Bernard Banoun

  • Opera selon richard strauss

    Bernard Banoun

    • Fayard
    • 20 September 2000

    Si richard strauss a pris place parmi les compositeurs majeurs du répertoire des scènes d'opéra du monde entier, il le doit tout autant à sa maîtrise de compositeur qu'à son instinct dramatique.

    De guntram (1894), son premier essai lyrique empreint de wagnérisme, à ce testament en forme de conversation musicale que constitue capriccio (1942), quinze opéras jalonnent ainsi, sur quelque cinquante années, un parcours d'une étonnante variété, témoignant à la fois d'une extrême fécondité créatrice et d'une grande capacité de renouvellement.

    C'est à une vision synthétique de l'opéra selon richard strauss que ce livre nous convie, autour de plusieurs axes d'approche conjugant problématiques musicales et théâtrales.quelles relations strauss a-t-il entretenues avec ces prestigieux librettistes que furent pour lui hofmannsthal et stefan zweig, et quel rôle exact joua-t il dans l'élaboration de ses livrets ? sur quoi repose leur si remarquable efficacité dramatiqueoe comment traita-t-il cette épineuse question des rapports entre musique et verbe qui ne cessa de le tarauder tout au long de sa carrière au point qu'il en fit, au soir de sa vie, le sujet de son dernier opéra, capricciooe de quelle manière les modèles classiques et l'ombre portée de wagner ont-ils marqué sa production lyrique et comment celle-ci se situe-t-elle par rapport au climat de modernité qui l'a environnéeoe peut-on parler de personnages straussiens et qu'en est-il de leur comportement humain et socialoe telles sont quelques unes des nombreuses questions auxquelles cet ouvrage tente de répondre en s'appuyant sur l'ensemble des opéras.

    Combinant analyses sur des questions générales et études approfondies de plusieurs oeuvres représentatives, cette ouverture sur l'atelier de création du compositeur est enrichie de textes de strauss et de ses collaborateurs, offrant ainsi en prime les fruits d'une réflexion jaillie directement de l'expérience et de la pratique.

    Bernard banoun enseigne les littératures allemande et autrichienne à l'université paris iv-sorbonne. traducteur littéraire, il a présenté et traduit la correspondance de richard strauss avec hugo von hofmannsthal et réalisé l'édition française de celle avec stefan zweig.

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  • A la différence des enquêtes sur les rapports entre musique et littérature, la recherche sur le livret d'opéra est relativement récente.
    Trois facteurs ont contribué de manière décisive à l'affirmation de cet état de fait : tout d'abord l'intérêt porté à l'" objet matériel " qu'est le livret dont l'existence indépendante de la partition est attestée depuis les origines et subit des variations historiques aisément repérables, liées aux conditions techniques de production ; en second lieu, l'application de la catégorie de " texte " à des productions écrites ne se confondant pas avec les genres reconnus du champ littéraire et dont l'investigation devient par là même légitime ; enfin, la perspective sémiologique, qui conçoit le texte dramatique comme " en attente de représentation ", permet de traiter le livret, justiciable des mêmes critères d'analyse, comme étant de surcroît " en attente de musique ".
    Les études germaniques ont reconnu tardivement l'importance du domaine ainsi défini. Le séminaire dirigé en Sorbonne depuis le début des années 1990 par Jean-Marie Valentin, d'abord centré sur les questions de " genèse croisée " de la tragédie et de l'opéra, s'est rapidement élargi aux problèmes évoqués et abordés au cours du colloque qui s'est tenu à l'École normale supérieure (Ulm), en Sorbonne et à l'Institut universitaire de France en mars 2004.
    La confrontation avec des textes des XVIIIe-XXe siècles met les résultats obtenus par ces premiers travaux à l'épreuve de contextes marqués par l'apparition, avec Lorenzo Da Ponte, du librettiste au sens moderne du terme et examine les tensions entre livret traditionnel et " opéra littéraire ", les relations conflictuelles qui opposent, en dépit (en raison) de leur gémellité, théâtre et opéra, les rivalités entre auteur et compositeur en Allemagne et en Autriche.

