Bernard Bruneteau

  • Parfois présenté comme inhérent à la nature humaine, le totalitarisme est encore assimilé à sa représentation orwellienne : contrôle absolu, terreur, mensonge d'État, Homme nouveau... La notion a en outre longtemps pâti du mythe communiste comme de la diabolisation du fascisme. Pour une part notable de l'intelligentsia, la mémoire du totalitarisme reste donc sélective, donnant ainsi lieu à de nombreuses querelles d'interpréta- tions... Ce qui relèvera de l'idée reçue pour les uns, sera vérité pour les autres.

    Toutefois, que le totalitarisme soit singulier ou pluriel, Bernard Bruneteau nous montre ici l'importance de la comparaison historique pour appréhender au plus juste cet âge totalitaire qui marqua profondément le XX e siècle.

  • "L'Europe nouvelle" : c'est sous ce vocable qu'en 1940 les sirènes de la propagande qualifièrent le continent unifié de force par les armées du IIIe Reich. Si cette appellation fut synonyme pour des millions d'Européens de dépendance, de réquisitions et de travail obligatoire ou forcé, elle fut, étrangement, symbole d'espoir pour un certain nombre d'intellectuels français qui voulurent y voir l'annonce d'une possible union européenne.
    Pacifistes rêvant d'en finir avec la souveraineté absolue des Etats, " techniciens " confiants dans les vertus d'un gouvernement économique, socialistes en quête d'une dernière utopie mobilisatrice : tous furent victimes d'une illusion qui les fit croire à la volonté européenne de Hitler, les rendant aveugles aux réalités monstrueuses de son ordre nouveau. Mais, tout à cette illusion tragique qui fit basculer nombre d'entre eux dans l'impasse du collaborationnisme - Drieu, Luchaire, Delaisi en tête -, les intellectuels européistes de Vichy n'en continuèrent pas moins les réflexions commencées au temps d'Aristide Briand sur les conditions d'existence d'une fédération politique et économique.
    Avec parfois des expressions troublantes : "communauté de communautés", "organe de gestion supra-continental" ou " monnaie fédérale unique"...

  • Forgé et développé dès l´entre-deux-guerres, le concept de totalitarisme a servi à qualifier les régimes politiques inédits qui, en Russie, en Italie puis en Allemagne, ont allié système de parti unique, idéologie globalisante et terreur. Utilisé de façon polémique au temps de la guerre froide, il reste toujours controversé pour certains historiens qui critiquent son caractère réducteur et par trop descriptif. Il apparaît pourtant difficile à remplacer comme instrument d´intelligibilité du tragique XXe siècle.
    Établissant la généalogie du concept, l´ouvrage montre le poids des circonstances dans son élaboration progressive et précise les perspectives méthodologiques de son utilisation. Il étudie ensuite les conditions de possibilité historique du phénomène totalitaire en passant en revue ses ressorts intellectuels, sociaux et politiques. Il décrit enfin des totalitarismes réels à partir des pratiques, tout à la fois différenciées et convergentes, de l´Italie fasciste, de l´Allemagne nazie et de l´URSS stalinienne.
    Cette édition revue et augmentée d´un ouvrage devenu un « classique » sur le sujet rend compte des débats historiographiques les plus vifs et les plus récents.

  • Si l'intention de détruire un groupe humain spécifique dans sa totalité distingue le génocide d'un crime de masse, comment qualifier la famine organisée par Staline en Ukraine au début des années trente, ou plus près de nous, les meurtrières opérations de « nettoyage ethnique » au Kurdistan et durant la guerre en ex-Yougoslavie ? Comment définir un génocide ? Et comment éviter l'instrumentalisation de cette notion, qui s'inscrit souvent dans le registre émotionnel au détriment de la jurisprudence définie par le droit international ? À l'ère des revendications mémorielles de toutes sortes qui investissent le débat public, Bernard Bruneteau s'interroge sur l'usage inflationniste du terme de génocide. Retraçant l'histoire du concept depuis sa création par Raphael Lemkin en 1944, il plaide pour une définition rigoureuse des pratiques génocidaires et met en garde contre les captations politiques qui menacent aujourd'hui de brouiller leur compréhension.

