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  • ‚a arrive tous les jours de croiser des gens. Ê NÕimporte oÊ: dans la ville, une rue, ˆ la sortie dÕun immeuble, derrire la porte dÕune salle dÕattenteÉ Et comme on ne sait rien dÕeux, on peut tout imaginer.
    Ici, dans ce supermarchŽ, ils sont dix-huit qui font leurs courses, clientes et clients rŽguliers du lundi matin. Ce sont des personnes ordinaires qui ressemblent ˆ tout le monde.
    Ou ˆ personne

  • Charlémoi

    Christine Jeanney

    • Arhsens
    • 23 January 2008

    " Ce monde autour est bien réel, il a des montagnes tangibles, une place dans un système solaire et une galaxie et moi, au point P, le Vous êtes ici cerclé de rouge sur les plans de villes, je suis presque deux fois plus important qu'une mouche ou qu'une poussière d'antenne de crevette, c'est-à-dire que dalle, et mettre la puissance de mon cerveau au service de mon nombril c'est comme si Dieu s'occupait seulement de sa coiffure et n'assurait pas le service après-vente. " En proie à des questions auxquelles il ne trouve pas de réponses, Edouard Prince, 35 ans, écrivain pour jeune public, s'isole dans les Vosges pour faire l'état des lieux de sa vie. Frustré de n'avoir jamais su écrire un "vrai" livre, un livre " recyclable en citations ", comme il dit, il se lance dans la rédaction de fragments de son passé pour se découvrir, se purger de son sentiment de ratage perpétuel. Tissant la vie d'Edouard comme on reconstruit un puzzle, Christine Jeanney dépeint tout en finesse le portrait d'un être tour à tour révolté, apathique, déprimé, cynique et tendre, un original à l'imagination débordante, un héros dont le seul héroïsme consiste à ne pas se renier.

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  • En résidence d'auteur à l'IMEC (Institut Mémoires de l'Edition Contemporaine installé dans l'Abbaye d'Ardenne près de Caen), Christine Jeanney nous offre avec simplicité et émotion sa vision de ce lieu où des chercheurs du monde entier viennent enrichir leurs travaux.
    Elle nous fait entendre ce silence qui est de mise dans toute bibliothèque, comme miroir à la règle des moines copistes.
    Elle évoque au fil des pages le passé de ce lieu unique, les voix des femmes qu'on y entend encore, les échos du présent.
    Un très beau poème où le « tu » devient « nous », nous ressemble et nous assemble.

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  • Cosmogonie est un mot rond, mais ce n'est pas un mot rétréci. Le monde y est bien plus grand que les récits qui le façonnent, mais, à bien y regarder, les cosmogonies parcourent nos heures de gestes simples, se multiplient dans l'instant de nos silences. Elles vont petites et foisonnantes à la rencontre des vies qui les contemplent.

    Éloge du doute et de la nuance, l'écriture s'y jette comme le risque qui va à la brisure. De petites cosmogonies pour dire l'attention qui s'en retourne invariablement à ce qui «doit» être moindre. Cahots et soupirs y cherchent une manière d'être au monde. Le déploiement d'une cosmogonie, aussi fragile soit-elle, demeure une tentative : l'appel à faire brèche.

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  • Oblique

    Christine Jeanney

    « Comme le désir sexuel, la mémoire ne s'arrête jamais », écrit Annie Ernaux dans Les années. « Elle apparie les morts aux vivants, les êtres réels aux imaginaires, le rêve à l'histoire. » L'oblique est un regard que l'on jette derrière soi, à un moment donné, pour pouvoir repartir. La mémoire est notre béquille. S'asseoir à côté de quelqu'un qui raconte en un souffle les trajectoires familiales, et c'est tout un flux d'images et de paroles qui se déploie, non pas à la vitesse de la lumière mais à la vitesse de la mémoire. Cette voix en nous-mêmes prête à conter la légende familiale et les drames du passé, l'écho des souvenirs, le staccato du flux photographique, nous la portons car « il reste des séquelles des autres corps » en nous.

    Oblique est l'un de ces livres qui savent à la fois fragmenter la mémoire comme les petits morceaux aimantés de Ligeti et lui donner l'élan du souffle unique, la tension tenue d'une injonction mythologique : ne te retourne pas.


    « Je n'ai pas raconté d'histoires. La vie est un fouillis qui tourne en tenant sur son coeur un morceau de la valse de Sibelius, parfaitement triste et parfaitement inimitable. »

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  • « Statistiques : une femme sur sept. » C'est tout ce qu'on saura sur ce qui justifie l'hospitalisation de la narratrice. Texte sans pathos : on examine le temps, les objets, les couloirs, les lumières. La reproduction de Dufy au mur, la translation qu'on fait de son corps jusqu'aux toilettes. Un bruit d'école dans le lointain. On interroge la relation sociale, même dans le détail et le grossissement des conversations qui vous rejoignent là, infirmières notamment : les places, croirait-on, sont interchangeables.

     

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  • Yoko Ono réinventée. Elle est à la fois le message et le medium de ce roman kaléidoscopique qui la prend pour objet. De ses créations d'art contemporain à sa musique en passant par son histoire intime avec John Lennon, la mythologie qui a pu en naître, mais aussi son enfance, ses zones d'ombres et sa postérité, c'est un portrait fractal qui se dessine. Un portrait zen composé d'une infinité de petits tessons de porcelaine brisée, dont chaque fragment contiendrait une clé possible de son oeuvre. Une maison ouverte à chacun, un atelier de travail dont l'écriture, limpide, nous entraine dans une danse (et une transe) créatrice. En cela, c'est aussi une enquête minutieuse : les morceaux sont bien faits pour être recollés. Ou recomposés encore dans le travail d'invention plastique effectué par Christine Jeanney et qui accompagne la lecture de ce livre.

    Le monde est rempli d'eaux mouvantes ; d'eaux submergeantes ; d'eaux porteuses. Assise sur les genoux, immobile et lointaine, elle les regarde pendant qu'ils viennent la dévorer ; Nous sommes l'eau, dit-elle.

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  • MÜNRI

    Christine Jeanney

    • Abrupt
    • 4 October 2019

    Je suis une Méthode Üniverselle pour Ne Rien Inventer. Prière de me manier avec précaution.

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  • Ce volume collectif rassemble en 128 pages les récits, contes, lettres, scénettes, vers libres, haïkus et autres calligrammes de quelques 252 écoliers et collégiens de l'académie de Caen. Ces formes multiples ont été explorées en classe sous la conduite de trois auteurs accueillis en résidence de création à l'IMEC : Rémi David, Christine Jeanney et Elsa Valentin. Au fil des séances, le goût de l'écriture s'est affi rmé, avec inventivité et sérieux, dans des recherches personnelles ou en groupe, du premier jet jusqu'au livre ici publié.

    Une opération d'éducation artistique et culturelle proposée conjointement par le Rectorat de l'académie de Caen et l'IMEC, avec l'appui du Ministère de la Culture - DRAC Normandie et de Normandie Livre & Lecture.

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