Annette Wieviorka

  • Mes années chinoises

    Annette Wieviorka

    • Stock
    • 24 February 2021

    L'historienne Annette Wieviorka, spécialiste émérite de la Shoah, est, en 1970, une jeune militante maoïste. Dans l'enthousiasme de Mai 1968 et de la Révolution culturelle, les intellectuels français sont pris de passion pour la Chine communiste (dont Philippe Sollers, Julia Kristeva ou Roland Barthes, qui en rapportent des écrits fortement empreints d'idéologie).

    Avec son mari et son petit garçon, Annette Wieviorka s'installe pour deux ans à Canton comme professeure de français. Dans le « laboratoire de l'homme nouveau », ils s'attendent à apprendre du réveil des masses et du modèle démocratique chinois. À la place, ils découvrent la pauvreté des Chinois et le vert des rizières, la surveillance constante, la soif de camaraderie mêlée à l'isolement dans une société collective.

    Dans ce récit où se croisent la fraîcheur de notes prises sur le vif et le regard rétrospectif de l'historienne, les rencontres, les paysages et les questions se succèdent au son des chants révolutionnaires et de l'opéra chinois. Devant « l'impossibilité de saisir autre chose que la surface de la société chinoise », quel sens donner à ce qui est vécu ?

    De ces années chinoises se dégage une « passion douloureuse, passion louche, passion déchirante » pour un pays, une époque et des idéaux.

  • Le 11 avril 1961, a` Je´rusalem, s'ouvre le proce`s d'un ancien dignitaire nazi : Adolf Eichmann, responsable logistique de la « Solution finale », retrouve´ l'anne´e pre´ce´dente en Argentine et enleve´ par les services secrets israe´liens. Au-dela` d'un « Nuremberg du peuple juif », il s'agit pour Israe¨l de donner au monde une lec¸on d'histoire.

    E´tait-il le´gitime d'enlever Eichmann ? Devait-il e^tre juge´ par un tribunal israe´lien ? Ses droits fondamentaux furent-ils bafoue´s ? Quelles furent ses responsabilite´s re´elles dans le ge´nocide des Juifs ? Et sa vraie personnalite´ : haut fonctionnaire loyal, antise´mite fanatique, exe´cutant discipline´, ou simple rouage de la « banalite´ du mal », comme l'a sugge´re´ Hannah Arendt ?

    De l'arrestation d'Eichmann, en mai 1960, jusqu'a` son exe´cution dans la prison de Ramla, le 31 mars 1962, Annette Wieviorka retrace les phases essentielles d'un e´ve´nement qui fit entrer la Shoah dans l'Histoire. Elle examine aussi les pole´miques qui s'ensuivirent quant a` l'appre´ciation des degre´s de responsabilite´ dans la ne´buleuse administrative nazie.

  • Peut-on " expliquer " à un enfant ce qui demeure, en partie, énigmatique ? comment faire comprendre à une jeune fille d'aujourd'hui que les nazis dépensèrent tant d'énergie pour aller chercher aux quatre coins de l'europe et exterminer des millions d'hommes, de femmes et d'enfants, simplement parce qu'ils étaient juifs ?
    Sur cette immense question de la shoah, sur l'énigme du mal absolu, une historienne reconnue répond aux questions, très directes, de sa propre fille.

  • Correspondants de guerre, deux hommes sont parmi les premiers à entrer dans les camps de concentration nazis. Le premier s'appelle Meyer Levin. Il est américain, écrivain et journaliste. Le second est un Français : Éric Schwab est photographe de l'AFP. Tous deux circulent à bord d'une jeep aux côtés de l'armée américaine. Tous deux sont juifs. Tous deux sont animés par une quête obsédante : le premier recherche ce qui reste du monde juif, le second recherche sa mère déportée.

    À leurs côtés, nous vivons les premiers moments de cet événement immense dont l'onde de choc n'a cessé d'ébranler la conscience mondiale.

    Avec la reproduction des photographies d'Éric Schwab.

  • Une vision synthétique et éclairée sur le plus célèbre des procès jugeant les crimes nazis et ses répercutions sur la justice internationale.

