Benjamin Gross

  • Shabbat

    Benjamin Gross

    • Eclat
    • 5 March 2020

    L'institution du Shabbat est la plus importante contribution du judaïsme à l'humanité, tout en étant le fondement de la vocation spécifique d'Israël. Résistance à l'oubli de l'origine, appel à la maîtrise du temps pour assurer la liberté de l'homme, évocation d'un jour futur « qui sera tout entier Shabbat et repos pour une vie du monde qui vient », il introduit dans l'existence une dimension essentielle, dont le monde contemporain, livré à la démesure, doit absolument prendre conscience. À un projet prioritairement économique, obsédé par la satisfaction du besoin et le culte de la croissance, il oppose une vision d'avenir liée non à un manque, mais à une plénitude. Il rappelle l'indispensable valeur de la limite et du lien entre les générations.

  • L'injonction biblique «Tu choisiras la vie» est à l'origine de ce livre de réflexion et d'études, à la fois sur la place du judaïsme dans le monde contemporain, mais aussi sur des propositions que le premier est en mesure de faire par rapport à la crise profonde du second. Et le parcours de ce livre suit celui de la vie même de son auteur, Benjamin Gross, consacrée à « lire, traduire, étudier » pour mieux « comprendre, penser et créer », et qui n'a jamais cessé pour cela de regarder le monde en face, d'affronter son « actualité», tout porté qu'il était par cette force vive du judaïsme qu'est l'amour au sein du couple, dont la conclusion du livre donne un extraordinaire témoignage à la première personne.

  • L'article « L'évolution des "idées" dans l'humanité et en Israël », que Benjamin Gross traduit et commente ici, a été rédigé par le Rav Kook à la veille de la première guerre mondiale.
    À un moment où le sentiment national tendait à se réveiller dans une partie de la diaspora juive, il désirait s'interroger sur les principes qui se trouvaient être au fondement des sociétés humaines. Qu'est-ce qui unit différents groupes humains de manière à former une société ? Qu'est-ce qui confère une identité particulière à telle société, qui la distingue d'une autre ?
    D'une façon plus particulière, quels sont ou peuvent être les fondements de la société juive, formée d'immigrants venus séparément et à des moments différents, d'horizons très divers, en train de se recomposer en Palestine ?
    À l'heure où le sionisme est de plus en plus diabolisé, et plus globalement, alors que la conjonction du théologique et du politique semble ne pouvoir engendrer que des monstres, ce retour salutaire à la pensée méconnue du Rav Kook nous montre comment il est possible de penser une autre harmonie, non totalitaire, du politique et du religieux, qui ouvre sur une histoire bien différente.

    Sur commande
  • Aucun ouvrage du Rav Kook (1865-1935) n'avait encore été traduit en français.
    Benjamin Gross, professeur de philosophie et doyen honoraire de la faculté des lettres et de sciences humaines de l'université Bar-Ilan (Israël), auteur notamment du Messianisme juif dans la pensée du Maharal de Prague, comble cette lacune avec cette traduction d'Orot haTeshuva - une traduction fidèle à la littéralité du texte original, augmentée de notes et de commentaires qui apportent des éclaircissements indispensables.
    Il permet ainsi de porter à la connaissance d'un large public l'une des pensées les plus originales du judaïsme contemporain. Dans ce livre, en effet, le Rav Kook expose sa conception de l'idée de repentance : la Teshuva. Il reprend les thèmes principaux (psychologiques, moraux et religieux) de ce concept et le replace dans le contexte d'une philosophie de l'histoire. Se référant à la mystique juive mais aussi aux théories des philosophies modernes, Les Lumières du retour abordent, outre le problème central du repentir, du péché et du mal, les questions du lien entre matière et esprit, liberté et nécessité, évolution et histoire, mort et rédemption universelle.
    Ainsi, étudiée dans la perspective des changements historiques de notre siècle, la Teshuva y apparaît comme une donnée primordiale, porteuse d'une grande espérance pour Israël et pour l'humanité entière.

  • Face à la crise et au vide des sociétés occidentales, Benjamin Gross nous invite à penser la situation de l'homme, et plus particulièrement celle de l'homme juif, dans le monde actuel, en proposant de sortir de l'absurde dilemme : modernisne ou fondamentalisme, nécessité ou liberté. En s'arrachant à l'immanence d'un monde inachevé, pour éviter les méfaits de la démesure, il importe de redécouvrir le fonds transcendant, irréductible où s'enracine le genre humain. Par un mouvement de liberté responsable, l'homme peut orienter la puissance dont il se trouve investi, vers un perfectionnement continu. D'une méditation sur l'humanisme, qui souligne l'étonnante modernité de l'oeuvre du Maharal de Prague, à une réflexion sur la signification du monothéisme comme fondement de l'idée d'humanité, ce recueil d'articles s'interroge également sur l'éducation, conçue comme l'enseignement d'une sagesse, théorique et pratique, singulière et universelle, qu'il s'agit de transmettre et d'enrichir. Enfin, avec l'espérance suscitée par la renaissance de l'Etat d'Israël et face aux rapports ambigus du judaïsme et de l'Europe, c'est aussi à l'insertion concrète dans l'Histoire que nous convie cet ouvrage indispensable pour comprendre les enjeux des débats contemporains.

    Sur commande
  • Si L'Âme de la vie (Nefesh haHaïm), l'oeuvre principale de Haïm de Volozhyn, s'adressait à des lecteurs déjà avertis et bien au fait des subtilités du Talmud, Le Sou. e de vie (Ruah haHaïm), publié après la mort de l'auteur, à partir de ses notes de cours, a une dimension pédagogique di´ érente, en ce qu'il s'adresse à un public plus large et non spécialiste, en vue de di´ user les enseignements éthiques des Pères de la Mishna. Se présentant comme un commentaire des Chapitres des pères (Pirkei Avot), l'un des livres de sagesse les plus di´ usés dans le monde juif, Le Sou. e de vie s'attache à l'importance de l'étude et des questions éducatives dans la pensée juive, sur laquelle insiste le commentaire contemporain de Benjamin Gross, qui vient s'ajouter à celui de Haïm de Volozhyn.

empty