  • Brexit, progrès des partis eurosceptiques et europhobes, désaccords sur la politique migratoire, discrédit des politiques communautaires d'austérité... L'UE en crise érode l'attrait pour le projet européen en semblant donner raison à ceux qui l'accablent de tous les maux.
    En un essai exigeant et incisif, Bernard Bruneteau montre que cette hostilité s'inscrit dans le temps long. L'europhobie recouvre en effet plus d'un siècle d'histoire, de Lénine à Marine Le Pen, de l'internationalisme communiste au néo-populisme identitaire. Au nom de la lutte des classes et en haine du Capital, l'Internationale fut violemment opposée aux projets de fédéralisme européen qui s'épanouirent dans l'entre-deux-guerres. À la même époque, sur un autre versant, l'exacerbation des nationalismes vint malmener le rêve d'une Europe supranationale porté par une poignée de penseurs libéraux. Les avatars de ces deux matrices continuent d'inspirer les discours d'opposition à l'UE. Et tendent de plus en plus à mêler leurs voix.

  • Le totalitarisme a dominé et écrasé une bonne partie du XXe siècle. Qualifiant une forme de pouvoir " total ", le mot désigne aussi un concept (l'idéal-type dudit pouvoir) et une théorie (une catégorie de régime opposé à la démocratie). Utilisé de façon polémique au temps de la Guerre froide, il a constitué un enjeu politique majeur et, aujourd'hui encore, son usage semble sacrilège pour ceux qui refusent tout parallèle entre l'Allemagne nazie et l'URSS stalinienne, entre une idéologie raciste et une utopie universaliste, même dévoyée. Dans cette anthologie, sont présentés plus de cinquante textes souvent inédits ou oubliés. Ils mettent en lumière l'historicité d'un concept qui, en réalité, doit peu aux affrontements de la Guerre froide. En effet, c'est " à chaud ", dans les années 1930, en plein développement du communisme en URSS, du fascisme en Italie, puis du nazisme en Allemagne, que les premières perspectives comparatistes apparurent. Bien avant les analyses canoniques d'Hannah Arendt, des philosophes, des juristes, des historiens et des économistes, européens et américains, ont précisé les mécanismes idéologiques et les structures de pouvoir présidant à une convergence entre les trois régimes. Lieu commun de la réflexion politique dans l'avant-guerre, le totalitarisme est alors au coeur d'un renouvellement des questionnements sur la démocratie, sur sa refondation philosophique, sur la protection que peut lui assurer la loi. Et pour ceux qui définissent une nouvelle catégorie de dictature, fondamentalement différente des formes traditionnelles, le combat contre elle va bien au-delà du seul antifascisme.

  • Cet ouvrage fait suite à l'histoire de l'idée européenne au premier xx° siècle, qui mettait en scène les projets européens formulés et débattus entre 1900 et 1950 et explore à travers les textes et dans une logique pluridisciplinaire les faits et les débats ultérieurs : succès et échecs de la stratégie d'intégration, définition antitotalitaire de l'europe, atlantisme ou troisième voie, débat sur les institutions, vie et mort de la ced, traités de rome, beaux jours du marché commun, attitude gaulliste, défis de l'élargissement, monnaire unique, marche lente vers une europe puissance.... la richesse du matériau réuni et la solidité des introductions et commentairesont impressionnantes !

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  • Le XXe siècle restera celui de l'épouvante. Il a commencé avec l'éradication des Hereros en 1904 et s'est terminé avec les massacres du Darfour en 2004. Entre ces deux moments, le monde aura été le témoin des grands massacres de l'ère stalinienne, de l'immense tragédie de la Shoah, de la disparition d'une partie du peuple cambodgien.
    Cet essai met en perspective les entreprises exterminatrices les plus marquantes du XXe siècle. Leur histoire montre que le crime de génocide se fonde sur le ciblage stigmatisant d'un groupe à partir de la définition aussi arbitraire que délirante qu'en donne le perpétrateur. Aussi l'auteur s'attache-t-il en permanence à répondre à deux questions : qu'est-ce qui détermine l'intention ultime du génocide? qu'est-ce qui autorise le génocide à se présenter comme une "solution"?