    Allemagne, octobre 1945. Les puissances victorieuses de la Seconde Guerre mondiale s'apprêtent à juger les crimes commis par les nazis. Durant un an défileront devant une cour internationale des responsables de l'Allemagne hitlérienne, sous les yeux attentifs de la presse du monde entier. S'appuyant sur de nombreux documents et témoignages consignés au moment du procès, Annette Wieviorka présente une vision d'ensemble de cet événement majeur du xx e siècle, depuis sa genèse - problématique - jusqu'aux répercussions considérables qu'il eut sur la conception d'une justice internationale.

  • Ils s'appelaient Victor Zigelman et Henri Krasucki, Sophie Szwarc et Yanina Sochaczewska, Jacquot Szmulewicz et Étienne Raczymow, Paulette Shlivka et Esther Rozencwajg. Le plus jeune, en 1940, avait quatorze ans, le plus âgé moins de trente. Eux ou leurs parents, nés en Pologne ou en Roumanie, étaient venus en France chercher du pain et la liberté, la sécurité aussi croyaient-ils, car tous étaient juifs. Tous également étaient ou devinrent communistes, et résistants organisés au sein de la main-d'oeuvre immigrée (MOI). L'histoire de ces quelques centaines de jeunes gens, enfants de Belleville ou de la rue des Immeubles industriels à Paris, est restée largement méconnue. Pourtant, son importance est déterminante pour la communauté juive elle-même, mais aussi pour l'histoire de la Résistance et de celle, si discutée, du PCF pendant l'Occupation. L'oubli qui les a frappés est d'autant plus surprenant qu'ils payèrent leur action d'un prix démesuré. Seule une minorité en réchappa.
    De quel poids pesa leur identité juive, qui faisait planer sur eux une menace permanente, par rapport à leur engagement communiste, qui subordonnait tout à la défense de l'Union soviétique ? Ce dilemme fut dramatique pour beaucoup d'entre eux, notamment pour la sulfureuse Lucienne Goldfarb, dite « la Rouquine », dont un destin extraordinaire fit après la guerre une tenancière de maison close amoureuse de l'opéra. Ce portrait de groupe saisissant éclaire une page trouble, héroïque et polémique des années noires, qui continuent de hanter la mémoire collective.

    Directrice émérite de recherche au CNRS, Annette Wieviorka fut membre de la Mission sur la spoliation des biens des juifs de France, et préside la commission Histoire de l'antisémitisme et de la Shoah de la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Spécialiste mondialement reconnue de l'histoire du génocide des juifs et du communisme français, elle a publié Le Procès Eichmann (1989), Déportation et génocide. Entre la mémoire et l'oubli (1992), L'Ère du témoin (1998), Auschwitz expliqué à ma fille (1999), Maurice et Jeannette. Biographie du couple Thorez (2010) et, chez Perrin, À l'intérieur du camp de Drancy, avec Michel Laffitte (2012).

  • L'ère du temoin

    Annette Wieviorka

    • Pluriel
    • 13 February 2013

    Spécialiste de l'histoire du génocide et de la construction de la mémoire, Annette Wieviorka développe dans ce livre les relations entre le témoignage et l'histoire, distinguant trois phases dans l'histoire du témoignage. Durant les premières années d'après-guerre, les témoins veulent rappeler ce qui s'est passé, mais ne sont guère entendus. À partir du procès Eichmann, les témoignages sont au contraire sollicités, dans une perspective judiciaire. Enfin, à l'ère du témoin, le témoignage relève d'un véritable impératif social et non plus d'une nécessité intérieure.
    Analysant avec beaucoup de finesse ces variations dans le statut du témoignage sur le destin des juifs d'Europe, l'auteur met en lumière un débat dont la portée est plus générale, car il concerne la possibilité même d'écrire l'histoire. Annette Wieviorka plaide néanmoins pour une écriture de l'histoire lucide, afin que coexistent témoignages et oeuvres historiques.

