Antoine Guggenheim

  • La réévaluation des textes et des rites religieux, incluse dans le programme des lumières, ne signifie pas leur extinction mais leur transvaluation ou leur renouvellement.

  • Le Commentaire de saint Thomas d'Aquin sur l'Épître aux Hébreux, qui n'a encore jamais été étudié de manière aussi ample, ouvre un nouvel accès à sa théologie de l'histoire.
    Il enrichit la réflexion contemporaine par l'unité constamment maintenue des catégories historique et ontologique, ou spirituelle. Il donne à réfléchir sur le lien qui unit la personne du Christ et son Acte sacerdotal au régime de salut qu'Il accomplit et à celui qu'Il inaugure et, en ce sens, il invite à scruter les relations de Jésus et d'Israël. Les commentaires d'oeuvres philosophiques ou théologiques, et d'abord de l'Écriture Sainte elle-même, ont constamment nourri la réflexion systématique de saint Thomas.
    L'argumentation théologique est, par excellence, comme il le dit lui-même, le fruit de l'étude des Livres saints. Étudier l'herméneutique philosophique et théologique qu'il met en oeuvre dans sa " lecture " de l'Épître aux Hébreux nous permet donc, d'une part, de mieux apprécier l'ensemble de sa théologie et, d'autre part, de réfléchir à la tâche de l'exégèse aujourd'hui.
    Christologie, théologie de l'ancienne et de la nouvelle Alliance, herméneutique constituent donc ensemble le thème de cette importante étude.

  • A partir des racines bibliques du continent, l'auteur dresse un panorama de l'identité collective européenne et essaie de définir ce qu'est l'Europe, en lien avec son héritage chrétien.

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  • Que signifie le concept de preuve de dieu ? s'il veut dire à la fois argument rationnel et épreuve de la réalité de dieu, on ne peut s'en passer.
    écarter les preuves de dieu ne crée entre les croyants et les incroyants aucun vrai dialogue. si la foi est une conviction subjective et irrationnelle, dieu n'est plus un sujet de rencontre ou de confrontation mais un objet de respect, ou de mépris. on ne sait plus comment partager l'autorité de son expérience intérieure. quand les croyants débattent avec les incroyants au sujet de questions de société qui les concernent tous, ils doivent pouvoir rendre compte de l'ultime fondement de leurs affirmations.
    Si les chrétiens renoncent à montrer le chemin rationnel de l'affirmation de dieu, qu'ils ont eux-mêmes découvert, pourquoi les incroyants seraient-ils attentifs à voix ? ces pages proposent une recherche fondamentale, historique, philosophique et théologique, sur la fonction des preuves de dieu, ou mieux, des voies vers dieu. on y réfléchit à la théologie comme intelligence de la foi et interprétation des écritures dans la pensée contemporaine.

  • Jésus n'a laissé aucun écrit, il se référait aux Ecritures juives. Il n'a institué ni religion, ni credo, ni clergé, ni rite, hormis un repas « en mémoire de lui », et une prière, le « notre Père ». Comment ses disciples ont-ils donc fait pour exprimer et mettre en pratique leur foi en lui ? Comment ont-ils prié, communiqué entre eux, interagi avec les peuples qu'ils côtoyaient ? Tout cela restait à inventer...
    Le tout premier christianisme était sans image, sans « Nouveau Testament », sans prêtres, sans pape... et pendant plus de deux siècles il y eut des communautés chrétiennes très diverses, voire divergentes, certaines proches du judaïsme, d'autres le rejetant absolument. Il faudra beaucoup de temps pour qu'émerge une Eglise unifiée autour d'un début d'orthodoxie. C'est alors, en 250, que les chrétiens subiront la première persécution générale dans un Empire en pleine crise.
    Ce temps des commencements encore trop peu connu, ce temps tumultueux de tous les possibles est ici reconstitué de façon accessible et vivante par 80 des meilleurs spécialistes des premiers siècles de notre ère.

  • Innombrables ont été les diverses formes d'antijudaïsme qui ont pu alimenter les fictions savantes véhiculées par les théologiens et les philosophes.

    L'Europe est dotée d'une histoire dynamique et plurielle, passant régulièrement de la commémoration à l'amnésie. Il n'est donc pas étrange de voir combien varient les récits de sa fondation décrivant les relations de parenté entre judaïsme et christianisme. On a pu ainsi, entre ignorance et exaltation ambiguë, attribuer au « peuple juif » des rôles et des fonctions répondant aux nécessités du moment.

    Dans ce numéro double du Genre humain,le choix a été fait de privilégier les réflexions sur l'antijudaïsme ou le philojudaïsme qui font partie de la théologie et de la philosophie européennes.

    Antijudaïsme, philosophie, théologie : les trois thèmes qui composent le titre de ce volume en cachent un quatrième, l'antisémitisme. Car, comme l'écrit Jean-Luc Nancy, le mot « antijudaïsme [...] semble destiné à limiter les dégâts en prétendant qu'il s'agit d'une opposition à la religion juive, et non au peuple. Le problème est qu'on ne sépare pas aussi facilement les deux, même lorsqu'il s'agit de Juifs sortis entièrement de la religion. [...] Quoi qu'il en soit, l'antisémitisme n'a été qu'un mot pour baptiser - si j'ose ironiser - ce qu'était depuis longtemps l'hostilité chrétienne envers les Juifs. »

  • L'université est un lieu conçu pour faciliter les rencontres entre les personnes, les générations et les savoirs. Dans un monde où la technique joue un grand rôle, y compris les techniques qui mettent en jeu les outils du travail à distance et de «?l'intelligence artificielle?», l'apprentissage des capacités relationnelles devient une priorité. Il facilite l'accueil des étudiants dans leurs futurs milieux de travail et les prépare à l'exercice de leur responsabilités managériales. Notre expérience est que rien ne remplace pour cela l'immersion au service de personnes fragilisées par la vie, pourvu qu'elle soit accompagnée de temps de réflexion sur les observations réalisées. L'université a la responsabilité sociale de nouer pour cela des liens avec des partenaires associatifs à la compétence reconnue. Elle contribue ainsi à recueillir et analyser l'innovation et la recherche sociale du monde associatif pour les diffuser dans la société entière.
    Préfaces d'Henri de Rohan-Chabot (Cofondateur et délégué général de la Fondation France-Répit) et Marc Renart (Président des Foyers Matter), parrains de la Chaire.
    Avec la participation de : Diane d'Audiffret et Antoine Guggenheim, cofondateurs de UP for Humanness, Emmanuel Gabellieri, vice-recteur chargé de la Recherche de 2016 à 2020 à l'UCLy, Annick Rivet, directrice du département de Formation Humaine de l'UCLy, Michel Raquet, enseignant-chercheur au département de Formation Humaine de l'UCLy, et Sylvie Allouche, maître de conférences en philosophie à l'UCLy.

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