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  • L'approche historique du monstre relève de l'histoire culturelle, en particulier de l'histoire des représentations et des sensibilités. Cet ouvrage s'inscrit donc tout à fait dans la lignée des ouvrages historiques proposés par les éditions Créaphis. L'objectif de cet ouvrage est de montrer les représentations, les discours tenus sur le monstrueux à différentes époques, aussi bien dans l'Occident ou dans l'Orient médiéval, qu'à la Renaissance et à l'époque moderne, ou encore au XIX° siècle, sans oublier les visions plus récentes, en particulier dans le cinéma. Peut-on écrire une histoire des monstres ? Dans quelle mesure et sous quelles conditions l'écart par rapport à la norme biologique, esthétique ou morale peut-il être toléré, voire valorisé dans une société donnée ? Jusqu'à quel point est-il jugé supportable ? Quelles sont les frontières de la monstruosité, et les seuils admis de tolérance ? Ces questions sont essentielles dans l'optique d'une histoire des sensibilités. Par ailleurs, quels rapports sont établis entre monstruosité physique et monstruosité morale ?

  • Dans l'Orient ancien, les cieux investissent les rois lors de leur avènement.
    Le roi est alors, comme dans l'Iran préislamique, promu frère des astres, doté de prérogatives qui lui permettent de faire régner sur Terre l'ordre cosmique. Le corps du roi est garant de cette stabilité. Le monde musulman hérite de cette dimension qui assure la promotion du calife ou de l'imam selon les doctrines du pouvoir, comme étant " l'ombre de Dieu sur Terre ". Cet aspect essentiel de l'idéologie politicoreligieuse trouve un écho dans la culture visuelle de l'Orient médiéval où, hormis les voûtes palatiales, les monnaies, les métaux, le rituel de cour à partir des Abbassides, les manuscrits enluminés issus de différents corpus, pseudo-scientifique comme la cosmographie, littéraire comme la poésie ou l'épopée, pérennisent à leur tour le souvenir des liens étroits entre les rois et les cieux.
    En effet, l'une des dimensions de la royauté cosmique repose sur la représentation anthropomorphique des astres, les luminaires en particulier, promus par l'astrologie hellénistique qui symbolisent bien les pouvoirs temporels par le biais des analogies hermétiques tout comme le montrent les thèmes des métaux du XIIe au XVe siècle. Cet ouvrage invite également le lecteur à découvrir les rêves d'envol et de voyages dans l'au-delà, transposition d'un thème issu des anciennes hiérogamies, désormais abouti dans le Mi'râj, le Voyage céleste du Prophète Muhammad.

  • Le jardin entre spiritualite, poesie et projections societales : appr oches comparatives Nouv.

    De l'Amérique du Sud à l'Europe, du Maghreb et Proche-Orient à l'Extrême-Orient, les contributeurs de ce volume s'interrogent sur le concept de jardin et sur sa vocation depuis les origines mythiquesdu lieu jusqu'aux projections de la science-fiction.En effet, le jardin est un concept que l'on retrouve dans la plupart des grandes civilisations et dont l'usage est présent chez les sédentaires comme chez les nomades. Espace clos, protégé, il se singularise par l'ordre que les hommes y ont introduit, domestiquant les espèces, organisant l'espace et en y contrôlant l'élément clef sur lequel repose sa prospérité: la maîtrise de l'eau.Lieu privilégié, symbole de beauté, d'harmonie dont la vocation est la satisfaction de tous les sens, il est au coeur des imaginaires et favorise rêverie, poésie et aspiration à entrevoir la transcendance. Certes, les Orients du jardin nous rappellent que si l'Éden fut à l'origine de tous les rêves de jardin dans les monothéismes particulièrement, ce jardin idéal, perdu par l'imperfection humaine, est au coeur de toutes les utopies paysagères qui tentent de le recréer inlassablement pour assurer la survie de l'humanité.