    Annette Wieviorka est directrice de recherche au CNRS. Elle est notamment l'auteur de Maurice et Jeannette. Biographie du couple Thorez (Fayard, 2010), de À l'intérieur du camp de Drancy, avec Michel Laffitte, (Perrin, 2012) et, dans la collection « Pluriel » de Déportation et génocide, entre la mémoire et l'oubli et de Auschwitz, la mémoire d'un lieu.

  • Durant l'occupation et surtout à partir de 1942, environ 140 000 personnes furent déportées de France vers les camps nazis, dont 75 000 juifs. Seuls 2 500 d'entre eux figurent au nombre des 40 000 survivants.
    Ces terribles statistiques montrent à quel point la déportation et le génocide sont à la fois liés et distincts. Pourtant, recouverts par le nom emblématique d'Auschwitz, camps de concentration et centres d'extermination ont souvent été confondus par la mémoire collective, sans que soit nettement reconnue la spécificité du sort des juifs.
    C'est à reconstituer ce travail de la mémoire, tissé d'oublis, de stéréotypes et d'amalgames que s'attache, dans une démarche pionnière, Annette Wieviorka, utilisant des archives largement inexplorées, ainsi que la masse de témoignages livrés à leur retour par les rescapés.

    Annette Wieviorka est directrice de recherche au CNRS. Elle est notamment l'auteur de Maurice et Jeannette. Biographie du couple Thorez (Fayard, 2010), de À l'intérieur du camp de Drancy, avec Michel Laffitte, (Perrin, 2012) et, dans la collection « Pluriel » de L'Ère du témoin et de Auschwitz, la mémoire d'un lieu.

  • Auschwitz

    Annette Wieviorka

    • Pluriel
    • 7 August 2012

    Auschwitz, qui résume en un lieu et en un nom la criminalité du régime nazi, est aujourd'hui illisible: il est devenu un écran où individus et collectivités projettent leurs cauchemars ou leurs rêves. Visites de représentants de l'Eglise, d'hommes d'Etat, d'individus sur les traces d'un proche : il semble que tous ces pèlerinages, ces discours, ces commémorations ont blasé nos contemporains et brouillé la réalité du camp d'Auschwitz-Birkenau, déconnecté de son histoire pour devenir un concept, un symbole ou le tremplin d'une conscience européenne. Rendre Auschwitz à l'Histoire c'est le rendre à sa réalité, reconstituer ce qu'il fut, ce que fut son évolution, mais aussi, par là même, comprendre les enjeux des polémiques qui naissent autour de sa mémoire. C'est encore donner un sens au camp-musée qu'il est devenu en interrogeant et en restituant précisément l'histoire des vestiges autour duquel il a été conçu : la construction de l'énorme complexe de destruction de Birkenau où un million de Juifs furent assassinés, puis la découverte du camp par les soldats de l'armée Rouge. Ce livre d'Annette Wieviorka est le premier ouvrage français retraçant l'histoire des camps d'Auschwitz.

  • La vie et la mort quotidiennes dans un camp dont le nom, aujourd'hui encore, suscite l'effroi.

    Entre 1941 et 1944, près de 80 000 Juifs transitèrent à Drancy, un camp commandé par les Allemands, gardé et administré par des Français. Des sources souvent inédites permettent pour la première fois de reconstituer l'existence des internés, avec son organisation, ses solidarités, ses violences et sa misère, sous la menace permanente et insupportable de la déportation.
    " Cette enquête, aussi minutieuse qu'implacable, est indispensable pour comprendre, encore et toujours, ce que furent les régimes de haine. " Télérama

  • En 1934, Maurice Thorez, secrétaire général du PCF, dit à Jeannette Vermeersch, jeune militante : « Je vais chez toi. Pour toujours. » Leur intense vie commune ne prendra fin qu'avec la mort de Maurice, en 1964. Annette Wieviorka, grâce à des archives souvent inédites, retrace le destin exceptionnel de deux enfants du Nord, aux prises avec les grands drames du XXe siècle. Elle raconte leurs parcours immergés dans l'idéologie où s'entremêle vie familiale et militante dans un enfermement partisan, que ce soit en France ou au pays des Soviets. Elle éclaire des épisodes controversés, comme la désertion de 1939. Elle montre aussi leur ouverture à l'art, ainsi que leurs positions réactionnaires en matière de moeurs. Un livre puissamment original sur un couple en politique comme l'histoire en compte peu.

