Benedicte Flye Sainte Marie

  • Où est passé notre temps de cerveau disponible ? Telles des mantes religieuses, Facebook, Twitter, Instagram et autres ont lentement rongé nos capacités d'attention jusqu'à les monopoliser. Nous passons 608 heures par an sur les réseaux sociaux, soit un peu plus d'une heure et demie par jour !

    Pour reprendre les propos de Sean Parker, l'ex-président de Facebook, les réseaux sociaux exploitent « une vulnérabilité de la psychologie humaine ». Non seulement nous leur sacrifions une bonne partie de nos journées, quitte à négliger certaines de nos autres activités, mais nous les laissons infléchir en profondeur les comportements que nous adoptons dans la vie réelle. Combien d'entre nous par exemple ne peuvent s'empêcher, lors d'un dîner au restaurant, d'immortaliser le moment sur Instagram ? Du deuil d'un proche à la venue au monde d'un bébé, aucun instant ne saurait désormais échapper au prisme des réseaux sociaux. Le cogito ergo sum n'est plus en phase avec l'époque : pour être, il ne s'agit plus de penser mais d'exister sur les réseaux sociaux, quel qu'en soit le prix.

    Une enquête féroce et caustique qui dépeint avec acuité les sept péchés capitaux des réseaux sociaux : hypernarcissisme, paresse, impudeur, haine, associabilité, infobésité et dépendance.

  • La perspective de l'ouverture prochaine de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes seules réveille nos consciences, qu'elle enthousiasme, fédère et mobilise ou irrite, inquiète et révolte... sans que nous sachions d'ailleurs toujours ce que recouvrent précisément les techniques de procréation médicalement assistées, ni la teneur des changements que pourrait instaurer le fameux texte !
    Qu'est-ce exactement que la PMA ? À qui s'adressait-elle jusqu'à aujourd'hui et qu'est-ce qui va changer ? Qu'est-ce qui est en vigueur dans ce domaine dans les autres pays, notamment chez nos voisins européens ? Quelle place pour le père et plus généralement pour les figures masculines dans ces projets parentaux dans lesquels ils ne sont plus partie prenante ?Comment encadrer la démarche afin d'éviter de tomber dans une forme d'eugénisme ? Comment l'État va-t-il financer cette réforme en termes de santé publique et où trouvera-t-on les gamètes nécessaires ? Comment gérer la « rupture d'égalité » qu'elle institue entre les couples de femmes qui vont avoir accès à la PMA et les couples d'hommes, qui n'y gagnent rien ? Jusqu'où doit-on aller dans le droit à l'enfant : faut-il lui poser des limites strictes, au-delà desquelles ce droit à l'enfant parasite les droits de l'enfant ?

  • Encore plus taboue que la discrimination sur les origines ou le « plafond de verre » qui concerne les femmes, la ségrégation sur l'apparence est une réalité, notamment dans le monde du travail.
    Aux médias traditionnels que sont la télévision, la presse écrite et la publicité s'ajoutent aujourd'hui les réseaux sociaux, tout-puissants vecteurs de standardisation anatomique. Désormais, l'image nous gouverne à 360°. Si l'attractivité décuple le champ des possibles en matière de séduction et de relations amoureuses, cette obligation du paraître s'est aussi immiscée dans tous les interstices de notre vie la plus quotidienne, où il est ainsi préférable de souscrire à certains stéréotypes morphologiques pour s'assurer un parcours scolaire puis professionnel satisfaisant.
    Est-ce pour autant une fatalité à laquelle on doit se résoudre ? Faut-il accepter cette primauté du joli paraître, au même titre que l'on a longtemps consenti à la loi du plus fort ? Quelles mesures face à cette ségrégation du beau ? Comment lutter contre la discrimination sur le physique ?
    Une enquête historique et sociologique sur une vérité symptomatique d'un monde qui a élevé l'esthétique au rang d'idéal à atteindre à tout prix.

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