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  • Les manuscrits proche-orientaux islamiques turcs, arabes et persans nous dévoilent depuis le XIe siècle une iconographie des cieux d'une richesse insoupçonnée où le ciel de l'astronome, le ciel de l'astrologue, celui du mystique et celui du sorcier rivalisent d'imagination, peuplant les sphères de créatures merveilleuses.
    Si les astronomes arabo-persans ont pérennisé l'iconographie des cieux au Xe siècle, dès le IXe siècle, les astrologues, magiciens et cosmographes, bravant les interdits polythéistes imposés par l'Islam, sauvèrent les divinités planétaires gréco-romaines ou proche-orientales en les métamorphosant en planètes au service d'Allah. L'élaboration de cette iconographie des cieux demeure complexe : héritière de multiples courants historiques, religieux et intellectuels, elle dépasse les horizons du Proche-Orient médiéval.

  • La mongolie dans son espace regional. entre memoire et marques de ter ritoires des mondes anciens a Nouv.

    Pour les nomades, ces «sociétés à pattes», comme les surnomme le géographe Christian Grataloup, les marques de territoire constituent à la fois des formes de repérage et d'appropriation de l'espace. Ainsi, les populations turco-mongoles de l'Asie centrale à la Mongolie possèdent-elles certaines pratiques culturelles communes relatives à la gestion de leurs espaces désertiques et montagneux. Dans ces milieux difficiles par les sols et les climats, les nomades établissent des liens avec le visible et l'invisible par le biais de gestes rituels, qui alliés à certains aménagements anthropiques, participent d'une sorte d'apprivoisement de la nature.Trois thématiques explorent ici la façon dont les peuples de Mongolie contrôlent et interagissent avec leurs espaces: les pratiques culturelles symboliques, l'usage tardif et administratif de la cartographie, et l'attachement à des objets renvoyant aux lieux de mémoire ancrés dans le territoire. Les voyageurs et les géographes, d'Orient comme d'Occident, qui visitèrent ces contrées éloignées du Moyen Âge à l'époque moderne, avaient d'ailleurs bien consigné la singularité des territoires, des hommes et des croyances, et l'importance pour les imaginaires du souvenir de l'empire mongol.Un souvenir qui se perpétue dans les contrées voisines de la Mongolie, le Kazakhstan notamment, naguère partie intégrante de cet empire, et qui eurent d'ailleurs un destin politique quasi similaireau XXe siècle, jusqu'à ce que la liberté retrouvée des peuples redonne à l'islam local un rôle pour ainsi dire mémoriel et identitaire.

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  • Le « reverend père en diable Picatris, recteur de la faculté diabologicque ». c'est ainsi que Rabelais ironise sur un célèbre livre de magie, le Picatrix. Il s'agit d'une traduction latine, réalisée après 1256 à la cour du roi de Castille Alphonse X, d'un ouvrage en langue arabe, la Ghayat al-Hakim (le But du sage), qui rassemblait des textes magiques d'origine orientale (sans doute mésopotamienne). Cette compilation fut elle-même vraisemblablement réalisée en al-Andalus aux alentours du XIe siècle. La fortune de cet ouvrage, difficilement décelable dans le monde musulman, est complexe dans le monde latin, puisque l'étrange livre n'y réapparaît qu'au XVe siècle. La magie astrale du Picatrix est fondée sur la fabrication et l'utilisation de talismans : ces objets artificiels, ces images en deux ou trois dimensions, captent, le plus souvent au terme d'un rituel élaboré, le pouvoir des astres et des images célestes (constellations, décans, mansions lunaires.). Le présent ouvrage vise à déterminer la fonction et le statut des images dans la magie du Picatrix, sous toutes leurs formes : talismans, éléments figurés dans les rituels les plus divers et images célestes. Cette étude évoque l'histoire de ces textes et de ces pratiques sur une longue période, qui embrasse le temps des sources, probablement harraniennes, celui de la transmission durant le Moyen Âge et enfin, celui des héritages, à la Renaissance et au-delà. Cette utilisation spéculative et pratique des images est replacée dans le contexte d'autres formes de magie tant en Orient qu'en Occident. L'approche croise l'histoire des doctrines et celle des pratiques magiques, l'histoire de l'art et celle des religions.