  • Auschwitz, qui résume en un lieu et en un nom la criminalité du régime nazi, est aujourd'hui illisible : il est devenu une sorte d'écran où individus et collectivités projettent leurs cauchemars ou leurs espoirs de paix ; le lieu des commémorations officielles, des pèlerinages.
    Or ceux-ci ont fini par lasser nos contemporains et brouiller la réalité du camp, déconnecté de son histoire pour devenir un simple concept, un symbole. C'est pour rendre le camp d'Auschwitz-Birkenau à sa réalité qu'Annette Wieviorka le rend ici à l'Histoire. En reconstituant pas à pas les circonstances de sa construction, de ses agrandissements colossaux en fonction des populations qu'il a accueillies, de son choix pour la mise en oeuvre de la Solution finale dans l'Europe occupée, elle éclaire sa spécificité et s'attarde sur des éléments fondamentaux de l'entreprise de destruction des juifs.
    Mais cette étude précise et passionnante n'est pas strictement historique : elle permet aussi de comprendre les enjeux des polémiques qui naissent autour de la mémoire d'Auschwitz et donne sens au camp-musée qu'il est devenu, afin que celui-ci ne reste pas un lieu muet.

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  • Les procès de Tokyo et de Nuremberg constituent des événements majeurs de l'histoire du XXe siècle.
    Pour la première fois - et jusqu'à aujourd'hui la dernière - les plus hauts responsables de deux Etats furent traduits devant les cours de justice internationales et jugés. Cet ouvrage est le fruit du premier colloque international tenu en France, au Mémorial de Caen, sur les procès de Nuremberg et de Tokyo. II inscrit d'abord ces procès dans la longue réflexion sur le droit de la guerre et le droit international humanitaire, nourrie notamment par la Grande Guerre.
    Il se penche ensuite sur le déroulement même des procès, et en analyse les ambivalences dues principalement à la situation internationale au moment où ils ont lieu. Enfin, il propose une réflexion plus que jamais actuelle sur le droit de Nuremberg après Nuremberg. Ont contribué à cet ouvrage les meilleurs spécialistes français, anglais, suisses, japonais, allemands et russes.

  • Passant souviens-toi !

    Annette Wieviorka

    • Plon
    • 30 March 1995
    Sur commande
  • " Par son CGQJ, par les directions régionales et les directions locales de cet organisme, par les fonctionnaires nombreux et grassement payés qui constituaient ces dernières, par la multitude d'agents louches, de policiers suspects, de mouchards stipendiés et de délateurs bénévoles qui leur étaient attachés, le gouvernement de Vichy avait enserré le pays dans un réseau extrêmement étroit, des mailles duquel aucun Juif possesseur d'un bien quelconque ne pouvait échapper Le gouvernement de Vichy avait organisé le vol.
    Celui de la IVe République devait organiser la restitution [...]. Pour moi, la restitution des biens spoliés aux israélites est une oeuvre à la fois de justice et d'humanité dont la signification morale et politique dépasse de beaucoup les valeurs matérielles en cause. Elle doit être, aux yeux de la France et du monde, une des grandes manifestations tangibles du rétablissement du droit et de la légalité républicaine.
    " Cette déclaration d'Emile Terroine en décembre 1944, la Mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France aurait pu la reprendre mot par mot, car elle a adopté d'emblée ses finalités. Dans son Rapport général, en se penchant sur cette question, elle s'est attachée à analyser l'impact des spoliations et des pillages multiformes sur le destin de celles et ceux que l'État français et l'occupant allemand avaient désignés comme juifs et qui étaient voués par les nazis à l'extermination.

