Alon Hilu

  • La maison Rajani

    Alon Hilu

    1895. En Palestine ottomane, le domaine de la puissante famille Rajani s'étend au milieu des vergers et des dunes sur lesquels s'élèvera un jour la ville de Tel-Aviv. Le père s'absente souvent, délaissant son domaine, sa jeune femme Afifa, et son fils Salah, chétif et dépressif, qui vit cloîtré dans sa chambre. Un récit à deux voix : la première, celle de Isaac Luminsky, personnage s'exprimant à travers son journal intime dans l'hébreu archaïsant du 19ème siècle. La seconde, celle de Salah, qui couche dans ses cahiers des récits enfiévrés. Débarqué à Jaffa, Luminsky, sioniste de la première heure, se débat entre les réticences de sa jeune épouse frigide et son désir ardent de racheter des terres aux effendis arabes pour le compte des «Amants de Sion» et des premiers colons. Le domaine Rajani est la proie rêvée, de même que la maîtresse des lieux, Afifa, qui succombe à sa séduction. Salah, subjugué par cet «être magnifique, à la blondeur de l'ange Gabriel», décrit à travers rêves éveillés et cauchemars sa nouvelle amitié avec le Juif. A la découverte de la «trahison» de sa mère, Salah, écartelé entre amitié et haine se lance dans des prédictions apocalyptiques sur l'exil inéluctable des Arabes écrasés par les Juifs.

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  • La mort du moine

    Alon Hilu

    OEuvre de fiction, La mort du moine repose sur un fait historique réel, l' « Affaire de Damas » de 1840. Alon Hilu en donne une interprétation libre et originale en y introduisant le thème de
    l'homosexualité. À 19 ans, Aslan Farhi, fils aîné immature d'une riche famille juive de marchands, mal aimé de son père, marié à l'âge de 16 ans à la pieuse fille d'un rabbin, se découvre homosexuel, tendance inavouable et inacceptable. Cette attirance l'entraîne dans des lieux interdits de Damas où il rencontre Tommaso, vieux moine italien, qui l'initie aux plaisirs de la chair. Une nuit, le coeur du
    moine succombe à l'effort de l'acte sexuel. Paniqué, Aslan découpe le cadavre en morceaux qu'il enterre hors de la ville. Cette mystérieuse disparition fait naître des rumeurs : les juifs auraient perpétré un meurtre rituel. Une vague d'antisémitisme déferle: emprisonnements et persécutions. Interrogé par l'enquêteur Mahmud Altali, bel homosexuel arabe chrétien et dont il est épris, Aslan fait une fausse confession : il accuse ses proches. Seuls le père et le beau-père seront sauvés de la mort grâce à l'intervention de diplomates européens. Méprisé de tous, Aslan s'enfuit, est converti au catholicisme par des moines missionnaires, puis se réfugie dans un monastère au Liban. C'est là que cinquante ans plus tard, sur son lit de mort, il dicte à un jeune moine sa confession -le récit du roman-, et le charge de la transmettre aux descendants de sa famille afin d'obtenir leur pardon et de mourir en paix.

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