Cahiers Du Cinema

  • Découvrez Clint Eastwood, le livre de Bernard Benoliel. Clint Eastwood (États-Unis, 1930) est l'une des figures majeures du cinéma américain contemporain. Son cheminement vers les sommets a pris la forme d'un périple atypique dans les méandres du système : après avoir joué des rôles emblématiques du western spaghetti chez Sergio Leone dans les années 1960, il retourne à Hollywood où sa métamorphose en flic ultraviolent dans la série des Inspecteur Harry suscite une vive controverse. Les années 1970 le voient passer derrière la caméra et, à l'instar des grands réalisateurs de l'âge d'or américain, signer des chefs-d'oeuvre dans des genres aussi variés que le western (Impitoyable, 1992), le film noir (Mystic River, 2003), la fresque guerrière (Mémoires de nos pères, 2006 ; Lettres d'Iwo Jima, 2006), le mélodrame (Sur la route de Madison, 1995), le film sportif (Million Dollar Baby, 2004 ; Invictus, 2009) ou le biopic (Bird, 1988 ; J Edgar, 2011).

  • De tous les grands westerns des années 50 d'Anthony Mann, L'Homme de la plaine (The Man from Laramie, 1955, 1h54) est le dernier de la série dans lequel James Stewart incarne le héros. C'est celui qui accorde le plus d'importance au paysage, à l'espace, sans doute grâce à un usage superbement maîtrisé par le réalisateur du format Cinémascope couleurs. Cette histoire de vengeance, violente, est filmée par une caméra contemplative, paradoxe qui fait d'autant mieux ressentir l'intensité et la bassesse des passions humaines en opposition avec la sérénité et la grandeur de la
    nature. Avec Mann, les codes du western connaissent une évolution tout en finesse, mais le genre conserve toute sa grandeur.
    Anthony Mann, même s'il a réalisé bien d'autres films, reste avant tout un grand réalisateur de westerns classiques, un disciple de John Ford.

    Sur commande
empty