Armand Strubel

  • " le haut livre du graal " (ou perlesvaus, perceval) est un roman étrange et tourmenté, où la cruauté se mêle à l'élan de la foi.
    Des combats d'une indicible violence, avec lance enflammée et écu à la tête de dragon crachant du feu. des châtiments atroces : un seigneur est noyé dans le sang. des demoiselles qui transportent des têtes coupées, aménagent une fenêtre à guillotine destinée aux hommes qui les ont dédaignées, règnent sur une cour de chevaliers mutilés. le tout dans une atmosphère fantastique : un écuyer meurt d'une blessure reçue en rêve.
    Mais dans cet univers sanglant, dieu est partout. l'enjeu ultime est l'évangélisation de la bretagne. les ermites dévoilent le sens des aventures et l'arrière-plan théologique recèle celui de l'oeuvre entière. le roman suit jusqu'au bout le destin de perceval, après son premier échec chez le roi pêcheur, en y ajoutant les quêtes de gauvain, lancelot et même d'arthur. l'histoire ne finit pas avec la reconquête du graal.
    Le royaume de logres se débat dans les guerres et les meurtres, tandis que le héros poursuit sa mission de conversion et navigue vers d'autres cieux.

  • Refonte d'un ouvrage paru en 1984, avec une bibliographie à jour, cette synthèse présente les principales pistes de lecture de l'une des oeuvres les plus connues et lues au Moyen Âge. Dans le cadre d'un songe et d'une quête au sein du verger de Plaisir, le poème se présente en deux strates : la première, due à un «Guillaume de Lorris» inconnu, vers 1230, constitue le modèle de l'allégorie d'amour; la seconde, vers 1270, renouvelle l'«art d'aimer» par l'ironie et le savoir encyclopédique.

  • Cet ouvrage constitue un outil synthétique sur un thème précis : la notion de théâtre médiéval. Le mot de « théâtre » désigne ici des activités fort diverses, allant des offices de Noël dramatisés aux cavalcades et jeux carnavalesques ; le théâtre est une pratique sociale, une activité liée à l'église et au couvent, à l'espace urbain et à la vie de la Cour des princes. Il est indispensable, dès lors, de bien cerner le cadre spécifique de la production dramaturgique au Moyen Age ; tel est l'objet de la première partie, qui met en place les concepts fondamentaux, les bases théoriques et les éléments de contexte. La deuxième partie présente les découpages familiers, chronologiques et typologiques. La troisième partie, enfin, propose une série d'exercices : commentaires de textes, exposé et dissertation.

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  • Le Moyen Âge a cultivé, plus que toute autre période, la figure d'allégorie. Le nombre des travaux parus après les années 1960 sur l'écriture allégorique, après un temps d'indifférence ou de marginalisation, justifient une mise au point sur les outils critiques, les problèmes abordés, les questions en suspens, les arrières-pensées esthétiques ou idéologiques. Cet ouvrage propose un e synthèse de la recherche, privilégiant au-delà du bilan bibliographique, les points qui ont fait - et font encore - l'objet de débats : les relations entre la littérature et les instruments rhétoriques, les liens des textes avec la théologie et la "mentalité symbolique". Il s'attache ensuite à l'exploitation synchronique (typologie des formes) et diachronique du corpus, en insist ant sur les XIVe et XVe siècles, pour lesquels manquait une étude globale.

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  • Introduction, 3 PREMIÈRE PARTIE DES ORIGINES A 1250 Chapitre I - La naissance des premières oeuvres françaises, 5 I. La transmission de l'héritage carolingien, 5 - II. Les premiers textes, 7.

    Chapitre II - L'âge d'or de la féodalité, 10 I. Le problème des origines, 12 - II. Une technique littéraire, 14 - III. L'organisation cyclique, 19 - IV. Les thèmes et leur évolution, 21 - V. Une épopée politique, 23.

    Chapitre III - De la féodalité à la chevalerie, 25 I. Les troubadours et la société courtoise, 25 - II. Le lyrisme de langue d'oïl, 28 - III. Les débuts du roman, 30 - IV. L'apogée du roman courtois : Chrétien de Troyes, 37 - V. Le roman en prose du XIIIe siècle, 40 - VI. La persistance du roman en vers, 45.

    Chapitre IV - De l'univers moral au souci de l'actualité, 47 I. Les schémas traditionnels, 47 - II. Des genres moraux à la satire sociale, 58.

    DEUXIÈME PARTIE APRÈS 1250 Chapitre V - 1250-1330 : un âge de transitions, 69 I. 1250-1280 : l'époque de Saint Louis et de Rutebeuf, 69 - II. 1280-1330 : Philippe le Bel et la fin des Capétiens directs, 82.

    Chapitre VI - 1330-1430 : la guerre de Cent ans, 88 I. La conjoncture, 88 - II. Littérature engagée et littérature refuge, 90 - III. Les genres florissants, 98 - IV. La querelle du Roman de la Rose et le " premier humanisme français ", 101.

    Chapitre VII - Le XVe siècle (1430-1480), 104 I. L'histoire et la politique, 105 - II. Le lyrisme : entre les poésies personnelles et la virtuosité formelle, 109 - III. L'âge d'or du théâtre médiéval, 111 - IV. Le roman, 114 - V. La littérature morale, didactique et satirique, 114.

    Épilogue - 1480-1500 (?), 116 I. Le relèvement du pays, 116 - II. Le renouveau culturel, 117 - III. La dernière génération médiévale ou la première de la Renaissance ? , 118 - IV. Moyen Age et Renaissance, 119.

    Bibliographie, 120

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