  • Toutes les étapes de la construction européenne autour de 7 thèmes, depuis l'idée d'Europe unie avant 1945, jusqu'à l'Union européenne actuelle.
    L'idée d'Europe unie. La coopération européenne entre contraintes et enthousiasme (1946-1949). Succès et échec de la stratégie d'intégration (1950-1954). De la relance européenne aux traités de Rome (1955-1957). L'""Europe européenne"" du Général (1958-1969). La coopération renforcée au défi de l'élargissement (1970-1984). La longue marche à l'Union européenne (1985-?).

  • Totalitarismes : le mot désigne des modes de domination absolue, spécifiques au XXe siècle qui, de l'Allemagne d'Hitler au Cambodge de Pol Pot, ont allié système de parti unique, idéologie messianique et recours maximal à la terreur. Pourtant le concept de «  totalitarisme  », élevé à sa plus grande dignité avec Hannah Arendt, reste controversé. Trop abstrait pour les uns, il traquerait l'«  essence  » de pouvoirs monolithiques au détriment de la complexité du réel mise à jour par l'histoire sociale. Trop globalisant pour les autres, il privilégierait l'identité des formes de pouvoir au risque de négliger la singularité d'expériences inscrites dans des utopies et des contextes différents. Mais le concept de totalitarisme est irremplaçable comme instrument d'intelligibilité des tragédies politiques du siècle.Établissant la généalogie du concept lui-même, l'ouvrage montre le poids des circonstances dans son élaboration progressive et précise les perspectives méthodologique et éthique de sa juste utilisation. Il étudie ensuite les conditions de possibilité du phénomène historique en tant que tel. Éclairant la genèse de la logique totalitaire, il passe en revue ses ressorts intellectuels, sociaux et politiques. Il décrit enfin des totalitarismes réels. À partir des pratiques de l'Italie fasciste, de l'Allemagne nazie et de l'URSS stalinienne, il montre que l'expérience totalitaire est tout à la fois unique et diverse.Si l'ouvrage se focalise sur l'étude de ces nouvelles tyrannies, il ne s'écarte jamais d'une réflexion plus générale sur la démocratie. Structuré par le refus de la division d'une Communauté sacralisée (la nation, la race, la classe) et l'exclusion de l'Autre inassimilable (le libéral, le juif, le bourgeois), le fantasme totalitaire est en effet le négatif radical de l'imaginaire d'une société démocratique qui manifeste son unité dans l'acceptation et la gestion de ses conflits.Bernard Bruneteau, historien et politiste, est maître de conférences à l'Université Pierre Mendès France-Grenoble II. Il est également membre du Centre d'études et de recherches autour de la démocratie de l'Université de Rennes I. Spécialiste de l'histoire des représentations politiques, ses travaux portent sur le gaullisme, l'idée nationale et la construction européenne.
    La conceptualisation des totalitarismes : Une conceptualisation contingente. Une conceptualisation incertaine. Une conceptualisation nécessaire. La matrice des totalitarismes : La matrice intellectuelle. La matrice sociale. La matrice politique. Le visage des totalitarismes : Le visage nationaliste : l'Italie fasciste. Le visage raciste : l'Allemagne national-socialiste. Le visage classiste : l'Union soviétique stalinienne.

