Langue française

  • " No man's land " est un lieu irréel, à la fois terrifiant et hilarant, une succession d'étranges et souvent sinistres intérieurs : établissements de cure semblables à des laboratoires de police scientifique ; salles de cours à l'aspect si déshumanisé qu'elles suscitent en nous des peurs sourdes ; bureaux, stands de tir, installations militaires...
    Nous savons pertinemment que des êtres humains occupent ces lieux, mais ils se sont enfuis, ne laissant derrière eux que des meubles, des machines, des instruments, des murs, des sols, des luminaires tous ces objets neutres et impersonnels qui peuplent la vie moderne. Nous sommes plongés dans un univers claustrophobique et ces espaces étouffants ne semblent nous offrir - tant physiquement que mentalement ni moyen d'accès ni voie de sortie.
    Il nous faut faire un effort pour admettre que des environnements si singuliers existent. Et pourtant ! Depuis trente ans, Lynne Cohen les traque et les photographie. No man's land réunit pour la première fois une centaine d'images, parmi les plus fortes qu'ait prises l'artiste depuis les années 1970.
    Lynne Cohen, qui a commencé sa carrière artistique comme sculpteur, est passée à la photographie en 1971.
    Elle rassemble photographiquement des fragments du monde réel et les transforme en " installations trouvées " en cela, son travail peut être rapproché des ready-made de Marcel Duchamp. La fascination qu'exercent sur elle les matières synthétiques ajoute de la froideur et de la distance à ces images dérangeantes. Les photographies de Lynne Cohen ont toujours porté sur la notion d'artifice psychologique, sociologique, intellectuel et politique -, et ses dernières images révèlent l'intérêt particulier qu'elle porte aux faux-semblants, à la manipulation et aux diverses formes de contrôle.
    Elles nous obligent à nous interroger sur la nature de ce monde que nous avons construit.
    No man's land propose également une analyse critique de l'oeuvre de Lynne Cohen par Ann Thomas et un entretien avec la photographe, et comprend une préface de Pierre Théberge, directeur du Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa, et de William A. Ewing, directeur du Musée de l'Elysée à Lausanne.
    Avec plus de 120 photographies en simili deux-tons et en couleurs.

  • Présentation du travail et de la vie de Josef Sudek dans le contexte praguois de la première moitié du XXe siècle.

  • Ce livre présente un point de vue différent, révélant les "coulisses" censurées de la Grande Guerre comparées aux photos officielles La Première Guerre mondiale est souvent considérée comme une « guerre de la photographie ». Si la photographie a servi à documenter d'autres guerres dans le passé, ce conflit marquera un tournant décisif pour ce moyen d'expression. Les photographies officielles reflètent la planification, la censure et un constant besoin de rallier l'opinion publique à la cause.
    Parallèlement, la Triple Entente et la Triple Alliance choisiront de faire de la photographie un instrument de stratégie, d'espionnage, de provocation et de persuasion. L'importance de l'utilisation de l'appareil photographique pour un usage personnel contraste avec son utilisation politique et militariste. Les populaires portraits en studio des soldats et des membres de leur famille et les albums personnels composés avant, pendant et après la guerre qui témoignent de ces vies menacées montrent l'importance indéniable de la photographie dans l'espace privé. Cette exposition présente une sélection exceptionnelle de photographies issues de collections nationales et internationales afin d'illustrer les rôles clés que la photographie a été appelée à jouer durant la guerre.

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