  • Lilith, Ishtar, Athéna, Déméter, Mélusine, Marie, Vis, Aglauros, Shirin, et bien d´autres, toutes sont femmes, tout comme sont aussi femmes ces créatures effrayantes, Lilith, Umm Sibyan , et autres démones, ogresses, sirènes ou amazones contre lesquelles les hommes et les femmes se protègent en consultant d´autres femmes, devineresses, prophétesses et autres vetules. Car toutes ces femmes, d´ici et d´ailleurs, issues du passé ou du présent, réelles ou imaginaires, offrent par-delà leurs différences apparentes un même visage, celui de l´ambiguïté et des questionnements relatifs à l´ontologie même de la féminité dans les imaginaires masculins. Les portraits de femmes présentés dans cet ouvrage tentent de cerner, en abordant différents types d´êtres féminins, le mystère de la féminité dans ce qu´il possède de plus complexe : le rapport au sacré stigmatisé par l´ambivalence et illustré par la médiation.  Réelles ou mythiques, ces femmes présentent toutes, à l´instar de la déesse, de la fée ou de la sirène, des facettes de la femme fatale dont la seule évocation résume tout un imaginaire masculin relatif à la femme, mère et amante, pourvoyeuse de plaisir et de richesses, mais aussi potentiellement dangereuse. Et, en particulier, sont redoutées celles d´entre elles qui ont échoué dans leur fonction d´épouse et de mère, entités nuisibles aux autres femmes et à leur progéniture, voire aux hommes eux-mêmes. Si le mystère de la vie lie indéfectiblement les femmes avec l´au-delà, elles en tirent aussi des capacités occultes qui en font aussi des médiatrices pourvoyeuses de biens matériels. Mais leur médiation se limite parfois à une tâche autrement plus noble : aider l´homme à accomplir son destin.  Anna Caiozzo est maître de conférences HDR en histoire du Moyen Âge à l´université de Paris 7 Denis Diderot.  Nathalie Ernoult est chercheuse UMR-ANHIMA et attachée de conservation au Centre Pompidou.Avec les contributions de Sylvie Barnay, Jean-Louis Benoit, Jean-Patrice Boudet, Corin Braga, Louise Bruit, Anna Caiozzo, Sébastien Dalmon, Béatrice Delaurenti, Gaëlle Deschodt, Anne Ducloux, Nicole Edelman, Nathalie Ernoult, Philippe Faure, Jean-Pierre Giraud, Jean-Jacques Glassner, Ana Iriarte, Bogumil Jewsiewicki, Claire Kappler, Didier Lett, Brigitte Lion, Hyacinth S. Madondo, Thomas Mouzard, Alexandre Popovic, Anne Regourd, Aya Sakkal, Violaine Sebillotte, Chiwaki Shinoda, Blanca Solares, Mihaela Timus, Philippe Walter, Myriam White-Le Goff.

  • Le « reverend pere en Diable Picatris, recteur de la faculté diabologicque »... c'est ainsi que Rabelais ironise sur un célèbre livre de magie, le Picatrix. Il s'agit d'une traduction latine, réalisée après 1256 à la cour du roi de Castille Alphonse X, d'un ouvrage en langue arabe, la Ghayat al-Hakim (le But du sage), qui rassemblait des textes magiques d'origine orientale (sans doute mésopotamienne). Cette compilation fut elle-même vraisemblablement réalisée en al-Andalus aux alentours du XIe siècle. La fortune de cet ouvrage, difficilement décelable dans le monde musulman, est complexe dans le monde latin, puisque l'étrange livre n'y réapparaît qu'au XVe siècle. La magie astrale du Picatrix est fondée sur la fabrication et l'utilisation de talismans : ces objets artificiels, ces images en deux ou trois dimensions, captent, le plus souvent au terme d'un rituel élaboré, le pouvoir des astres et des images célestes (constellations, décans, mansions lunaires...). Le présent ouvrage vise à déterminer la fonction et le statut des images dans la magie du Picatrix, sous toutes leurs formes : talismans, éléments figurés dans les rituels les plus divers et images célestes. Cette étude évoque l'histoire de ces textes et de ces pratiques sur une longue période, qui embrasse le temps des sources, probablement harraniennes, celui de la transmission durant le Moyen Âge et enfin celui des héritages, à la Renaissance et au-delà. Cette utilisation spéculative et pratique des images est replacée dans le contexte d'autres formes de magie tant en Orient qu'en Occident.

    L'approche croise l'histoire des doctrines et celle des pratiques magiques, l'histoire de l'art et celle des religions.

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