  • " L'Europe nouvelle " : c'est sous ce vocable qu'en 1940 les sirènes de la propagande qualifièrent le continent unifié de force par les armées du IIIe Reich.
    Si cette appellation fut synonyme pour des millions d'Européens de dépendance, de réquisitions et de travail obligatoire ou forcé, elle fut, étrangement, symbole d'espoir pour un certain nombre d'intellectuels français qui voulurent y voir l'annonce d'une possible union européenne.
    Loin de se résumer à une simple affaire d'opportunisme ou à un pur engagement fasciste, cette attitude concerna d'authentiques militants de l'Europe unie qui pensèrent continuer là un combat politique souvent commencé dans les années vingt.
    Pacifistes rêvant d'en finir avec la souveraineté absolue des Etats, "techniciens" confiants dans les vertus d'un gouvernement économique, socialistes en quête d'une dernière utopie mobilisatrice : tous furent victimes d'une illusion qui les fit croire à la volonté européenne de Hitler, les rendant aveugles aux réalités monstrueuses de son ordre nouveau.
    Mais, tout à cette illusion tragique qui fit basculer nombre d'entre eux dans l'impasse du collaborationnisme - Drieu, Luchaire, Delaisi en tête -, les intellectuels européistes de Vichy n'en continuèrent pas moins les réflexions commencées au temps de Briand sur les conditions d'existence d'une fédération politique et économique.
    Avec parfois des expressions troublantes : " communauté de communautés ", " organe de gestion supra-continental " ou " monnaie fédérale unique "...
    Et si les plans européens imaginés sous l'Occupation constituaient la préhistoire dérangeante de notre construction européenne démocratique ?

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  • Le siècle qui vient de s'achever restera celui de l'épouvante. Il a commencé avec l'éradication des populations arméniennes de l'empire ottoman et s'est terminé avec l'extermination des Tutsis du Rwanda et le « nettoyage ethnique » dans l'ex-Yougoslavie. Entre ces deux moments, le monde aura été le témoin des grands massacres de l'ère stalinienne, de l'immense tragédie de la Shoah, de la disparition d'une partie du peuple cambodgien. Créé en 1944 sous le coup de la barbarie nazie par le juriste Raphael Lemkin, le mot de génocide entend désigner un type de crime de masse où un groupe est détruit intentionnellement, en totalité ou en partie, au nom de critères nationaux, ethniques, raciaux ou religieux. C'est en rendant compte de la fécondité de cette catégorie d'analyse que cet ouvrage met en perspective les entreprises exterminatrices les plus marquantes du XXe siècle. Leur histoire montre que le crime de génocide se fonde sur le ciblage stigmatisant d'un groupe à partir de la définition aussi arbitraire que délirante qu'en donne le perpétrateur.Faisant la part des situations qui rendent singulier chacun de ces génocides et des éléments qui permettent de les apparier, l'auteur s'attache en permanence à répondre à deux questions : qu'est-ce qui détermine l'intention ultime du génocidaire oe qu'est-ce qui autorise le génocide à se présenter comme une « solution » oeBernard Bruneteau est professeur d'histoire contemporaine à l'université Pierre Mendès France-Grenoble II. Spécialiste de la question du totalitarisme, il est l'auteur de nombreux ouvrages et articles dont Les totalitarismes (Armand Colin, 1999) et L'« Europe nouvelle » de Hitler. Une illusion des intellectuels de la France de Vichy (Éditions du Rocher, 2003).
    Comment penser les génocides

  • Si l' « idée d'Europe » fondée sur le constat d'une unité de civilisation s'enracinant dans la Christianitas médiévale et le Siècle des Lumières est ancienne, l'« idée européenne » est quant à elle récente. Elle naît dans le premier XXe siècle du refus de la distorsion entre une Europe culturelle vécue, voire fantasmée, et l'histoire politique d'un continent déchiré par les guerres et les affrontements idéologiques. Associée aux idéaux de paix internationale et sociale, illustrée par des projets volontaristes d'unité économique et politique, l'idée européenne fut volontiers présentée par ceux qui s'en firent les porteurs comme une idée politique moderne destinée à rénover ou dépasser les concepts issus du XIXe siècle - la nation, l'État, le marché. Avec le démarrage de la construction européenne qui suit la Déclaration Schuman de 1950, l'« idée » devait s'inscrire tant bien que mal dans les faits, laissant alors la place au débat sur telle ou telle « politique » européenne.
    Cet ouvrage met en scène les projets européens formulés et débattus entre 1900 et 1950. Il rassemble et introduit 145 textes qui reflètent les sensibilités politiques de leurs auteurs, les intérêts des milieux dont ceuxci sont issus et les circonstances qu'ils sont amenés à traverser. Au fur et à mesure des années, ces textes révèlent des degrés différents de conscience européenne, traduisent des attentes concrètes, expriment des visions globales, esquissent des solutions techniques. Ainsi, par-delà leur historicité, les questions qui traversent l'Union européenne actuelle avaient déjà été posées : le rapport à la mondialisation, le lien transatlantique, l'identité « européenne », les « deux Europes », l'unité de régime politique, les limites de l'Europe...

