Carl De Souza

  • Cette année-là, la maison des Rozell a partiellement résisté au passage dévastateur des cyclones, mais ses occupants ne s'en sont pas remis. Kathleen a quitté le domaine du Piton, abandonné son mari Hans à sa vie solitaire, et emmené leur fille Noémie loin de ce lieu maudit.
    Hans, Noémie, Kathleen, chacun à leur manière, reviennent sur l'histoire familiale. La maison coloniale au milieu des champs de cannes, un cadet rêveur, une fille au caractère trempé, un aîné brillant, un piano dans le salon, une exploitation sucrière promise à une belle prospérité avec l'arrivée de William Wright, un ingénieur à l'esprit original et séduisant...
    Jusqu'au jour où William Wright est découvert à demi-mort dans son pavillon.
    Au coeur de ce roman, trois générations de Rozell se trouvent emportées par le souffle de l'Histoire, les passions et les sacrifices.

    L'Année des cyclones : une grande saga familiale à l'île Maurice au siècle dernier.

  • A La Motte, faubourg du vieux Port-Louis à l'île Maurice, vit tout un petit peuple de musulmans d'origine indienne, de Chinois, de créoles..., et M.
    Daronville, un Blanc paralytique et grincheux, qui, dans sa superbe demeure coloniale, domine le quartier. Sa faillite l'a contraint à louer, de très mauvaise grâce, son rez-de-chaussée à une famille de musulmans qui traverse une période difficile : la santé de Bibi Feroza, la femme d'Haffenjee, se dégrade, et leur fils Omar se laisse corrompre par un certain Saïd. Un jour, à la suite de pluies torrentielles, les maisons de La Motte commencent à glisser vers le port.
    L'évacuation du quartier et l'hospitalisation de Bibi Feroza déclenchent un affrontement imprévu entre Daronville et ses locataires...
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  • Ile Maurice, février 1999.
    Un chanteur rasta est arrêté pour avoir fumé un joint en public. Sa mort en garde à vue, inexpliquée, provoque des émeutes d'une ampleur sans précédent. Tel est le contexte de ce récit surprenant, où la prose la plus réaliste plonge dans un monde d'images violentes et oniriques. Ram et sa soeur, Santee, vivent avec leur mère dans un village hindou. Ce jour-là, Ram ne rentre pas. Santee part à sa recherche dans la " grande ville ", Rose-Hill.
    Au cours de son errance, envoûtée par les détonations, les cris, le chaos, elle s'enfonce dans la nuit. Et dans le monde des adultes. Au-delà des tensions ethniques, dont il trace le diagramme avec précision, Carl de Souza serre au plus près l'humanité de ces êtres abandonnés de tous et nous fait accéder à un monde qui ne connaît plus de limites.

  • Le ming sing est immobile dans la baie.
    à bord, une centaine d'immigrants, affamés, sales et indifférents. leur regard flou se perd dans la haute mer. tian sen ne sait pas vraiment pourquoi il est parti, et ce doute le maintient en éveil : il observe et raconte leur voyage. cela fait des semaines, des mois, qu'il a quitté kwan chou. sur le bateau, la vie s'est dégradée si vite. l'entassement et la mauvaise nourriture, la puanteur et la maladie.
    Et ce chef, yap, qui ne cesse de hurler des ordres et des menaces, et leur fait miroiter des rivages qu'ils ne verront peut-être jamais. ceux qu'on jette à la mer s'interroge sur ce qui reste à ces êtres que l'exil dépouille inexorablement.

  • - Un grand roman mauricienJeremy Kumarsamy, champion de badminton de niveau international, revient, après une quinzaine d'années d'absence, dans son pays d'origine, ancienne colonie britannique présentant une étroite ressemblance avec l'île Maurice. Une chute aux lourdes conséquences pour lui (une amputation) et une grave atteinte à une autorité sportive (une agression physique) l'ont privé de sa liberté de mouvement. Reclus dans la maison et sous la "garde" de sa mère, il retrouve le fil de son enfance, de son adolescence, et surtout d'un parcours chaotique fait de drames familiaux, d'échecs personnels et de gloire sportive.Au gré de ses secrètes incursions dans la ville, il reconstitue tout ce qui a changé depuis l'indépendance: c'est durant son adolescence, au milieu des années 60, que son pays s'est libéré de la puissance coloniale anglaise, au prix d'émeutes qui ont coûté la vie à de nombreux insurgés et contre-insurgés (dont son propre père).Dans ce roman kaléidoscopique, on voit se fragmenter le destin de ce jeune homme ambitieux , qui se heurte à la fois aux turbulences politiques de son pays et aux enjeux d'un sport qui le dépassent.Proche d'écrivains comme V.S. Naipaul, Michael Ondaatje ou Rohinton Mistry ( L'Equilibre du monde ), Carl de Souza s'affirme ici comme l'un des grands romanciers francophones de l'Océan Indien.

  • la tififi citronnelle n'entend pas et personne ne parvient à la guérir. on la conduit chez son grand-papa tambalacoque. il l'emmènera loin, loin, loinà là où l'on n'entend pas qu'avec les oreilles.
    (maurice)

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