis jeune père fait face à cette mère inaccessible qui l'a « orpheliné » de son vivant. Saisissant.

  • C'est un père attentionné, un manager toxique, un mari aimant, mais aussi un prédateur sexuel, un publicitaire exsangue, une victime des temps qui vont, un coupable sans aucun doute.
    Il vit, on le suit, caméra à l'épaule, instantanés de ses maintenant, haïkus éclatés, qui vont nous révéler petit à petit l'ensemble de l'image, pixel après pixel.
    Toutes ces zones grises sont autant de nuances qui finissent par constituer un visage familier : celui de l'époque.
    Qui s'achève dans la chute d'un mâle blanc, quadragénaire, asphyxié par un système dont il est le combustible.
    En véritable sismographe, Christophe Perruchas enregistre cet effondrement qui fait écho à celui d'un vieux monde à bout de souffle.

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