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  • 1936 est restée dans les mémoires. En France, c'est l'année de la victoire du Front populaire. Dans le monde, particulièrement en Espagne, en Allemagne, en Italie et en Union Soviétique, la violence s'exacerbe. Année de fortes tensions politiques et idéologiques, 1936 a aussi vu naître des mouvements de solidarité internationale, et des espoirs finalement déçus : c'est « le tournant des rêves » (H. Béhar). Quelle fut dès lors l'incidence du politique sur des stratégies, individuelles autant que collectives, inscrites dans des évolutions plus longues, sur la production culturelle et, plus spécifiquement, sur la traduction d'?uvres étrangères ? En choisissant l'espace d'une seule année, les auteurs de ce livre ont voulu souligner l'intérêt qu'il y a à croiser des temporalités différentes et à observer l'articulation entre le temps long et des phénomènes plus circonscrits. Cet ouvrage aborde plusieurs aires linguistiques (y compris des aires extra-européennes). Par une suite d'analyses allant de la littérature aux sciences humaines, il expose aussi genres et formes textuelles, stratégies éditoriales et démarches traductives permettant de discerner des tendances et de mettre au jour des écarts entre les champs politique et traductif.

  • Dans l'histoire de la musique européenne, Leos Janacek (1854-1928) fait figure de phénomène singulier en raison non seulement de la nature de son oeuvre, mais aussi de son parcours créateur atypique. Il fallut attendre les fameux triomphes de la première représentation de Jenufa (en 1916 à Prague, en 1918 à Vienne) pour que le compositeur, alors âgé de plus de 60 ans, devienne célèbre, ce qui provoqua du même coup un changement radical dans la manière dont ses contemporains le perçurent.

  • "Couronnée en 1991 du prestigieux prix Ingeborg-Bachmann, Emine Sevgi Özdamar compte parmi les écrivaines les plus remarquées et discutées de la littérature contemporaine. Née en Turquie, arrivée à Berlin à l'âge de 18 ans, elle est considérée comme la figure emblématique de ce qu'on désigne souvent par le terme de littérature germano-turque. En se concentrant plus particulièrement sur son premier recueil de proses Mutterzunge (1990) et le roman Die Brücke vom Goldenen Horn (1998), deuxième volet de sa trilogie autofictionnelle Sonne auf halbem Weg, les études réunies dans ce volume entendent contribuer à mieux faire connaître et reconnaître, notamment en France, cette autrice désormais consacrée. - - "

  • L'euvre poétique de Sarah Kirsch : subjectivité, nature, politique Nouv.

    L'?oeuvre de Sarah Kirsch (1935-2013), considérée comme l'une des voix poétiques majeures de langue allemande de la seconde moitié du XXe siècle, s'étend sur plus de quatre décennies. Lauréate de nombreux prix prestigieux (Peter-Huchel-Preis 1993, Georg-Büchner-Preis 1996), Sarah Kirsch reste méconnue en France. Les études réunies dans ce volume replacent son ?uvre poétique dans un contexte politique complexe, interrogent la production en RDA, puis, à partir de 1977, celle de RFA.

  • Dans le cadre des rapports transversaux entre les sphères linguistiques germanophone et francophone en Europe, les conditions et les pratiques de la traduction, envisagées dans une perspective diachronique, sont enrichies, dans la lignée du spatial turn des études culturelles, par le facteur espace, afin de montrer ou d'interroger la coïncidence entre la circulation des personnes et des textes.
    Dans quels cas, dans quelles périodes historiques en particulier le déplacement des hommes favorise-t-il la prise en compte de l'étranger ? Quel est le lien avec la traduction ? Quelles sont les différences dans la position sociale et institutionnelle du traducteur d'une ère culturelle à l'autre ? Y a-t-il des lieux spécifiques de la traduction ? Traduction et histoire mettent-ils en jeu des transferts binaires, triangulaires ? La réflexion s'inscrit globalement dans un temps long, allant du Moyen Age à nos jours, la période du XVIIIe au XXe siècle étant cependant privilégiée, et certains moments clés comme la Révolution française, l'entre-deux-guerres (pour les exilés allemands) et la période de l'Occupation, étant cruciaux.

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