Cécile Vidal

  • Quand et comment la nation devint-elle un enjeu politique majeur? Que veut dire être Français?
    Retraçant la généalogie des pratiques d'exclusion et de leurs contestations, ce livre montre que l'empire français de la période moderne, associant domination coloniale et système esclavagiste, constitue un lieu fondateur du débat sur l'identité nationale, commencé bien avant la Révolution française, et poursuivi jusqu'à nos jours.

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  • Une histoire sociale du nouveau monde Nouv.

  • Au début du XVIIIe siècle, la Nouvelle-France s'étendait sur un tiers du continent nord-américain, des forêts glacées du Canada aux bayous de Louisiane, en passant par les prairies du Midwest. Un Empire dont la clef de voûte fut l'alliance avec les Indiens, qui permit aux Français de s'implanter et de se maintenir sur le territoire au nez et à la barbe des Anglais. Colons, Indiens, esclaves africains composaient une Amérique française au visage cosmopolite.
    Cette Amérique, que notre mémoire a occultée, n'a pas entièrement disparu. Les toponymes en témoignent - New Orleans, Baton Rouge, Montréal, etc. -, et de nombreuses villes nord-américaines ont eu pour fondateurs des Français. Des millions d'Américains, aux États-Unis comme au Canada, ont des noms d'origine française, et parmi les descendants des colons, certains parlent toujours la langue de Molière. Ce legs, on ne saurait le comprendre sans se glisser, au fil de la lecture, dans une pirogue ou dans un canoë à la recherche d'une histoire ignorée.

  • « Où est partie Mamy ? Elle va bientôt revenir, c'est sûr : elle me l'a dit. » Comment faire comprendre à une toute petite fille que, parfois, les gens qu'on aime s'en vont et qu'on ne les reverra plus ? La petite narratrice de ce bel album doit comprendre que la vie va, doit continuer, même en l'absence de sa mamy adorée.

  • Je vais avoir un petit frère.
    Les bébés, ça pleure tout le temps et ça bave.
    Je ne sais pas si j'aime vraiment ça.
    Mais, peut-être, si ça se trouve, mon petit frère à moi, il sera chouette.

  • A deux jours de la rentrée des classes, l'héroïne prépare son cartable et range ses affaires de plage en râlant. Elle est contente de retrouver ses copines mais, au fur et à mesure que le temps passe, elle sent l'angoisse monter.

    Fini les vacances ! C'est la rentrée.
    Pour les petits. et les grands !

  • Très ambitieux, il s'inscrit dans ce qu'on appelle aujourd'hui l'histoire globale, ou la world history. Il propose une histoire comparée des Amériques coloniales à l'échelle hémisphérique, un état des travaux récents sur les sociétés nouvelles nées aux Amériques (du nord et Latine) de la rencontre entre Amérindiens, Européens et Africains dans le contexte de la colonisation et de l'esclavage. Ces dernières sont en effet des phénomènes qui se sont développés à l'échelle mondiale et qui pour cette raison constituent des terrains privilégiés pour une histoire globale, transnationale et comparée, dialectique, des métropoles et des colonies. L'équipe de chercheurs qui s'est attelée à cette tâche a cherché à abolir les frontières qui existent entre spécialistes des différents groupes sociaux et ethniques au sein des sociétés coloniales et post-coloniales américaines. Une partie des contributions s'inscrit dans le cadre national, comme les articles de François-Joseph Ruggiu sur le Canada sous les Régimes français et anglais et de Bertrand Van Ruymbeke sur les Treize colonies, ou le dépasse, comme l'essai de Dominique Rogers qui porte à la fois sur les Antilles françaises et les British West Indies à l'époque moderne. Les autres contributions s'intéressent à un thème précis, généralement inscrit, là encore, dans un cadre territorial plus ou moins large : les autochtones et les relations euro-amérindiennes pour les essais de Gilles Havard (Amérique du Nord) et de Christophe Giudicelli (les zones périphériques de l'empire espagnol) ; l'esclavage pour l'article de Cécile Vidal (Amérique du Nord, Canada excepté) ; la ville, enfin, pour les contributions de Thomas Calvo (empire espagnol) et de Laurent Vidal (Brésil).

  • sans europe, pas d'états-unis ni de canada..., sans ces derniers, plus d'europe très vraisemblablement, et depuis longtemps. car si le vieux continent et l'amérique du nord ne constituent pas une communauté transatlantique, ils sont néanmoins depuis plus de cinq siècles intimement et pour ainsi dire existentiellement liés.
    au-delà du rappel des faits marquants dans l'ordre militaire et diplomatique, les auteurs décrivent les mouvements migratoires, les flux commerciaux et financiers, les transferts culturels et les représentations mutuelles des deux espaces. ils mettent en lumière le mouvement de balancier qui, depuis toujours, voit ces espaces s'attirer ou se rejeter, et se construire l'un par rapport à l'autre.
    cet ouvrage qui conjugue histoire et étude des civilisations aborde un pan fondamental de l'étude des relations internationales et apporte un éclairage nouveau sur le couple amérique du nord/europe.

    jacques portes est professeur d'histoire nord-américaine à paris 8.
    nicole fouché est chargée de recherches du cnrs à l'ehess-cena.
    marie-jeanne rossignol est professeur de civilisation américaine à paris vii.
    cécile vidal est maître de conférences à l'ehess-cena.

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