    Bernard BRUNETEAU est professeur d'histoire contemporaine à l'université Pierre Mendès France-Grenoble II. Ses travaux portent sur les questions de politique internationale du XXe siècle. Il a publié plusieurs ouvrages, notamment : Histoire de l'unification européenne (Armand Colin, 1996), L'« Europe nouvelle » de Hitler (Le Rocher, 2003), Le Siècle des génocides (Armand Colin, 2004).
    Introduction : l'« Europe », une idée politique du premier XXe siècle. L'Europe entre le désir de paix et les expériences de guerre (1900-1919). L'Europe unie, moyen de la paix perpétuelle

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  • La famille gaulliste vit sur une nostalgie : celle des grandes lois agricoles Debré-Pisani de 1960 - 62. Depuis plus de trente ans, elle n'en finit pas de défendre le modèle d'agriculture issu de ces lois historiques et son principal bénéficiaire, le paysan-entrepreneur. En dépit d'une force électorale qui s'amenuise d'année en année, le monde agricole et ses organisations les plus représentatives, FNSEA et CNJA, gardent, aux yeux des héritiers du Général, un étonnant pouvoir de séduction. Cet ouvrage montre comment la "génération Debatisse" a permis à l'UNR de se démarquer de la droite traditionnelle et de contester le pouvoir des notables. Il explique aussi comment la politique agricole des années 1960 - 1970 a pu cautionner la doctrine gaulliste en consacrant la centralité de l'Etat, la participation des intéressés et l'objectif de modernisation. A travers l'histoire de la "cogestion" agricole, l'auteur réévalue donc le poids de la médiation politique dans l'affirmation d'un corporatisme sectoriel bien particulier. Une question se pose néanmoins aujourd'hui : à l'heure de l'épuisement du modèle productiviste et de la toute puissance de Bruxelles, le parti de Jacques Chirac n'est-il pas en train de perdre une part de son héritage oe

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  • Ce volume apporte des contributions à l'étude des radicalités politiques, de la démocratie libérale et de l'engagement des intellectuels en politique, tels que Charles Fourier, Louis Aragon, Francis Delaisi, Emmanuel Mounier, Michel Foucault ou les intellectuels maoïstes. Il se clôt sur la reprise d'un article important de Jean Baudouin, datant de 1997, où il précise sa conception du politique.

    Avec le soutien de l'IDPSP, EA 4640, université Rennes 1 et de l'université d'Angers.

  • Les moments furent nombreux où le concept de totalitarisme fut en passe d'être effacé de la critique publique et du lexique des sciences sociales. Comment expliquer alors sa capacité de résistance au-delà des circonstances qui l'auraient fait prospérer ? Cet ouvrage en rend compte tant en ce qui concerne ses usages, son contenu, ses limites et les enjeux qu'il suscite toujours.

    Avec le soutien de l'Institut du droit public et de la science politique de l'université Rennes 1.

  • Depuis 1979, la visibilité internationale de l'islam a conduit à incorporer cet acteur jusqu'ici négligé à un imaginaire politique occidental structuré de longue date. Soit pour l'assimiler à des forces honnies, vaincues et condamnées par l'Histoire, soit afin de délégitimer des adversaires recherchant des accommodements toxiques avec une religion politique conquérante. Les textes réunis dans cet ouvrage sont issus d'un colloque organisé à Grenoble en 2011 par le Centre de recherches et d'histoire de l'Italie et des pays alpins (Grenoble-II) et l'Institut d'études politiques de Grenoble. Il entendait apporter quelque profondeur de champ dans un débat trop souvent marqué par le déni ou, pour reprendre un terme démonétisé, l'amalgame. Ces textes écrits il y a une décennie n'ont pas été retouchés.

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