  • C'est par l'argent laissé au camp de Drancy par les déportés internés et consigné à la Caisse des dépôts et consignations qu'est apparue publiquement, en juillet 1995, l'idée que des biens spoliés aux Juifs auraient pu ne pas être restitués.
    Les camps du Loiret, Pithiviers et Beaune-la-Rolande furent les premiers camps destinés spécifiquement à l'internement des Juifs. 3 747 personnes y ont été internés de mai 1941 à juin 1942, date à laquelle ils ont été, dans leur quasi-totalité, envoyés à Auschwitz. Le camp de Drancy, camp d'internement et de transit vers la déportation et la mort, a reçu quelque 80 000 personnes définies comme juives par les Allemands et l'État français entre le 20 août 1941 et le 17 août 1944.
    Dès leur arrivée dans ces camps, les internés étaient dépouillés de leurs biens, argent et bijoux. Pour les internés de Drancy, une partie de ces sommes déposées avant juin 1943 a été scrupuleusement consignée dans des registres par Maurice Kiffer, agent de la Préfecture de police et liquidateur des comptes du camp, et versées à la Caisse des dépôts et consignations ; des bijoux seront entreposés dans un coffre loué à cet effet à la Banque de France.
    Par contre, la comptabilité des avoirs laissés par les internés des camps du Loiret semble avoir été moins rigoureuse. D'une manière générale, les internés ont systématiquement été volés ou soumis à un marché noir intense. Mais surtout le travail effectué sur la destination de ces biens a permis de mieux connaître l'état d'intense détresse matérielle et psychique des internés de ces camps, dont profitait sans scrupule un monde de " ripoux ", principalement occupés à soutirer l'ultime centime susceptible d'être arraché à ces malheureux.

  • Parce qu'ils avaient laissé mourir faute de soins leur quatrième enfant, Ginette et Claude Bac furent condamnés à sept ans de réclusion en juin 1954. Cassé pour vice de forme, le jugement fut finalement ramené à deux années. La gynécologue Marie-Andrée Lagroua Weill-Hallé témoigna en leur faveur, avant de fonder la Maternité heureuse, qui devint le Mouvement pour le planning familial.

    L'affaire Bac, citée comme étant à l'origine des mouvements en faveur de la contraception, restait pourtant méconnue. Les auteures racontent le drame de ce jeune couple ouvrier de Saint-Ouen, des « gens sans importance » que des grossesses rapprochées ont accablé. Elles montrent comment ce désolant fait divers, repris par les partisans de la légalisation de la contraception, a brisé un tabou et mis au jour la souffrance des femmes. Le débat public ouvert à cette occasion ne s'est refermé qu'en 1967, avec la loi Neuwirth.

  • Si l' " ère du témoin " s'achève, ce n'est pas simplement parce que les rescapés meurent les uns après les autres ; c'est aussi parce que les formes mêmes du témoignage s'épuisent. Par ailleurs, la génération des Poliakov, des Hilberg, des Klarsfeld, des Friedländer a érigé la Shoah en discipline historique et fixé le cadre général de toute étude : leur héritage est devenu un socle. Mais déjà d'autres formes, d'autres sources, d'autres questionnements émergent : comparatisme, histoire économique, micro-histoire, enquête familiale, etc. Le champ d'études que constitue la Shoah se caractérise aujourd'hui par son ouverture et son dynamisme. Ce livre présente les nouvelles tendances de l'historiographie et le renouvellement de la mémoire qu'elles impliquent.
    Avec des contributions de Annette Wieviorka, Ivan Jablonka et Tal Bruttmann.

  • Seuls deux procès du nazisme peuvent prétendre au statut de lieu de mémoire : celui de Nuremberg et celui d'Adolf Eichmann.
    C'est ce dernier procès qui constitue le génocide des Juifs en événement distinct, le détourant de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, jusqu'à effacer le contexte même dans lequel il se déroula, pour l'inscrire dans la seule histoire des Juifs.
    Le procès Eichmann fut l'un des tout premiers événements médiatiques mondiaux. Cet ouvrage collectif analyse pour la première fois la façon dont il fut raconté par la presse, la radio, la télévision ainsi que la postérité de ces premiers récits.
    Une pensée politique forte, un récit raconté de façon puissante par les témoins et une médiatisation bien pensée font de ce procès un événement fondateur. Il y eut bien un « moment Eichmann » qui délimita un avant et un après.

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