Autrement

  • Le "dos de mayo ".
    1808. sur les hauteurs de la moncloa les troupes de napoléon fusillent les partisans espagnols. d'un coup naît le mythe d'un madrid patriote, d'un peuple en résistance. symbole que l'on retrouve à l'été 1936 face aux troupes de franco, aux envahisseurs de l'intérieur. les militants ouvriers républicains renouent alors avec leurs ancêtres patriotes et leur "légitimité nationale ".
    A l'annonce de l'insurrection, le peuple madrilène, tout entier mobilisé par la perspective d'une révolution sociale, s'organise en milices, en junte de défense.
    Intense ferveur chantée par une littérature épique.
    A cette résistance populaire répondra l'internationalisation du conflit : brigades internationales, ouvrières et communistes, contre troupes marocaines, italiennes et allemandes. madrid devient la capitale des idéaux en lutte.
    Ce caractère universaliste d'un combat si profondément espagnol est ce qui l'inscrit dans la mémoire collective. espérant révolutionnaire, défense de la république et lutte antifasciste se confondent dans une légitimité historique.
    La bataille de madrid constitue en ce sens un des repères de la conscience européenne.
    Avec, entre autres, edward baker, walther l. bernecker, alain brossat, sonia combe, santos julia, josé carlos mainer, serge salaün, emile temime...
    Cet ouvrage a été réalisé par carlos serrano.

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